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Revue de Presse

Le Tchad en chantier: Ses ouvriers chôment et souffrent


Alwihda Info | Par - 4 Septembre 2014 modifié le 4 Septembre 2014 - 16:55

Gloria Ronel
Coordinatrice de rédaction. En savoir plus sur cet auteur

Pendant que plusieurs centaines de chantiers sont ouverts dans le pays, les petites et moyennes entreprises nationales n’ont pas de débouchés. De nombreux ouvriers sont oisifs et rainent dans les rues sans avoir du travail. Paradoxe !


Avec l’avènement du MPS  et l’exploitation du pétrole qui a permis au pays d’engranger d’énormes moyens financiers, le Tchad est devenu un pays spécial. Depuis la tombée des premières royalties pétrolières, les chantiers de construction sont ouverts partout dans le pays.
A N’djamena, les chantiers sont suffisants pour absorber tous les ouvriers et en même temps donner une boue de sauvetage aux petites et moyennes entreprises nationales qui peinent à survivre, du fait des énormes charges fiscales qui pèsent sur elles. Quand bien même elles ne bénéficient presque pas des marchés qui leur reviennent   normalement de droit. Ecrit notre confrère du journal Abba Garde, Moussaye Avenir De La Tchiré .
Grâce  aux petites et moyennes entreprises, les grands pays tels que le Canada et l’Angleterre ont décollé économiquement. Il existe dans ses pays des marchés réservés exclusivement aux entreprises nationales. Cette politique permet aux entreprises  de toutes catégories confondues, de se tirer d’affaires et de favoriser la création de l’emploi et d’accroître aussi les recettes nationales, énumère notre confrère.
Contrairement à  la politique du marché  pratiquée dans ces pays  ci-dessus cités, le Tchad évolue dans la mise en œuvre d’un mécanisme qui asphyxie les entreprises nationales, même gagner de la sous -traitance est devenu quasi impossible .Excepté quelques rares sociétés qui appartiennent aux membres du clan au pouvoir. Ressort-il
Ce qui écœure notre conférer, les petits marchés d’entretien de bâtiments ou de simple nettoyage, sont attribués à des entreprises étrangères. Le cas des ministères qui vont jusqu'à attribuer des marchés de badigeonnage à leurs bâtiments, avec de la simple peinture à des entreprises étrangères, parfois à des individus. Le marché d’installation des panneaux solaires  à la place  de la nation qui est attribué  à un étranger sans références professionnelles vérifiées, pourtant les jeunes entrepreneurs tchadiens spécialisé dans le domaine de l’énergie solaire viennent de tenir un forum à N’djamena il y a deux ans,  s’indigne t-il.
Lors de ce forum soutenu fortement par le chef de l’Etat qui s’est engagé à concrétiser leurs projets, ces jeunes ont démontré  toutes leurs compétences au grand public tchadien et aux gouvernants. Alors confus, notre confrère ne comprend pas pourquoi ces jeunes ne font pas parti des marchés d’installation solaire.
Le pire, ces gouvernants évoquent parfois les raisons liées aux compétences ou à l’expérience pour disqualifier les entreprises locales dans l’attribution des marchés. Cet argument pourrait se justifier dans certains  cas rares. Là aussi le pays pêche grandement, car il ne fait presque rien pour offrir des formations professionnelles de qualité aux jeunes, souligne t-il.
Pour notre confrère, certains chantiers ouverts dans le pays nécessitent des grandes qualifications que le Tchad n’en détient pas, ce qui justifiera les contrats qui sont attribués à des étrangers. Cependant force est de constater que même les manœuvres employés par ces entreprises étrangères sont des étrangers. L’exemple des entreprises chinoises, ouest africaines, arabes etc. Est-ce parce qu’il manque aussi de la main d’œuvre au Tchad ? Certainement non. Les quelques rares manœuvres tchadiens qui usent de leurs relations pour travailler dans ces entreprises sont traités comme des esclaves, soutient-il.
Pour ce faire, il convient de dire que les retombés du pétrole ne profitent pas aux tchadiens « d’en bas ». Notre confère fait appel au Directeur General des grands travaux présidentiels, monsieur Adoum Younousmi  et le ministre de la fonction public à faire tour aux alentours de la mosquée Roi Fayçal pour voir les ouvrières qui sont abandonnés à leur triste sort, du moment tout le pays entier est en chantier. Conclut Moussaye