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La campagne électorale qui bat son plein au nord du pays


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 4 Mai 2011 modifié le 4 Mai 2011 - 11:16

On peut dire sans se tromper qu’il existe un déficit au niveau de leaderships de l’opposition comme d’ailleurs le pensent beaucoup de tchadiens. Dr. Gilbert qui reconnaît l’absence de leaderships au niveau de l’opposition, va jusqu’à dire qu’il n y a pas d’opposition au Tchad. Selon lui, « les chefs des partis restent toujours à la tête de leurs partis et ne veulent pas d’alternance ». Il déplore par ailleurs le fait qu’ils sollicitent l’alternance à la tête de l’état et non au sein de leurs partis.


 



Dans un reportage réalisé par Alwihda sur la campagne électorale au Nord du pays et plus précisément sur l’axe N’Djamena / Kalaït en passant par Mongo, Abéché et Biltine, rien n’indiquait qu’un autre parti politique, à part le MPS, a la moindre existence sérieuse. De N’djamena à Kalaït en passant par Mongo, un seul vieux drapeau d’un parti politique d’opposition le CNDS flottant encore sur une vieille case entre Bokoro et Mangalmé. En dehors de ce drapeau unique qui flottait sur une vielle case perdue un peu loin de la route, rien n’indique l’existence des partis politiques au Nord et tout laisse à croire qu’on est dans un plébiscite ou un referendum et non une «élection présidentielle ». Pire, les citoyens ordinaires étaient indifférents ou ignoraient la campagne électorale.

 

A quelques heures du grand meeting organisé par le parti au pouvoir le MPS, en l’honneur du candidat de la renaissance, on constate une indifférence à une dizaine de km de Mongo où s’y trouve le candidat Idriss Deby. Pendant que à Mongo les magasins sont fermés pour préparer le meeting, à Bitkine ( une cinquantaine de km de Mongo) tout se déroule normalement comme si rien ne se passe dans la région. C’était le 10 avril 2011. A Wadi Boulangue, à Koubou Adougoul, les gens vaquaient à leurs activités. On dirait que les « campagnards » ne sont pas passés par là ou ils ont seulement concentré leurs énergies à mobiliser le centre de Mongo pour économiser le budget de la campagne électorale, un budget qui opposait les différents membres des bureaux de campagne. C’est à partir de Bagoua à une dizaine de km de Mongo qu’on constate les signes de festivité. Une centaine de personnes chantent et dansent en brandissant des drapeaux du parti au pouvoir. Peu après Mongo, à Dokachi, Clignata, Chawir et Djadida tout est calme. Même dans Erif, le plus gros village après Mongo rien n’indiquait l’existence d’une campagne électorale. D’aucuns nous disaient que des représentants de ces villages en question sont allés à Mongo. 

 

A Abéché, dans le Ouaddaï, pour une fois depuis l’arrivée au pouvoir du MPS, les habitants sont sortis en masse pour assister au meeting du  candidat de la renaissance. Dans cette ville connue pour ses prises de position, la population commence à apporter un soutien massif au président Deby à cause de quelques réalisations hors normes dans la ville. Une vingtaine de route goudronnées avec d’éclairage solaire en continue toute la nuit ont suffit pour un déclic de changement de sentiment envers le président Deby. La désertion des partis politiques a transformé leurs bureaux en offices de soutien au MPS et le jeu est fait.

 

On peut dire sans se tromper qu’il existe un déficit au niveau de leaderships de l’opposition comme d’ailleurs le pensent beaucoup de tchadiens. Dr. Gilbert qui reconnaît l’absence de leaderships au niveau de l’opposition, va jusqu’à dire qu’il n y a pas d’opposition au Tchad. Selon lui, « les chefs des partis restent toujours à la tête de leurs partis et ne veulent pas d’alternance ». Il déplore par ailleurs le fait qu’ils sollicitent l’alternance à la tête de l’état et non au sein de leurs partis.

 

 

S’agissant du budget de campagne alloué aux « campagnards » c’est une autre histoire qui relève d’un autre âge. Dès la réception du budget de campagne, les « campagnards » se lancent dans une lutte interne sans merci. Des coups bats assaisonnés de comportements hypocrites et de haine animent les commissions. Tout cela pour obtenir un gâteau important du budget. Les bureaux de soutien se multiplient et les sièges de campagnes se transforment quelquefois à des maisons closes. Tout s’y trouvent pour mettre à l’aise les « campagnards » jusqu’à la fin de la campagne. .

 



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