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AFRIQUE

Le Roi du Maroc accorde une audience à Monsieur Christopher Ross


- 29 Octobre 2012 modifié le 29 Octobre 2012 - 22:35

Cette audience Royale, ainsi que sa venue au Maroc et dans la région, fait suite à un entretien téléphonique entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et Monsieur Ban Ki Moon, en date du 25 août 2012,


Le Roi du Maroc accorde une audience à Monsieur Christopher Ross
Sa Majesté Le Roi Mohammed VI a accordé une audience à Monsieur Christopher Ross, Envoyé personnel du Secrétaire Général des Nations-Unies, Monsieur Ban Ki Moon, en charge de la question du Sahara marocain, arrivé au Royaume du Maroc le 27 octobre 2012, dans le cadre d'une tournée régionale.
Cette audience Royale, ainsi que sa venue au Maroc et dans la région, fait suite à un entretien téléphonique entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et Monsieur Ban Ki Moon, en date du 25 août 2012, au cours duquel le souverain marocain a répondu favorablement à la requête du Secrétaire Général de l’ONU pour surseoir au retrait de confiance par le Maroc à Monsieur Christopher Ross dans la poursuite de sa médiation pour relancer le processus politique visant à trouver une solution politique définitive et consensuelle au différend régional autour du Sahara marocain. Ban Ki Moon avait apporté des garanties sur le mandat de la minurso et la conduite de la médiation.
Au cours de cet entretien, le Roi du Maroc avait insisté auprès du Secrétaire Général de l’ONU sur l’impératif de réaliser des progrès dans le processus de règlement sur des bases solides et saines, de se conformer aux paramètres clairs contenus dans les résolutions du Conseil de Sécurité et, en particulier, faire montre de réalisme et d’esprit de compromis, et reconnaître le caractère sérieux et crédible des efforts déployés par le Royaume dans le cadre de l’initiative proposée par Rabat.
Aussi, Monsieur Ross doit-il intégrer dans son esprit que le Royaume du Maroc demeure engagé de bonne foi à négocier à partir de l’initiative d’autonomie que la communauté internationale qualifie de sérieuse, crédible et réaliste.
Qu’il sache également que le Maroc n’a jamais placé d’entraves à la Mission des Nations Unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (MINURSO), l’empêchant d’accomplir pleinement sa mission et de s’acquitter de son mandat de manière crédible dans les provinces sahariennes marocaines.
Une version d’ailleurs très contestée par le Commandant de la MINURSO qui voyait plutôt un réel blocage du côté de Tindouf. Une assertion que Monsieur Ross n'avait pas jugée opportun d'insérer dans son rapport.
Un rapport qui avait soulevé l’ire des marocains dans toutes ses composantes et conduit le Maroc a désavoué Monsieur Christopher Ross en mai 2012.
Cette parenthèse fermée, à Monsieur Ross de s’atteler sérieusement à ce dossier qui perdure et qui contient tous les germes d’une destabilisation certaine de toute la région sahélo-saharienne, de l’Afrique et de l’Europe en raison de la présence de groupes terroristes et de bandits de grands chemins qui y sèment la terreur et veulent un créer un Sahelistan.
Déjà dans ce climat d'extrême instabilité au Sahara et au Sahel, des groupes d’agitateurs comme le polisario sont des poissons savonneux dans l’eau.

Le polisario est devenu un des acteurs de l’instabilité et de l’insécurité dans la région, et ses liens avec les narcotrafiquants et les mafieux de toute sorte qui sévissent dans la région sont connus et avérés.

Des connexions que le polisario a étendues aux groupes terroristes tels le MUJAO, AQMI, Ansar Dine et autres groupes jihadistes qui sont eux-mêmes liés aux narcotrafiquants.

Une nouvelle grande internationale du crime et de la terreur, dont le polisario est un membre actif, s’est ainsi installée dans cette région de l’Afrique à la faveur d’une porosité entre les camps de Tindouf administrés par le polisario et les terroristes jihadistes.

Le Mali, aujourd’hui, en est la première victime.

Et si on laisse faire, le Niger, le Tchad, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Gabon, la Guinée, la Gambie, la République Centre Africaine, tomberont demain comme des fruits mûrs dans l’escarcelle des groupes islamistes et feront ainsi la jonction avec les groupes islamistes qui sévissent en Afrique de l’Est, ainsi que les Etats africains anglophones et lusophones, tels que le Nigéria, l’Angola, la Guinée Bissau, l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie le Mozambique, la Namibie, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe, la Zambie et autres, notament les Boko Haram nigérians et les Shebabs somaliens.

Farid Mnebhi.


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