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AFRIQUE

Les feuilles mortes


Alwihda Info | Par ALASSANE SECK GUEYE - 6 Juillet 2014 modifié le 7 Juillet 2014 - 12:06


Alea jacta est ! Le sort en est jeté ! Ainsi, les électeurs viennent de montrer qu’ils restent les seules constantes et maîtres de leur destin,  et qu’ils ne sont pas des moutons de panurge. Tous ces messieurs et dames qui jouaient aux paons, écumant les médias à longueur de journée, spéculant  sur l’effet foule, qui est trompeur, tous ces messieurs et dames, donc, ne représentent rien du tout et, pour exister, ils n’ont que leur grande gueule.
 
Il y a quelques mois, je m’interrogeais  sur la fortune subite d’un homme qui avait réussi à remplir le stade Iba Mar Diop pour un meeting de soutien au président de la République. Avec, svp, un direct sur une chaine privée de la place. Directeur d’une importante et stratégique structure, il  avait dû débourser une fortune pour ce cirque. Et en fin de compte, dimanche dernier, le bonhomme qui avait réussi une forte mobilisation en plus de son art à parrainer des combats de lutte, le monsieur, donc, n’a même pas réussi à gagner dans son quartier.  D’autres, de grandes gueules, jouant sur leur amitié au niveau des  médias, commentent avec passion les sorties des opposants du Président, en les envoyant à la retraite. Quand je les lis ou écoute, je ne peux m’empêcher de sourire, tellement leurs propos sont puérils. A les entendre, ils sont devenus une force représentative dans leur ville d’origine. Et à chaque sortie du chef de l’Etat dans leur fief, ils mobilisent comme pas possible. Les plus rigolos de ces messieurs sont de la ville aux deux gares, Thiès, où deux pelés et trois tondus ont voulu envoyer à la retraite un monstre politique  nommé Idrissa Seck et qui a mille vies.  Sans aucune base, snobant ceux qu’ils fréquentaient hier, ils sont devenus subitement  injoignables  quand ils ont hérité d’un poste de conseiller, de député,  de directeur de société, d’agence ou  de ministre de la République.   Avec une arrogance qui frise la folie,   ces parvenus n’existent que par et pour les médias où ils montrent leurs tronches pour se faire voir de celui qui nomme et défait à des postes. Lui faisant croire qu’ils sont nuit et jour à son service alors que tout est fausseté chez eux. Leur seule préoccupation est de profiter des faveurs de leurs nouvelles positions au sommet de l’Etat.  Et s’ils se retrouvent  dans leur fief, c’est pour toiser ces pauvres  hères qu’ils ont utilisés comme des escaliers pour se hisser au sommet. Ces feuilles mortes ont quand même pu réussir à tromper la vigilance de celui qui tient la pirogue Sénégal et qui les a nommés à des postes où ils ont pu réussir à se refaire une nouvelle santé financière. Ils diront peut-être, pour justifier leur cinglante défaite aux locales, qu’ils se sont sacrifiés pour le président à l’instar de ce très racé docteur qui vient de perdre tout sens de la retenue.  Défense surtout de rigoler.
 
ALASSANE SECK GUEYE
Article paru dans « Le Témoin » N° 1171 –Hebdomadaire Sénégalais (JUILLET 2014)


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