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LETTRE AU PEUPLE FRERE TCHADIEN


Alwihda Info | Par Mr Zéphirin De Grace FARASSE - 25 Décembre 2013 modifié le 26 Décembre 2013 - 00:13


Par Mr Zéphirin De Grace FARASSE

LETTRE AU PEUPLE FRÈRE TCHADIEN

Tchadiennes, tchadiens, mes salutations fraternelles.

L’histoire a montré que centrafricain et tchadien ont toujours vécu dans une harmonie, sinon marqué par quelques incompréhensions de famille réglé dans la sagesse. Le « Territoire de l’Oubangui-Chari » créé par le décret du 29 décembre 1903, le 11 février 1906, il est uni au « Territoire militaire du Tchad » en « Colonie de l’Oubangui-Chari-Tchad ». En 1922, le Tchad prit son autonomie et en 1936, il fut rattaché à l'Afrique Equatoriale Françaises.

Cher peuple frère, après nos indépendances chèrement acquises en août 1960, le Tchad a basculé dans la guerre civile et la RCA hospitalière a accueilli sur son sol de milliers de refugiés tchadiens. Tout comme le Tchad a hébergé des centrafricains. Ces refugiés tchadiens se sont fondus rapidement dans la population alors que d’autres ont regagné le Tchad. Les pouvoirs centrafricains ont-ils profité de ce chaos à Ndjamena? Ils ont joué la carte de la neutralité encourageant nos voisins à taire leurs divergences politiques et claniques pour le retour au calme. Par cette histoire, je voudrai rappeler à mes frères tchadiens l’amitié entre nos deux peuples.

L’alliance PATASSE-DEBY

Mais depuis l’avènement au pouvoir à Ndjamena en 1990 de Mr Idriss DEBY ITNO, cet homme d’Etat a manifesté un intérêt hégémonique sur la RCA. Dépêchées à Bangui dans le cadre de la Mission de Surveillance des Accords de Bangui (MISAB) en 1997, les troupes tchadiennes se livreront à la barbarie dans les quartiers sud de Bangui. Les deux Chefs d’Etat, DEBY et feu PATASSE tisseront une alliance, mais rapidement ils déchanteront sur l’affaire MISKINE / BOZIZE. Ils s’accusent mutuellement de soutenir des rebelles à leurs pouvoirs. Un alibi brandi par le dictateur tchadien pour matérialiser ses ambitions impérialistes. Refugié à Ndjamena, F.BOZIZE marchera victorieusement le 15 mars 2003 sur Bangui grâce à l’aide militaire et diplomatique de DEBY.

HISTOIRE SE RÉPETE

A la faveur de ce coup, un bataillon est dépêché à Bangui pour la protection de F.BOZIZE qui se confiera aux soins de DEBY dans les heures difficiles de son règne pour consolider son pouvoir menacé par des rebelles (UFDR, CPJP, MLCJ, APRD). Alors, devant les exactions des soldats tchadiens de sa garde, les Zaghawa seront rapatriés au profit de militaires sud-africains. Ce que Deby n’aurait jamais pardonné à BOZIZE. Le mur de la « case DEBY-BOZIZE » se fissure sur plusieurs dossiers, notamment le transfert des eaux de l’Oubangui pour alimenter le Lac Tchad, la présence chinoise à Boromata (pétrole), la disparition du frère Maçon C.MASSI. Se rappelle-t-on aussi que le Chef de l’Etat tchadien avait menacé BOZIZE de destitution, s’il se rendait à Khartoum d’El-BECHIR ? Depuis cette date, le Président centrafricain était en sursis comme l’avait affirmé le Député NGARLEJY YORONGAR lors du séminaire de Libreville au Gabon consacré à la piraterie organisé par la Fondation Friedrich-Ebert. L’interventionnisme militaire tchadien se traduira par le soutien de DEBY à Nourredine Adam, leader d’une faction de la SELEKA, actuel Ministre de l’Intérieur en Centrafrique. Quoique le régime KNK était aux abois pour mal gouvernance, népotisme, …le coup de grâce est donné par DEBY. Le rôle de l’armée tchadienne n’a pas été des moindres, l’arme au pied, elle avait laissé passer les miliciens de Michel DJOTODIA.

MÊME SCÉNARIO ET DEBY PYROMANE

Mais après la prise du pouvoir par la SELEKA le 24 mars 2013, la sérénité n’est toujours pas revenue en Centrafrique, une aubaine pour Idriss DEBY de multiplier ses agissements. Très rapidement, l’homme a dépêché ses escadrons de la mort à Bangui pour intervenir au cas où….Les centrafricains excédés par les viols, pillages, assassinats, perpétrés par les anciens rebelles soudanais et tchadiens demandent le départ du contingent tchadien de la MISCA. Ils reprochent au Tchad son mutisme et son soutien au régime SELEKA. Surtout son double jeu dans la gestion de cette crise. Les militaires tchadiens suivent les consignes de DEBY et non les instructions de la MISCA. Parler de mercenaires dans ce cas d’espèce ne cadre plus avec les réalités sur le terrain, puisque SELEKA et Armée Tchadiennes opèrent ensemble. DEBY est le parrain officiel de la rébellion, mais n’élève le ton. Beaucoup de faits mettent à jour ses complicités qui sont la cause de l’inimitié entre centrafricains et communautés tchadiennes de la RCA, jadis frères.

NOS VŒUX

Frère tchadiens, DEBY à créer des milices armées, tout juste pour diviser à jamais le peuple tchadien uni dans sa diversité, épris de paix et désireux de vivre en parfaite harmonie avec tous ses voisins. Les richesses nationales, sont dilapidées dans son interventionnisme militaire, sabotant les liens fraternels unissant le Tchad et ses voisins. Pour mettre fin à cette drame, nous encourageons l’opinion tchadienne à demander le retrait pur et simple du contingent tchadien de la MISCA. Il est temps, vraiment temps, chers frères tchadiens de demander au Président DEBY de cesser son immixtion dans la politique centrafricaine. En soutenant cette démarche, frères tchadiens, vous contribuerez au retour de la paix en Centrafrique et l’harmonie entre les deux peuples en dépend. DEBY est la carie dentaire de la Sous-région.

Joyeux Noël.

Ampliations :
- Présidence de la République Tchadienne.
- Gouvernement Tchadien.
- Assemblée Nationale Tchadienne.
- Partis Politiques Tchadiens.
- Mouvements de Droits de l’Homme.
- Citoyens Tchadiens.


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