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Revue de Presse

Le Tchad veut actualiser les données structurelles sur le secteur pastoral


- 25 Avril 2014 modifié le 25 Avril 2014 - 23:01



Agence de presse Xinhua

Les cavalier lors de la fête de la transhumance © ATP
Les cavalier lors de la fête de la transhumance © ATP
Le ministre tchadien de l'Elevage et de l'Hydraulique Issa Ali Taher a lancé ce vendredi le recensement général des bétails de ce vaste pays d'Afrique sahélienne.
 
Après le pré-recensement des zones de concentration et des points de passage frontaliers des troupeaux, en mars 2013, le dénombrement en cours concerne le cheptel transhumant et nomade. Le comptage du cheptel sédentaire commencera au début de la prochaine saison sèche, entre octobre et novembre 2014.
 
"L'objectif de ce recensement est d'actualiser les données structurelles sur le secteur pastoral, en liaison avec les questions de pauvreté, de sécurité alimentaire et de gestion durable des ressources naturelles", a déclaré M. Issa Ali Taher.
 
Le cheptel tchadien est estimé à plus de 40 millions de têtes de bétail toutes espèces confondues, selon les données jugées aujourd'hui obsolètes du dernier recensement de l'élevage qui date de 1976.
 
"La disponibilité des données structurelles sur l'élevage permettra au gouvernement et aux partenaires techniques et financiers, à la société civile et aux acteurs de la filière de formuler des projets et programmes de développement de l'élevage, de mettre en oeuvre de meilleures stratégies nationales de réduction de la pauvreté et de répondre, plus efficacement, au problème de la cherté de la vie qui mine le quotidien des Tchadiens", a-t-il ajouté.
 
Le secteur de l'élevage joue un rôle important dans l'économie nationale. Il représente 53% du Produit intérieur brut (PIB) et procure des revenus directs ou indirects à 40% de la population.
 
Le coût des opérations du recensement général de l'élevage est évalué à 4,3 milliards F CFA (8,6 millions USD), financés par le gouvernement tchadien et ses partenaires techniques et financiers, notamment la Banque africaine de développement (BAD), l'Union européenne (UE) et l'Organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).