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REACTION

Le Tchad dans le collimateur des conseillers nationaux de Transition (CNT) en RCA


Alwihda Info | Par Par ALI ZAORO Fayçal Khalil et Maïna Ousmane - 24 Mars 2014 modifié le 24 Mars 2014 - 16:48


Par ALI ZAORO Fayçal Khalil et Maïna Ousmane

Est-il normal de faire croire que le TCHAD est « le principal problème » de l’instabilité de la république Centrafricaine dans toutes ses formes de nuisance qui a abouti à l’anéantissement de « l’ETAT » ; organe vital de l’existence d’une République souveraine de Centrafrique ?

Des politiques avertis prennent l’habitude de distribuer à l’opinion que pour la RCA, le TCHAD est un pays frère. Ainsi il faut comprendre que ce pays frère s’intéresse, s’implique dans le problème Centrafricain. Mais cela doit-il lui valoir des accusations malsaines d’hégémonie, de razzia, de l’impérialisme Negro-Islamique ?

En effet, les deux pays ont connu une existence siamois sous la forme « OUBANGUI-CHARI » et donc si les indépendances de 1960 ont consacré la Chirurgie de séparation de frère siamois en deux corps « d’ETAT » distincts ; amorcé depuis des années 1950, bien des choses culturelles, civilisationnelles et surtout naturelles ; continuent de maintenir le bien vital entre les deux quoique désormais autonome. L’état de convalescence de l’un est ressenti par l’autre. A titre des exemples : le TCHAD, après le coup d’ETAT mortel contre François TOMBOLBAYE a connu une forte perturbation environ plus de deux décennies sans ETAT, ni Nation ! Le point de chute de la majeur partie de sa population (élevé, étudiant, militaire, commerçant et autres etc.) ce fut bel et bien la RCA.

Faille-t-il rappeler que des acteurs de conflit Tchadien avaient d’attaches en Centrafrique ?

- Les acteurs du premier putsch au TCHAD le général KAMOUGUE et certains éléments de sa bande étaient constamment à BANGUI (KAMOUGUE avait de la famille au quartier Camerounais ; 3eme Arrdt de BANGUI) .
- Beaucoup de leader rebelles Tchadiens ont séjourné à BANGUI ; Mahamat Acyl ; Laouken BARBE ; Jimbété etc.

D’autres Moise KETTE ont développé leurs activités à partir du nord Centrafricain ; c’est surement l’histoire qui change de cours et de direction ; y a-t-il réellement surprise en la matière ?

Le niveau de détestation, qu’affichent certains conseillers nationaux reflétant fidèlement l’opinion d’une catégorie de Centrafricain adepte de cette nouvelle idéologie réflexive d’enfermement national et sur soi, atteint le seuil d’annihilation de tout lien avec le dangereux frère dit « TCHAD ».

Et pourtant, on peut se rappeler de certaines choses qui viennent du Tchad et qui sont incorporées dans l’histoire de Centrafrique :

A) Le leader politique le plus populaire du pays feu le Président PATASSE tire son origine biologique du sud Tchad tant son géniteur (NGAKOUTOU) y est venu pour s’installer par la suite à Poua et de régner !

B) L’impératrice Centrafricaine ; Catherine BOKASSA née DENGUIADET est d’origine Tchadienne précisément de MOUNDOU. Certes, il faut lui reconnaitre qu’elle n’a pas suivi son mari d’Empereur dans son aventure d’islamisation.

C) Le premier chef de la sécurité présidentielle de David DACKO de 1959 à 1965 ; l’un des premiers cadres de la police et commissaire (MOUNOUMBAYE), il était d’origine Tchadienne ; bien que atrocement tué, ces orphelins ont grandi et même font l’honneur et la fierté du pays ( l’ainé est cadre de la MONUSCO au RDC ).

Il y en aura beaucoup à relever. Mais revenons à la raison, ayons le sens de retenu ; car, il serait gênant d’oublier que c’est le Tchad qui a envoyé son avion, transportés nos conseillers à DJAMENA pour aller démettre leur président de la République et revenir choisir une présidente née au Tchad. Y a-t-il à avoir honte ?

Donc je pense que la réponse du premier ministre sur cette question est tout à fait équilibrée. Soyons prudent dans le choix des mots que nous utilisons pour porter des accusations graves à l’égard d’un ETAT voisin basée purement et simplement sur des rumeurs non vérifiées et qui parfois se contredisent par leurs propres auteurs.

Je vous remercie de le partager avec moi.

Par ALI ZAORO Fayçal Khalil et Maïna Ousmane


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