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AFRIQUE

Le retour d’Eric Neris Massi à Bangui a-t-il une ombre ?


Alwihda Info | Par Johnny Yannick Nalimo - 23 Avril 2014 modifié le 23 Avril 2014 - 18:13

Eric Neris Massi, ancien porte-parole et coordonnateur international de l’ex coalition rebelle Séléka est discrètement de retour à Bangui depuis le 18 avril dernier. La coïncidence temporelle de ce back in Centrafrica avec la diffusion du dernier communiqué de presse de Noureddine Adam n°2 de l’ex Séléka fait réagir des centrafricains.


Par Johnny Yannick Nalimo

Le retour d’Eric Neris Massi à Bangui a-t-il une ombre ?
Après un long séjour à Paris en France pour des raisons dues indubitablement à l’instabilité sécuritaire sur l’ensemble du territoire national, Eric Neris Massi fils adoptif de l’ancien chef rebelle feu Charles Massi, est de retour au bercail depuis le début du week-end dernier. Même s’il n’a pas fait figure de proue pendant le règne écourté de la Séléka, il demeure toujours pour de nombreux centrafricains l’incontournable stratège et manageur de la Séléka.

Sur des réseaux sociaux en occurrence Facebook, de nombreux centrafricains marient le retour de celui que les proches de l’ancien Président François Bozizé notamment Christian Guenebem Dedizoum et Lévy Yakité qualifiaient « d’usurpateur de la nationalité centrafricaine » avec le dernier communiqué de presse de Noureddine Adam sur la crise centrafricaine. « Eric Neris Massi demeure toujours un sélékiste pur et dur même s’il semble aujourd’hui perché au fond de la toile. Ce qui fait mouche, c’est la coïncidence chronologique de son retour de Paris avec un signal émis par la Séléka dans le Nord du pays après plusieurs moi de silence », rapproche Siméon Flaubert Ikoly résidant en France et qui pense également que le centrafricano-martiniquais Eric Neris Massi ne retournerait pas en Centrafrique avec le basculement de la situation causé par le phénomène Antibalaka si rien ne profilait à l’horizon soit du coté des Champs Elysées à Paris soit du Palais de Renaissance à Bangui.

Plusieurs internautes centrafricains jugent qu’il importe de ne pas perdre de vue les mobiles de l’engagement de l’ancien porte-parole de la Séléka si l’on se veut vigilant, « ses motivations sont forgées sur la vengeance de la mort de ses parents. Ce n’est pas la chute du régime de Bozizé ni encore le poste juteux qu’il occupe qui effaceront des sentiments le poussant à pactiser avec des criminels dans une aventure sanglante », rappelle Jonathan Wan-bone internaute centrafricain. Kenny Wilfried Zoungourani, Secrétaire Général du Collectif Touche pas à ma Constitution insiste également sur le fait qu’Eric Neris Massi n’a rejoint la Séléka que pour se venger de Bozizé comme beaucoup d'autres leaders politiques de l’ancienne opposition démocratique mais « Je ne pense pas qu'il soit prêt à recommencer. Par contre je pense qu'il a des ambitions politiques en Centrafrique ».

Kangbi Ndara a vainement tenté de contacter Eric Neris Massi ce matin 23 avril pour avoir son point de vue sur les inférences faisant une ombre à son retour muet en République Centrafricaine depuis qu’il a quitté le pays suite à la démission de Michel Djotodia le 10 janvier 2014.

Quand au sérieux de la note médiatisée du numéro deux de la Séléka en date du 15 avril plaçant la Séléka comme une partisane de la paix en République Centrafricaine, « …je doute entièrement de la sincérité de ce communiqué par ce que Noureddine était au pouvoir et certaines sources confirment qu’il était le principal organisateur des massacres et de la désolation en Centrafrique », conclue une source issue du bureau exécutif du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) qui a requis l’anonymat.


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