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Les mépris du dictateur djiboutien


Alwihda Info | Par Kadiga Omar - 16 Juin 2016 modifié le 20 Juin 2016 - 18:40


Les mépris du dictateur djiboutien

Cette année marque partout en Afrique un recul de la démocratie, le retour de la francafrique et donc la poursuite de l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Les peuples africains espéraient la démocratisation, la fin de la corruption et des dictatures. Le dictateur IOG a formé son gouvernement après avoir volé les élections présidentielles de 2016. Ceux qui pensent que le dictateur djiboutien est patriote se trompent lourdement. Le nouveau gouvernement et les actions du dictateur contredisent ses propos. Nous sommes rentrés depuis longtemps dans la phase familiale de la dictature ; une période ou il devient sourd et aveugle, n’écoutant que son proche entourage. Ce qui est garanti, c’est la poursuite de la dégradation des services de l’état, la répression et la division du peuple. Nous remarquons que dans le nouveau gouvernement, aucun de ses ministres n’a été directeur, secrétaire général ou chef de service. Ces nouveaux ne maitrisent pas les règles administratives et les lois relatives aux droits des employés de l’état. C’est un mépris de la méritocratie et de la bonne gouvernance. Le dictateur veut juste des pantins, aux services de lui et de sa cours. En gros, ils ont le même profil que Djama télé, l’héritier supposé du dictateur. Beaucoup des Djiboutiens pensent d’ailleurs que ce tribaliste médiocre a formé le gouvernement. Cet ignare est officieusement le chef du gouvernement.
Les services de l’état sont déjà défaillants et ne risquent pas de s’améliorer pour plusieurs raisons. Le dictateur ne veut pas une population éveillé mais des gens assommés par les difficultés au quotidiennes et qui le voient comme un sauveur. De plus il n’aura pas les moyens financiers car la dette du pays dépasse le 84% du PIB. Durant ces cinq années, il y aura du mal à payer les salaires des fonctionnaires. Les grands projets du dictateur entraineront la faillite de ce pays comme c’était le cas des autres dictatures. A travers ce grands projets, il vise les retro-commissions, l’enrichissement personnel au dépend des intérêts du pays. Avec le développement du port de Berbera et l’accord entre le Somaliland démocratique et l’Éthiopie, ses projets basculeront le pays dans la faillite. Le Zaire du dictateur Mabouto avait mis en place le premier central nucléaire africain mais s’est écroulé sous le poids de la dette . Ce qu’il fallait c’était d’instaurer une compétitive au niveau des ports existants par un recrutement basé sur la compétence et l’instauration de la méritocratie. Ce dictateur n’a pas une formation et une vision économique ou une programmation de l’évolution économique du pays dans les prochaines années. Sa gestion des finances de l’état est , selon son humeur, au jour le jour, irresponsable au vue de ses dépenses lors de la mascarade électorale, du procès contre Boreh et de celui contre facebook . Nous verrons plus de problèmes d’eau, de l’électricité, du système éducatif, de la santé, de la justice et du fonctionnement des différents départements car les budgets pour ces services et ministères seront détournés soit pour le paiement de la dette soit les besoins du dictateur et de sa cours. Ce qui compte pour lui, c’est sa survie.
La dictature poursuivra la répression durant les cinq prochaines années. Le maintien du ministre de l’intérieur est une preuve patente. Il veut encore grandir et anéantir toute forme d’opposition. Ce qui correspond aux objectives des dictateurs. Les injustes, les massacres, les exclusions, humiliations et les difficultés de la vie entraineront des révoltes dont la dictature compte les réprimer dans le sang. ça sera sans doute le début de la fin de son règne. Sa maladie et les traitements qu’il reçoit, provoque chez lui des obsessions, des hallucinations et les sentiments d’être persécuté. Les historiens savent que ce sont les sentiments des dictateurs en fin de règne aussi.

Le danger pour la nation est incontestablement les divisions tribales qu’il met en place depuis 1999. Son crédo est de diviser pour mieux régner, pour voler sans que personne ne conteste. Le maintien de Djama télé est la preuve de ses intentions dans le futur. Il a nommé à la tête de chaque département ministériel un pantin, représentant les intérêts d’un clan au mépris de la nation. Le rôle de chaque ministre est de nettoyer du clan de toute forme d’opposition et de rapporter plus d’argent au dictateur. Prenons l’exemple du ministre, le plus corrompus et le plus tribaliste pour prévoir l’évolution de son département. Pour le moment, il est en train d’étudier sur comment détruire le système administratif. Le remplacement du secrétaire général est le premier acte de l’épuration tribale. Les personnes médicales ne sont pas ses priorités, il changera rapidement tous les directeurs des établissements de santé, les directeurs généraux, ainsi que les gestionnaires de ces établissements pour mettre des cousins dociles convaincus du tribalismes ou clanisme primaire. Ceci pour pouvoir mieux voler. Les programmes sanitaires vont pâtir de ses actions. Ensuite viendront, les humiliations des personnels médicaux du système de santé. Les recrutements des médecins et des autres intervenants de la santé se feront selon les critères tribaux. Nous allons assister à une modification tribale de ce ministère, du gardien aux directions. S’il a choisi ce ministère c’est pour humilier les médecins et autres doctorants et surtout récolter un maximum d’argent grâce à l’assurance universel maladie. Les hôpitaux soigneront les assurés mais ne recevront pas un sous de la cotisation. Nous avons un président, un vice-président et des figurants-ministres. Les nominations dans les départements ministériels seront faites par Djama tele et le dictateur. Les nominations au niveau de l’éducation national sont les preuves. Que fera Djama télé du Big four( le général Zacharia, bourreau des innocents de Bouldugo, du tortionnaire Hassan Said, du tribaliste Ismael Tani et du colonel de la GR). Au pouvoir suprême après IOG, ces postes sensibles ne peuvent être occupées que par ses cousins et ils seront donc éliminés durant ce quatrième mandat.
Que devrons nous faire ? le peuple doit réagir. N’attendons rien des aveugles politiques du haut conseil de l’USN. Ils doivent démissionner pour sauver le pays. Ce qui permettrait l’Election des jeunes opposants diplômés et plus patriotes. Ils ont montré leurs lacunes au niveau de la vision politique. Les jeunes, avec DAF, doivent fédérer en mettant l’accent sur l’unité, le patriotisme au dépend du clanisme et tribalisme. Mais il appartient à tous les djiboutiens de se battre pour sauver le pays qui risque une faillite morale, économique et sociale. Ce petit bout de terre risque de devenir une province éthiopienne si rien n’est fait. La route est longue mais des circonstances nous aiderons. Ne nous décourageons pas car ce dictateur aveugle commettra des milliers des erreurs qui nous servirons. Luttons contre le tribalisme, pour l’unité du peuple et la démocratie. Nous allons les juger un jour pour leurs crimes.


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