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POLITIQUE

La victoire de Trump : Le rejet de la raison ?


Alwihda Info | Par Kadar Abdi Ibrahim - 9 Novembre 2016 modifié le 9 Novembre 2016 - 21:44


Par Kadar Abdi Ibrahim

La victoire de Trump : Le rejet de la raison ?
L’on a pu gloser ici et là sur la candidature de D. Trump et agiter des gousses d’ail. Au final ses vulgates ont eu raison du narcissisme seriné à tout-va et affiché à l’envi des Clinton. Les américains ont préféré les discours à tiroirs de Trump mâtinés d’arrogance bravache et d’uppercuts à l’endroit de néo-américains à la quiétude émolliente et sans tonus de H. Clinton.

Elle a potassé. Lui, au moins, ne se cache pas dans une langue de bois toute pourave. Il a divisé mais a aussi galvanisé. Paradoxale ? Pas tant que ça. Question d’époque, sans doute, où la boursouflure l’emporte sur le naturel. La gloriole sur l’humilité. La trivialité balourde sur la complexité. Une époque où l’esprit se ramollit et où l’on assiste, impuissant, à l’extinction totale des cinq sens et surtout du bon sens. Tout est factice. Tout est subverti. Renversé. H. Clinton ou D. Trump ? Trump ou Clinton ? Deux faces d’une même pièce. La morale y perd. La raison également. L’immoralité en sort vainqueur. Il doit bien y avoir à cela quelques raisons de fond.

Cette victoire de Trump peut s’interpréter, encore, comme le rejet de la globalisation initiée au début des années 80 par Ronald Reagan et Margaret Thatcher. Etre partout, tout le temps, et dans toutes les combines internationales, a, semble-t-il, ruiné les Etats-Unis. « Rendre à l’Amérique sa grandeur », tel est son mantra durant la campagne en mettant, pourtant, de l’acrimonie dans le ton. Ne plus faire porter le poids du monde sur les épaules des américains. Mais voyons !

En tout cas, une chose est sûre. « Ne pas apprendre de l’histoire, c’est surtout fragiliser l’avenir » et mené une politique oublieuse du passé. La victoire de Trump ouvre, à l’avenir, la voie à toute sorte de supputations. Il est temps, pour nous tous et dans notre intérêt de se ressaisir et de moraliser la politique et, après, pourquoi pas, comme le disait le poète tunisien Abou-El Kacem Chebbi : « Quand le peuple voudra, le destin s’inclinera ! ».



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