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POINT DE VUE

La lutte contre la repression à Djibouti


Alwihda Info | Par amina - 15 Décembre 2015 modifié le 15 Décembre 2015 - 21:28


La répression est une arme de prédilection des dictateurs pour faire peur aux peuples affamés et assoiffés. Les colons ont utilisé la violence de manière disproportionnée et ont tué des milliers de personnes. Des leaders comme Mahamoud Harbie, Janaleh et d’autres milliers moins connus sont morts sous les balles ou la torture des colons. Leurs objectifs sont celles des dictateurs, faire peur aux autres pour garder le pouvoir. La victoire a été obtenue après une lutte ardue, difficile et courageuse. La solidarité des composants de la population, l’aide des pays frères africains et le courage des leaders indépendantistes nous ont permis d’obtenir l’indépendance. Mais nous avons baissé la vigilance , perdu notre solidarité et le courage de dire non à la dictature. Mais à partir de 1992, le cycle d’une nouvelle lutte pour la démocratie, la liberté a commencé et va sans doute aboutir à l’alternance tôt ou tard. La guerre du FRUD a forcé la main du dictateur Gouled. Pour lutter contre la dictature, il faut d’abord comprendre ses méthodes répressives du et ses objectifs . La répression passe par les licenciements, les mutations et les harcèlements au travail. L’étape avant l’agression physique passe par la coupure d’eau et d’électricité. Le dictateur veut affamer et assoiffer le citoyen ordinaire qui réclame ses droits. Les enfants, parfois les proches de l’opposant vont aussi subir cette répression. Le dictateur utilise la violence physique. Récemment des députés et les leaders de l’opposition ont été tabassés avec une violence inouïe. Les valets du régime torturent les jeunes qui constituent l’avenir de la lutte dans les commissariats et dans les brigades de gendarmerie. Je leur dirai de garder le courage à ces jeunes qui sont des héros. Pour certains leaders comme notre cheik Guireh, la torture se passe dans les locaux des services de renseignements (les plus grands tortionnaires et assassins du régime). La répression est physique, économique et psychologique ou mentale. L’objectif est de faire peur aux citoyens. Pourquoi autant de haine et de violences ? Le dictateur a amassé des milliards et veut encore amasser sans que personne ne dise un mot. Il pense que le pays est son entreprise et que nous sommes ses esclaves. Il a peur pour tous ces argents qu’il a détournés et d’être poursuivi pour le crime qu’il a commis. Cette répression trahit la faiblesse du dictateur. Les violences autour de la période électorale ont pour objectif de passer en force. Bien que certains membres de son entourage et du club mafia djibouti le poussent à rester, c’est avant tout lui qui veut le trône. La violence ne s’arrêtera pas avant, après et pendant les élections de 2016, elle touchera chaque citoyen, chaque famille. Si ce n’est pas lui l’agresseur, ça sera l’œuvre de ses valets ou des enfants des valets( ministres, secrétaires généraux, colonels,…etc) . L’injustice n’a jamais fondé une société équilibrée ou chaque citoyen vit en paix, c'est-à-dire la paix que le régime dit sauvegarder va laisser la place à la guerre civile et à la haine tribale. L’injustice appelle à la haine et la guerre civile. Il n’a aujourd'hui que la constatation populaire, pacifique et massive qui pourrait déloger ce régime. Comment peut lutter contre la répression répression aveugle ? Sachez, chers compatriotes, que les colons ont utilisé les mêmes méthodes que ce dictateur. La victoire passe par la solidarité de tous les citoyens sans distinction de race, d’ethnie et des clans. Les plaies physiques guérissent en générale rapidement, mais les traumatismes psychologiques perdurent. La paupérisation déprime parfois certaines personnes. Il faut donc mener un combat à plusieurs niveaux. Les hôpitaux soignent et docteur Abaté fait tout ce qu’il peut pour soigner, aider moralement les patients brutalisés par le régime voyou. Il faut une organisation de la société civile avec mise en place des réseaux pour l’aide aux soins, les visites dans les geôles du régime et le réconfort des personnes traumatisées. Cette solidarité le dictateur cherchera à la casser comme il veut tuer la contestation dans l’œuf depuis longtemps. Je ne pourrais pas détailler les stratégies, car ça serait lui donner les armes pour humilier le peuple. Sachez, chers compatriotes, que les opprimés ont toujours gagné parfois avec des luttes sanglantes ou certaines meurent. Mais c’est la seule voie.
Certains disent que le dictateur construit le pays. La réalité, il construit toujours sa fortune individuelle. Au lieu de développer la géothermie et l’énergie solaire qui coûterait que moins de 100 millions de dollars, il a opté par l’énergie hydro d’Éthiopie qui a coûté des milliards de dollars sans diminuer le coût pour les citoyens. Au passage combien a-t-il eu par rétrocommission, sans doute des milliards. Il ne compte plus en millions, mais en milliards de dollars. Avec l’énergie géothermique et solaire, il pouvait développer le dessalement de l’eau de mer. La ville de Djeddah, de plus 1,5 million d’habitants, utilise le dessalement de l’eau de mer pour l’approvisionner en eau potable ces habitants. Ce projet étudier par des amis et l’ancien ministère de l’Énergie ne coûterait que quelques centaines de millions de dollars au maximum avec le raccordement aux réseaux de distribution de l’eau de Djibouti-ville. Cependant, le mauvais joueur a opté pour le projet plus coûteux d’addition d’eau en provenance d’Éthiopie. Ce projet coûtera des milliards. Combien va-t-il toucher en rétrocommission ? L’Ethiopie pourra fermer les vannes à tout moment. Regarder mes frères et sœurs, le nouveau train, made in china, qui ne déserte pas les villages et villes de Djibouti. L’économie des villageois et des citoyens Djiboutiens de l’intérieur (district d’Arta, Dikhil, Tadjourah , Obock et Ali-Sabieh) ne sera pas stimulée par ce train. C’est juste un train pour l’Éthiopie et les sociétés-écrans d’IOG. Il parle d’emprunt pour les jeunes chômeurs diplômés. C’est une promesse de 2005, à l’époque, on nous montrait à la télévision les futurs bénéficiaires, mais les jeunes n’ont rien eu sauf leurs enfants et leurs femmes. C’est avant un adepte « des éléphants blancs », projets bidon pour détourner l’argent publique ou le prêt. Ne soyons pas dupes, le dictateur ne cherchera pas à construire le pays, à garnir notre porte-feuille, mais il cherchera à nous affaiblir et nous rendre encore plus dociles. La victoire contre la répression, qui va monter en flèches jusqu’aux élections , nécessite une organisation de la société civile et de l’opposition ; chaque citoyen doit réfléchir à des stratégies de lutte. Les Djiboutiens de l’extérieur doivent jouer leur rôle de sensibilisation, d’aider aux héros pour les droits, libertés et l’indépendance par rapport au dictateur. Les réseaux sociaux doivent continuer et informer plus sur les personnes violentées physiquement ou moralement. Chers frères et sœurs meurtris par la répression, je vous souhaite un rétablissement rapide et je vous encourage dans la lutte qui est historique. Vous êtes au même niveau que les indépendantistes, les combattants contre l’exploitation de l’Homme par l’homme. Il est tant d’agir mes frères et sœurs plutôt que de compter les nombres de victimes de la répression.