Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
AFRIQUE

La Banque mondiale va aider le Sénégal à négocier des projets pétroliers et gaziers complexes


Alwihda Info | Par wb - 1 Juin 2017 modifié le 1 Juin 2017 - 23:43

"La découverte récente de gisements de pétrole et de gaz au large des côtes du Sénégal pourrait placer le pays sur une trajectoire de croissance à la fois plus durable et inclusive"


Une exploitation de pétrole et de gaz au Sénégal. Crédits photo : Sources
Une exploitation de pétrole et de gaz au Sénégal. Crédits photo : Sources
WASHINGTON, 31 mai 2017 – La Banque mondiale a accordé au Sénégal un crédit de l’IDA* de 29 millions de dollars afin de renforcer les capacités des institutions du pays à négocier des accords complexes dans le secteur des industries extractives. Cette assistance technique contribuera à garantir que les projets de développement pétroliers et gaziers au Sénégal se déploient dans des conditions propices à des investissements privés respectueux de l’intérêt général.

« La découverte récente de gisements de pétrole et de gaz au large des côtes du Sénégal pourrait placer le pays sur une trajectoire de croissance à la fois plus durable et inclusive. Mais, pour s’assurer que chacun profite des retombées de ces richesses naturelles, il sera indispensable d’améliorer la gouvernance du secteur extractif et de renforcer le cadre réglementaire et budgétaire, tout en promouvant une plus grande responsabilisation des pouvoirs publics vis-à-vis des citoyens, souligne Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal.
 
« La période qui sépare la découverte des gisements et la décision de mettre ou non en valeur ces ressources, et, si oui, selon quelles modalités, est cruciale, explique Riccardo Puliti, directeur du pôle mondial d’expertise en Énergie et industries extractives du Groupe de la Banque mondiale. À travers cette assistance technique, la Banque mondiale va renforcer les capacités du gouvernement à négocier des accords équitables et à orienter les négociations vers des décisions d’investissement efficaces. »
 
Il faudra également veiller à impliquer activement les citoyens tout au long du processus pour garantir un développement sans exclus et promouvoir la transparence et la responsabilisation du côté du gouvernement comme chez les acteurs de l’industrie pétrolière et gazière. L’assistance technique envisagée confortera donc les capacités du gouvernement à solliciter l’avis des citoyens et d’autres parties prenantes clés sur des questions liées aux projets d’exploitation du gaz et du pétrole.
 
* L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle vise à réduire la pauvreté en accordant des prêts (appelés « crédits ») et des dons destinés à des programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire les inégalités et à améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 77 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs dans la vie de 1,3 milliard de personnes résidant dans les pays éligibles à son aide. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 112 pays. Le volume annuel des engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 19 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.