Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
REPORTAGE

Lutte contre la mortalité maternelle


Alwihda Info | Par gloria rolel - 7 Août 2014 modifié le 7 Août 2014 - 12:57

Le groupe communication des nations unies a organisé ce mercredi 06 Août 2014 à la maison des médias du Tchad, un café de presse avec certaines institutions et les médias sur le thème : « la santé maternelle : enjeux et défis au Tchad ».


« La santé maternelle : enjeux et défis au Tchad »

En effet, malgré la mobilisation de nombreux ONG et la volonté des autorités à s’engager dans la promotion de la santé familiale en générale et à lutter pour la réduction de la mortalité maternelle en particulier, les femmes continuent à mourir en donnant vie. Selon les dernières statistiques disponibles, 1084 femmes meurent en accouchant pour 100.000 naissances vivantes. Pourtant, le développement économique et social d’un pays dépend aussi de la santé sexuelle et reproductive. Cette situation préoccupe les responsables de certaines instituions, raison pour la quelle ce café de presse a été organisé dans le but de partager leurs expertises avec les médias sur la problématique en question. Il s’agit de Dr Njiki Dounou Rostand, conseiller technique en santé de la Reproduction -UNFPA, Dr Dangar Guira Daniel, Directeur de la Santé de la Reproduction et de la Vaccination au Ministère de la Santé Publique de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale et Mr Moydoti Ouribe Maranga, Directeur de l’Association Tchadienne Pour le Bien –être familial (ASTBEF).

Les causes de la mortalité maternelle

La mortalité maternelle est un défi majeur de santé publique en Afrique Centrale et au Tchad particulièrement.
Selon le Dr Njiki Dounou Rostand , les causes de la mortalité maternelle sont liées aux trois retards : le retard du recours aux soins dû à l’ignorance des signes de danger, au faible pouvoir de décision de la femme, aux contraintes socio- culturelles et à la pauvreté ; le retard pour accéder à une formation sanitaire où la femme recevra des soins adéquats, celui-ci est dû à des longues distances , au mauvais état des routes et au faible revenu de ménage et enfin, le retard de prise en charge une fois arrivée à l’hôpital ou centre de santé , ce dernier est causé par l’insuffisance en personnel, en équipements en médicaments et consommables, en motivation du personnel de santé et organisation du travail et barrières socio- culturelles.
Pour Dr Dangar Guira Daniel, les causes des décès maternels en Afrique Central sont, l’hémorragie, l’avortement, le VIH, le sida. Mais, au Tchad les deux principales causes sont, l’hémorragie et les infections du post partum et la principale cause indirecte est le paludisme qui est de 84, 6%. Ces causes sont favorisées par les mauvais indicateurs sociaux entraînés par le faible taux de scolarisation des filles, le taux élevé de la pauvreté , l’insuffisance de structure de santé , l’insuffisance des personnes qualifiées et les mauvais indicateurs sanitaires influencés par la faible utilisation des contraceptifs, le faible taux de consultation prénatale et le faible taux d’accouchements assistés .

Solutions et actions menées par ces institutions pour lutter contre la mortalité maternelle

Pour pallier à ces manques, les représentants de ces institutions ont suggérer quelques solutions. Lors de son intervention, Dr Njiki , a souligné qu’il faut une réponse obstétricale et médicale, c'est-à-dire, une planification familiale, une consultation prénatale et postnatale , un accouchement assisté par un personnel qualifié, des soins obstétricaux et néonataux d’urgence , un système de référence fonctionnel ; et une réponse socio- économique , c'est-à-dire, un environnement politique et juridique favorable, l’éducation des filles, l’autonomisation des femmes, la lutte contre la pauvreté , l’action pour le changement de comportement et l’implication des hommes.
Pour sa contribution, Mr Moydoti Ouribe Maranga a ressorti les actions menées par l’ASTBEF. Cette dernière, a réalisé des campagnes de sensibilisation dans les cliniques et ailleurs en santé sexuelle et reproductive, elle a formé des jeunes et elle a rendu service en consultation et contraceptifs.
Dr Dangar Guira Daniel a souligné que son institution a organisé une campagne pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile en Afrique et la feuille de route pour la réduction de la mortalité maternelle.

Les défis à relever

Ces institutions ont la volonté de lutter contre cette situation qui perdure, mais les défis à relever sont grands. Il faut une prise de conscience nationale sur l’ampleur du problème, un plaidoyer pour l’utilisation optimale des services de santé. Propose Dr Daniel.
L’utilisation des contraceptifs limitée, l’intervention des régions rurales et le manque de moyen général reste aussi un défis majeur, ajoute Mr Ouribe Maranga.


EDITORIAL | COMMUNIQUE | Informations | AFRIQUE | SCOOP | Spécial Mali | Santé | INTERVIEW | SPORTS | REACTION | MEDIAS | REPORTAGE | RELIGIONS | SERVICES | INSOLITE | ANALYSE | ARCHIVES | SCIENCE | LIVRE | Evènements