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GOUVERNEMENT

Message du président congolais, Denis Sassou NGuesso, suite aux consultations présidentielles


Alwihda Info | Par Jonas Mvouanzi - 30 Juin 2015 modifié le 30 Juin 2015 - 22:37

Le président congolais Denis Sassou NGuesso vient de s'adresser à la Nation, ce 30 juin 2015. Après avoir tiré quelques enseignements des consultations présidentielles organisées du 20 mai au 4 juillet derniers, il vient de convoquer la tenue d'un dialogue inclusif du 11 au 15 juillet 2015. Voici l'intégralité de ce message à la Nation :


" Mes Chers Compatriotes,

Pendant dix jours, j’ai eu le bonheur de rencontrer des concitoyennes et des concitoyens, femmes et hommes dignes et louables qui, en acceptant d’honorer l’invitation du Président de la République, ont donné la preuve de leur profond respect des institutions et de la République.

Par ces temps où quelques compatriotes entretiennent des comportements surprenants, une telle attitude de bienséance républicaine ne peut qu’être appréciée et saluée. Voilà pourquoi, je saisis la présente opportunité solennelle pour renouveler à ces fervents patriotes mes remerciements et la profonde reconnaissance de la Nation.

Pendant dix jours, du matin au soir, j’ai eu le privilège d’entendre, d’écouter attentivement quatre cents Congolaises et Congolais de couches différentes et de conditions diverses : responsables des institutions nationales, ancien chef d’Etat, ancien président de l’Assemblée nationale, ancien premier ministre, anciens ministres ; représentants des partis politiques ; dirigeantes des associations de défense des droits de la femme, dirigeants syndicaux, représentants des associations d’élèves et étudiants, des personnes vivant avec handicap, des ex-combattants ; autorités traditionnelles et dignitaires religieux. Tous m’ont parlé avec leur cœur. Ils ont évoqué des questions diverses qui touchent à la vie de l’Etat, de la nation et de notre société.

Chacun s’est exprimé en toute sincérité, en toute franchise et en toute liberté.
Je voudrais, maintenant, en tirer quelques enseignements.

Outre les préoccupations quotidiennes et permanentes, ayant trait notamment aux problèmes économiques et sociaux, aux questions spécifiques des jeunes, des femmes, des personnes vivant avec handicap et des travailleurs, nos échanges ont été focalisés sur deux sujets qui alimentent, ces derniers temps, le débat national. Il s’agit de la gouvernance électorale et de l’avenir de nos institutions.
Tous les participants aux consultations se sont prononcés sur ces deux questions majeures. Des opinions diverses se sont manifestées. Tantôt concordantes. Tantôt antinomiques. Mais toujours utiles.

Au-delà des nuances et des divergences, l’unanimité s’est formée autour de l’urgente nécessité d’aller à un dialogue national sans exclusive, sans préalable, sans apriori, afin que, dans la confiance et la sérénité, se dégage un indispensable consensus sur les questions à l’origine de profonds désaccords au sein de l’opinion nationale.

Toutes les délégations ont demandé au Président de la République de créer les conditions nécessaires à l’organisation de ce dialogue dans la paix et la concorde.

Ayant accepté de donner une suite favorable à cet appel de la raison, j’ai décidé de mettre en place une commission préparatoire au dialogue national au sein de laquelle il y aura un comité d’experts chargé d’apporter des éléments de réponses techniques aux questions suivantes :

1°/ Comment devrait-on organiser au mieux les scrutins à venir dans notre pays ?
2°/ Fait-on, oui ou non, évoluer les institutions de la République ?
Si c’est oui dans quel sens souhaite-t-on les faire évoluer ?
Et si c’est non, pourquoi ?

Tous les éléments de réponse seront mis à la disposition des participants au dialogue.
J’ai aussi arrêté que le dialogue national aura lieu du 11 au 15 juillet 2015. Il traitera des principales préoccupations mises en exergue par les uns et les autres et ici résumées en ces deux questions. Un acte réglementaire déterminera les modalités d’organisation du dialogue national.

Mes Chers Compatriotes,

Les consultations des forces vives de la nation auxquelles j’ai procédé ont été une expérience passionnante et utile. Un exercice unique et fécond. Le dialogue chez nous, dans nos traditions, je me permets de le rappeler, est porteur de progrès, de compréhension mutuelle, d’apaisement.

Ce ne sont pas de simples mots. C’est une foi partagée de laquelle nous avons toujours su, ensemble, chaque fois que nécessaire, sans interférence extérieure, tirer le ressort qui donne au Congo la possibilité d’aborder son avenir dans la paix.

Voilà donc qui est attendu du prochain dialogue : qu’il fasse de telle sorte que le Congo aplanisse ses contradictions et ses divergences, dans la paix. Toujours dans la paix.

J’y veillerai personnellement.

Vive la République !
Vive le Congo ! "