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AFRIQUE

Libye: la compagnie pétrolière NOC vise 1,25 million b/j fin 2017


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 20 Juillet 2017 modifié le 20 Juillet 2017 - 07:35

Aucune goutte de pétrole n'avait pu sortir des principaux ports libyens jusqu'en septembre 2016 avec la réouverture du terminal de Ras Lanouf.


Le nouveau drapeau libyen flottant sur la raffinerie de Zawiya (40 km à l'ouest de Tripoli) le 23-9-2011© AFP - MARCO LONGARI
Le nouveau drapeau libyen flottant sur la raffinerie de Zawiya (40 km à l'ouest de Tripoli) le 23-9-2011© AFP - MARCO LONGARI
Benghazi (Libye) - Le président de la Compagnie nationale libyenne de Pétrole (NOC) Moustafa Sanalla a annoncé mercredi que la production de pétrole atteindrait 1,25 million de barils par jour (b/j) fin 2017.

Cependant, la production pétrolière "demeure oscillante malgré un bond jusqu'à plus d'un million b/j en l'absence d'une loi budgétaire (...), ce qui se répercute sur le fonctionnement du secteur pétrolier et d'autres secteurs en Libye", a indiqué mercredi à l'AFP le patron de la NOC.

M. Sanalla était mercredi à Benghazi (est) pour examiner avec les directeurs des compagnies pétrolières qui dépendent de la NOC dont le siège est à Tripoli (ouest), la réunification du secteur pétrolier qui, comme d'autres institutions, a été impacté par l'état de division politique en Libye.

Fin 2014, des combats et des protestations avaient bloqué la majorité des champs et des terminaux pétroliers, des zones au coeur de luttes de pouvoir dans un pays qui dispose des plus grosses réserves pétrolières d'Afrique et où les exportations de brut représentent la principale ressource économique.

Aucune goutte de pétrole n'avait pu sortir des principaux ports libyens jusqu'en septembre 2016 avec la réouverture du terminal de Ras Lanouf.

La fermeture des ports pétroliers a coûté plus de 130 milliards de dollars à la Libye.

La reprise de la production et des exportations pétrolières est nécessaire pour remettre en l'état une économie moribonde et rasséréner une population éprouvée par l'instabilité politique et sécuritaire depuis le renversement du régime de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi en 2011. 

"Nous visons 1,25 million de barils par jour avant fin 2017 et 1,5 million fin 2018", a déclaré M. Sanalla qui espère que la production de cette ressource vitale pour la Libye puisse dépasser 2 millions b/j d'ici quatre ans.

M. Sanalla, qui conduira la délégation de son pays à Saint- Petersbourg le 22 juillet, veut que son pays se présente uni et parle d'une seule voix "pour montrer que nous travaillons ensemble pour l'intérêt national".