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AFRIQUE

Le monde se laisse aller à vau-l’eau et pourtant…


Alwihda Info | Par Abdou DANGABO MOUSSA - 19 Mars 2016 modifié le 19 Mars 2016 - 17:21



La fin du 20è siècle est vivement secouée par une série de troubles particulièrement sérieuses. Les fondements de très anciennes histoires se déconnectent soudain. Les secousses telluriques atteignent toutes les grandes puissances occidentales et émergentes. Elles se poursuivront, sous des formes diverses, jusqu’au milieu du XXIe siècle, et au-delà.
C’est peu dire qu’un monde tremblote. Les certitudes vacillent. Le chaos se pointe à l’horizon. Tout un système de représentations sociales, de repères culturels, des relations de pouvoir se trouve attaqué. On est entré, pour paraphraser Foucault, dans une ère d’hypermodernité.
On propose ça et là une série de réformes ou révolutions pour éviter l’accélération de la chute.
La pensée dominante s’active à construire du neuf avec le plus ancien. Il lui faut dépoussiérer les origines, exhumer les modèles du passé, allumer les espoirs et nostalgies. On se serre les coudes vaille que vaille. On feigne de contrôler la situation.
D’autres y voient l’occasion de refaire le monde ; ils multiplient les utopies sans y croire vraiment. A moins d’un miracle, ils peinent à cacher qu’ils ravaudent un tissu d’illusions.
Je parle des révolutions politiques, de la crise des paradigmes, de l’africanisme, du choc des civilisations, de religion et son instrumentalisation, etc. Je vise l’afrocentrisme, le panafricanisme, désormais, qui n’est plus seulement un nom, un adjectif. On sait l’influence considérable qu’eurent ces deux concepts sur la jeunesse africaine de nos jours.
La naissance de l’afrocentrisme n’est pas une péripétie marginale. C’est un évènement capital dans l’histoire de la pensée. Un nouveau Discours sur l’Afrique est né, il propose la rupture et le basculement des perspectives temporelles et spatiales.
Jean-François Champollion a percé le mystère des hiéroglyphes, et l’Egypte à son tour va se mettre à parler grâce à la plume de Cheick Anta Diop et, avant lui, d’Antenor Firmin. L’égyptologie connaît un nouvel essor sous l’impulsion du Professeur Théophile Obenga et de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar (Sénégal)

Abdou DANGABO MOUSSA
Docteur en anthropologie



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