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COMMUNIQUE

Les échanges commerciaux intra-africains sont essentiels pour stimuler les économies du continent - DHL


Alwihda Info | Par Adil Abou - 2 Octobre 2014 modifié le 2 Octobre 2014 - 08:22

L'Afrique est le continent le moins connecté en termes de facilité de déplacement des personnes, de commerce, d'information et de finance.


Bien que les accords commerciaux internationaux, tels que l'AGOA (loi américaine sur la croissance et les potentialités de l'Afrique – African Growth and Opportunity Act) et l'Accord de partenariat économique récemment annoncé entre l'Union européenne et l'Afrique du Sud, soient positifs pour le continent et méritent d'être encouragés, l'accent doit néanmoins être mis sur la conclusion de partenariats commerciaux entre les pays africains eux-mêmes et propres à garantir la fluidité des échanges intra-africains.

Telle est la teneur des propos de Charles Brewer, directeur général de DHL Express Afrique Subsaharienne (http://www.dpdhl.com), pour lequel, même si de lents progrès sont constatés, les accords commerciaux existants sont toujours insuffisants pour encourager les échanges intra-africains. Il en résulte une tendance à commercer en tout premier lieu avec des régions extra-africaines, telles que les États-Unis ou la Chine.



Pour M. Brewer, il est indispensable que les pays africains développent des échanges commerciaux entre eux et que l'impulsion donnée en vue de la signature d'accords commerciaux ne se limite pas uniquement à des partenaires commerciaux internationaux, mais qu'elle favorise également la conclusion d'accords entre pays africains.



« L'Indice de connectivité mondiale (ICM) de DHL a mis en évidence que l'Afrique est le continent le moins connecté en termes de facilité de déplacement des personnes, de commerce, d'information et de finance. Tous les pays africains devraient donc consacrer une partie de leurs efforts au développement de la connectivité sur le continent et à la mise en place de relations commerciales. En ce qui concerne DHL, nous nous efforçons de rendre la logistique plus accessible, ce qui a conduit à une véritable expansion de nos activités de détail portant, en moins de trois ans, à plus de 3 300 le nombre de nos points de vente », ajoute M. Brewer



Lorsque l'on compare les statistiques du commerce infrarégional, les taux prévalant en Afrique sont parmi les plus faibles du monde, avec moins de 20 % de la production régionale restant précisément dans la région. Cela signifie que plus de 80 % de ce qui est produit en Afrique est exporté, principalement vers l'Union européenne, la Chine et les États-Unis. À titre de comparaison, 60 % des échanges européens s'effectuent sur le continent même, tandis que ce taux s'établit à 40 % pour l'Amérique du Nord,



Il apparaît clairement que l'un des plus grands défis que la région devra relever pour mettre pleinement en valeur le potentiel commercial qu'elle recèle réside dans le développement insuffisant de ses infrastructures, même si ce point, indique M. Brewer, fait l'objet d'une lente amélioration dans la mesure où plusieurs régions africaines continuent à investir d'importants volumes de capitaux dans le développement des infrastructures.



« Le fait que les infrastructures soient insuffisamment développée influe directement sur la vitesse à laquelle les biens circulent en dehors de la région ou à l'intérieur de celle-ci. Cela a également pour effet d'accroître les coûts logistiques, à tel point que les coûts de la chaîne logistique sont estimés être jusqu'à neuf fois plus élevés en Afrique que dans d'autres régions du monde. Au final, le gonflement de ces coûts constitue également une entrave à la croissance économique dans la région. »



M. Brewer ajoute par ailleurs que même s'il convient de poursuivre les efforts consacrés au développement et au financement des infrastructures, les pays africains doivent maintenant passer à la vitesse supérieure pour élaborer et mettre en œuvre des accords commerciaux susceptibles de favoriser les échanges entre les régions.



« L'Angola est le seul pays d'Afrique à disposer de seuils minimaux formels et déclarés. En outre, tandis que tous les autres pays de l'Afrique subsaharienne fonctionnent sur la base d'accords informels, les niveaux d'autorisation fiscale varient considérablement. À titre d'exemple, en Tanzanie, tout produit d'une valeur supérieure à 5 dollars US nécessite une autorisation fiscale qui a pour effet de créer une charge administrative supplémentaire et d'induire des retards potentiels d'autorisation, tout en ne présentant que des rendements minimes pour le gouvernement en termes de recettes fiscales. »



« Ceci dit, la situation s'améliore, et un nombre croissant de pays reconnaissent qu'il leur faut trouver des moyens de rendre leurs marchés accessibles et plus ouverts à la réalisation d'affaires commerciales. Le Rwanda constitue, à cet égard, un bon exemple pour la région, car il cherche à réduire le poids de la bureaucratie, à supprimer les lourdeurs administratives et à faire du pays une destination attrayante pour le commerce et l'investissement. Il faudrait qu'un plus grand nombre de pays africains suive cet exemple pour que la région en récolte pleinement les fruits », conclut M. Brewer.


Contact médias :

Megan Collinicos. Responsable : Publicité et relations publiques, Afrique subsaharienne

DHL Express

Tél. : +27 21 409 3613 ; tél. portable : +27 76 411 8570

megan.collinicos@dhl.com


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