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AFRIQUE

La CEEAC n’a guère fait de progrès en matière d’applications électroniques et de points d’échange Internet


- 26 Janvier 2014 modifié le 26 Janvier 2014 - 12:21

Après le sommet Connect Africa en 2007, les autorités et les organes régionaux de régulation des télécommunications se sont mis immédiatement au travail pour faciliter l’implémentation des politiques juridiques encadrant l’interconnexion. Chaque sous-région, en collaboration avec l’Union internationale des télécommunications (UIT), la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union africaine, a décidé de passer de la théorie à la pratique. Quatre canaux principaux ont été identifiés à cet effet : les politiques et stratégies régionales, les efforts d’harmonisation de la réglementation au niveau régional, les stratégies et politiques nationales en matière de TIC, ainsi que les cadres réglementaires nationaux. Une abondante production réglementaire en a découlé.


Par Magazine "Réseau Télécom" (Numéro 66)

La CEEAC n’a guère fait de progrès en matière d’applications électroniques et de points d’échange Internet
Rappelons que le président tchadien, Idriss Déby est actuellement Président en exercice de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale). Ces derniers mois, l'organisation s'est plus illustré dans la résolution des conflits, notamment en Centrafrique.
 
Dans son rapport d’août 2013 sur l’état d’avancement des recommandations prises au sommet Connect Africa de 2007, le groupe de la Banque africaine de développement estime que la CEEAC est la moins active de toutes en termes de promotion des TIC. Toutefois, pour l’harmonisation des politiques nationales, dans le but de servir l’interconnexion régionale des télécommunications, la communauté, en collaboration avec l’Association des régulateurs des télécommunications d’Afrique centrale et la Cemac, a réussi à faire adopter quelques directives. Parmi celles-ci, on dénombre la directive sur l’harmonisation des modalités d’établissement et de contrôle des tarifs des services de communication, l’harmonisation des régimes juridiques des activités de communications électroniques, l’interconnexion et l’accès pour les réseaux et les services de communications électroniques, la réglementation sur l’harmonisation des politiques de régulation et de réglementation des communications électroniques. Ces textes ont été complétés par une directive sur la cybercriminalité et la cyber-sécurité, une directive sur l’interconnexion internationale en dehors de la sous-région et une décision concernant la composition et le fonctionnement du Comité de la régulation technique. Cependant, le groupe de la BAD estime que la CEEAC n’a guère fait de progrès en matière d’applications électroniques et de points d’échange Internet.
 
En matière d’harmonisation régionale, il apparaît clairement que toutes les régions ont fait des efforts, même si la CEEAC et l’UMA restent à la traîne. Mais une chose importante est à noter : l’application des textes produits est restée limitée. Pour la BAD, c’est principalement à cause d’un manque d’engagement et des différences de capacités en termes institutionnels, politiques et de gouvernance.


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