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AFRIQUE

Le Tchad pris au piège du chaos en Centrafrique


- 27 Décembre 2013 modifié le 27 Décembre 2013 - 02:25

Le Tchad longtemps aux commandes sur le terrain centrafricain subit désormais en première ligne le contrecoup d'une guerre entre chrétiens et musulmans consécutive à une mauvaise habitude centrafricaine, la prise de pouvoir par la force avec l'aide de milices recrutées dans le pays ou à l'étranger.


Par : Samantha Ramsamy (Africa Inside)

Militaires tchadiens. (@Ecpad)
Militaires tchadiens. (@Ecpad)
Depuis son accession à l’indépendance, la République centrafricaine a vécu au rythme des coups d’Etat successifs laissant peu le temps à la démocratie de s’exprimer pleinement. De Barthélémy Boganda considéré comme le père de la nation, David Dacko son successeur à l’empereur Jean-Bedel Bokassa, la Centrafrique vit dans la terreur politique illustrée encore par le régime suivant d’André Kolingba. Et malgré une lueur de démocratie initiée par le sommet de la Baule et les premières élections multipartites de 1993 au cours desquelles Ange-Félix Patassé est élu président de la République, le répit n’est qu’une façade. En proie aux mutineries au sein de l’armée, le défunt Patassé nomme une personnalité qu’il considère comme loyale au poste de chef d’état-major des armées centrafricaines. Il s’agit de François Bozizé. Très vite, l’homme fort du régime Patassé de plus en en plus contesté, est soupçonné de manœuvrer pour prendre le pouvoir. François Bozizé fuit alors la Centrafrique pour se réfugier au Tchad mais pas seul, avec quelques troupes. Dés lors, il mène quelques incursions dans son pays depuis le territoire tchadien mais reste acculé par les forces libyennes assurant la sécurité de Patassé et par les milices congolaises de Jean-Pierre Bemba jugé à la Haye aujourd’hui. Le 15 mars 2003, profitant de l’absence de Patassé en déplacement au Niger, François Bozizé s’empare du pouvoir avec l’aide du Tchad et des miliciens présents encore aujourd’hui au sein de l’ex-Séléka.

Dans le sillage de Mouammar Kadhafi et Omar Bongo

Un premier soutien tchadien suivi par de nombreuses interventions du président Idriss Déby pour aider l’ancien président François Bozizé à se maintenir au pouvoir jusqu’au mois de décembre 2012 date de l’envoi d’une colonne tchadienne à Bangui pour sécuriser la capitale presque aux mains de la rébellion Séléka. Le président du Tchad convoque même un sommet extraordinaire de la communauté économique des états d’Afrique centrale (CEEAC) dont il assure la présidence.
  • 2/ Pris dans l’engrenage du conflit interconfessionnel
  • 3/ Des prétentions diplomatiques et militaires
Lire la suite : Afrique Inside (Source)
Par : Samantha Ramsamy



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