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AFRIQUE

Libye : N'Djamena "relativise" l'influence des rebelles tchadiens


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 10 Juin 2017 modifié le 10 Juin 2017 - 23:19

Les autorités de N’Djamena ont "relativisé l’influence des rebelles tchadiens en Libye" au cours d’une rencontre avec le Groupe d’experts, selon un rapport final de l'ONU sur la Libye.


Si le Soudan a récemment fait part à un groupe d'experts de l'ONU de sa "crainte que certains groupes armés soudanais ayant pris part aux hostilités en Libye ne portent atteinte aux efforts de paix au Darfour", les autorités de N’Djamena ont "relativisé l’influence des rebelles tchadiens en Libye" au cours d’une rencontre avec le Groupe d’experts, selon un rapport final de l'ONU sur la Libye.

Le même rapport confirme que des groupes tchadiens ont également été accueillis dans des bases contrôlées par Misrata à Ahjar el-Saouda et à Sabha. Les experts de l'ONU ajoutent dans leur rapport que "des groupes armés étrangers venus du Tchad et du Soudan ont été mêlés à un vol de véhicules appartenant à des compagnies pétrolières, qui ont ensuite été vendus sur le marché de Tina, au Soudan."

Le Tchad au coeur d'une "alliance régionale"

Les divisions régionales empêchent toute solution politique en Libye, souligne le rapport qui ajoute que deux alliances régionales se sont constituées à propos de la Libye. L’Égypte, les Émirats arabes unis et le Tchad ont dans l’ensemble fait converger leurs positions, de même que le Qatar, le Soudan et la Turquie.

Le rapport estime que la "participation de mercenaires" menacerait directement la sécurité et la stabilité économique de la Libye. "Les ingérences étrangères en Libye ont pris une forme plus directe avec la présence de plus en plus marquée des mercenaires tchadiens et soudanais. Leurs agissements dans le croissant pétrolier menacent directement la sécurité et la stabilité économique du pays (voir annexe 23). Les mercenaires sont mêlés à des activités criminelles, notamment la traite de personnes et le trafic de drogues. En outre, les attaques répétées contre des personnes et leurs biens, commises par des groupes armés étrangers dans le sud de la Libye, ont accru le sentiment de vulnérabilité et de méfiance des populations locales à l’égard de l’Armée nationale libyenne et de la Troisième Force de Misrata", peut-on lire dans le rapport.

Le gouvernement libyen a officiellement reconnu la présence sur son sol de l’opposition soudanaise et tchadienne. Il existe des hommes armés appartenant à deux factions de l’opposition tchadienne, dont le gouvernement libyen évalue le nombre, avec preuve à l’appui, à environ cinq mille hommes.