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POINT DE VUE

Logorrhée et le début de la fin


Alwihda Info | Par Җ€BIЯ ® - 6 Janvier 2008 modifié le 9 Janvier 2008 - 17:07

Le Tchad notre pays vit depuis des longues années une des périodes le plus sombre de son histoire. Pendant toute l’année dernière un fait important jalonne notre tête; Comment une démocratie avancée comme la France soutien une dictature aussi perfide au Tchad jusqu'à outre passé les contextes de l’accord de coopérations régissant les deux états, quelle explication faudrait-il avancer pour justifier un soutien contre la démocratie et le peuple




Tout d’abord, bonne et heureuse année 2008. Que cette année comme on a coutume de le dire, puisse libérer notre pays de tout aspect néfaste, qu’elle fasse asseoir la paix, grandir les mentalités et nous hisser vers un essor de progrès et de développement.

L’année qui vient de s’écouler est pleine d’évènements et d’enseignements. Il y’a des choses qui n’ont pas changé et qui ne changeront pas tant qu’Idriss Déby et son système resteront au pouvoir. Parmi ces choses, nous citerons l’injustice sociale, le fossé social, la pauvreté, la famine dans une partie du Tchad, la fierté d’appartenir à l’état nation Tchad, la décadence de l’empire tchadien. Mais… de cette cruauté souffle le vent du changement qui ne
saurait tarder. C’est à cela que s’accroche notre peuple dans son ensemble.

2007 nous a offert aussi la valse des canailles, le tango des faiblesses. Rarement dans l’histoire du Tchad, les idéaux ont été monnayés et piétinés. Des hommes et femmes ne sachant point dépasser leurs humeurs sont allés consolider le régime qu’ils ont combattu pour l’injustice faite au peuple. Des hommes ont bon gré marchandé leur personne, leur tribu pour un état matériel, des icones injustifiées, oubliant de facto les idéaux établis entre eux et les hommes de rang tombés par milliers. Il y’a aussi sur la même estrade la nature amphibie de certains hermaphrodites qui à la façon de l’entremetteur jouent sur deux tableaux. Un pied dedans et un autre dehors, les perpétuelles accompagnateurs de malheurs pourvu qu’ils trouvent leur compte même si c’est sur le sang de la mère. L’homme sans idéal et principes est l’inertie de moi. Stérile et nuisible à tout. L’histoire rattrape toujours son injustice.

De l’année dernière nous avons retenu une Logorrhée sans précédant dans les diatribes d’un chef d’état, je cite : Nous les avons anéantis, c’est la fin de tous les aventuriers, les mercenaires à la solde du soudan, encore et encore… Jamais l’imperfection d’une ligne communicative n’a été aussi criante pour un état. Comment un chef d’état sensé être le père de la nation éprouve de la haine caractérisant de facto le non reconnaissance post-natal aux nationaux frères et sœurs combattant les injustices sous son règne. Des brevets ont été distribué, et des étiquettes accrochées ça et là ponçant la vertu et l’intégrité des élans. Mais l’adage dit que tu ne peux toiser l’autre quand ta puanteur dépasse celle d’autrui.

2007 nous rappelle encore le cas Mahamat Nour Abdelkérim et que quoi qu’on dise fait tache à l’esprit de réconciliation avec le président tchadien. Que serait arrivé à Mahamat Nour si Kadhafi n’a pas été son parrain pour la paix ?

Le Tchad notre pays vit depuis des longues années une des périodes le plus sombre de son histoire. Pendant toute l’année dernière un fait important jalonne notre tête; Comment une démocratie avancée comme la France soutien une dictature aussi perfide au Tchad jusqu'à outre passé les contextes de l’accord de coopérations régissant les deux états, quelle explication faudrait-il avancer pour justifier un soutien contre la démocratie et le peuple. La France voit, entends, observe toutes les carences, et pourtant elle continue de laisser faire… Jusqu’à Quand ?

Nous avons suivi pendant le dernier trimestre l’Arche de zoé et ses péripéties. Cette histoire a émue plus qu’une personne. Beaucoup de nos compatriotes pensent qu’il y’a un gout d’inachevé, couronné d’une immixtion politique dans les méandres de la justice tchadienne se voulant indépendante mais…

La fin de 2007 est aussi plein d’enseignement. Il faut rendre hommage aux hommes et femmes qui ont acceptés de mettre en commun leurs forces pour converger vers un seul objectif. Hommage aux différents combattants qui bravent autant d’embûches pour que les espoirs de notre peuple se fassent. Hommage aussi à la génération des hommes politiques jeunes et téméraires, patriotes et jaloux de notre indépendance. Un hommage sans précédant aux combattants tombés sur le champ et l’espoir de la liberté de notre peuple.

Quand à nous, notre détermination est intacte à vouloir le changement quoi qu’il nous en coûte, et le changement se fera par la grâce de Dieu.

Bonne et heureuse année 2008

MAHAMAT ASSILECK HALATA