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POLITIQUE

Lettre de protestation contre l’arrivée sur le sol français du dictateur camerounais Biya


Alwihda Info | Par CCD (Conseil des Camerounais de la Diaspora) - 16 Mai 2014 modifié le 16 Mai 2014 - 18:33

Monsieur Le Président,
Nous, Camerounais de la diaspora réunis au sein du CCD (Conseil des Camerounais de la Diaspora) dénonçons et condamnons vivement les exactions de la ténébreuse secte Boko Haram, véritable danger et menace pour la paix et la stabilité pour toute la zone subsaharienne et pour le Cameroun en particulier.


Permettez cependant, Monsieur le Président, de porter à votre haute attention, que le danger ne vient pas toujours et seulement de là où on croit l'apercevoir. En clair, l'un de vos invités à l'occasion du sommet annoncé pour la sécurité et contre la nébuleuse Boko Haram se trouve être M. Paul BIYA du Cameroun ; un autre danger

Lettre de protestation contre l’arrivée sur le sol français du dictateur camerounais Biya
Monsieur Le Président,

Nous, Camerounais de la diaspora réunis au sein du CCD (Conseil des Camerounais de la Diaspora) dénonçons et condamnons vivement les exactions de la ténébreuse secte Boko Haram, véritable danger et menace pour la paix et la stabilité pour toute la zone subsaharienne et pour le Cameroun en particulier.
Permettez cependant, Monsieur le Président, de porter à votre haute attention, que le danger ne vient pas toujours et seulement de là où on croit l'apercevoir. En clair, l'un de vos invités à l'occasion du sommet annoncé pour la sécurité et contre la nébuleuse Boko Haram se trouve être M. Paul BIYA du Cameroun ; un autre danger de par :

-Sa mauvaise gouvernance et incurie, dont la conséquence directe est la montée en puissance de cette nébuleuse

-Les violations massives et flagrantes des droits de l’homme et libertés dans le pays dont il a la charge depuis 32 ans

-La confiscation du pouvoir et les inquiétudes liées à sa succession du fait de son âge très avancé
-Sa gestion gabégique des ressources du pays.

-Une justice à deux vitesses et l’impunité dont ses proches et lui bénéficient (refus d’appliquer l’article 66 de sa propre constitution)

-Le nombre de prisonniers politiques (Enoh Meyomesse, Paul Eric Kingué, etc. et ceux décédés dans ses geôles; les ex-ministres Henri Engoulou, Boto à Ngon, Cathérine Abena
etc.)

-Les assassinats politiques (l’artiste Lapiro de Mbanga, Atéba Eyéné etc.)
-Le tripatouillage de la constitution

-L’existence des escadrons de la mort (BIR-GP) à son service

-Les coupures d’eau et d’électricité récurrentes dans son pays

-La corruption, l’insécurité galopante, les vols et détournements massifs des fonds publics par ses proches et lui

-La grande misère du petit peuple et l’exode massif de nos jeunes vers l’Europe en quête du mieux-être

-Le manque de vision pour son pays, le tout habillé par des slogans pompeux et creux "émergence 2035" pour emballer les misérables (alors qu'il a eu 32 ans pour le faire et en sollicite encore 19 ans pour terminer le "boulot".

C'est l'occasion, ici pour nous, de dénoncer cette démagogie qui se caractérise par sa promptitude à récupérer ses séjours officiels en France pour les brandir par la suite comme des trophées et, dans son délire, comme le symbole de la consolidation des relations excellentes, fructueuses et rentables entre votre pays la France et le Cameroun.

Nous, militants et sympathisants du CCD considérons ce Régime dictatorial et moribond, qui survit grâce à la force, la fraude électorale, la corruption, le népotisme, la division et le clientélisme, et qui est incarné et dirigé d'une main de fer par Monsieur Paul Biya depuis 32 ans comme illégitime et par conséquent, ce dernier n’est pas le bienvenu en France.

En tout état de cause, Monsieur le Président, nous vous prions à prendre en compte ces observations et de signifier à votre illustre et encombrant invité à savoir Monsieur Paul Barthélémy BIYA que l'impératif, d'une lutte efficiente contre la nébuleuse terroriste Boko Haram, passe aussi par l'édification urgente et véritable d'un État de droit au Cameroun, vecteur de la consolidation de l’unité nationale aujourd’hui mise à mal et seul gage de la stabilité, de la paix et du progrès.

En comptant sur la bienveillante attention qui est la vôtre à l’égard du respect des principes démocratiques en tout lieu et en tout temps, nous vous prions, Monsieur le Président, de croire en l’expression de nos salutations distinguées.

Pour le CCD
Le Président Robert Waffo Wanto




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