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SPORTS

Mondial: l'Allemagne interrompt le rêve français


Alwihda Info | Par Jean-François FOURNEL - 5 Juillet 2014 modifié le 5 Juillet 2014 - 14:44

Le rêve brésilien s’est arrêté vendredi dans le stade Maracana, où la France a été battue 1-0 en quart de finale de la Coupe du monde par l’Allemagne.


Le rêve brésilien s’est arrêté vendredi dans le stade Maracana, où la France a été battue 1-0 en quart de finale de la Coupe du monde par l’Allemagne.
 
 
AFP PHOTO / CHRISTOPHE SIMON

Mathieu Valbuena et Rio Mavuba au stade de Rio de Janeiro
AVEC CET ARTICLE
 Comment les Bleus se sont forgé un esprit nouveau
Ce groupe a fait honneur à son maillot tout au long d’un Mondial, qu’on n’imaginait pas aussi réussi pour les Bleus.
 
Les meilleures histoires ont une fin. Celle de l’équipe de France au Brésil s’est terminée vendredi au Stade Maracana contre une équipe allemande que les Bleus n’ont jamais réussi à bousculer.
 
DES ALLEMANDS PLUS FRAIS QUE PRÉVU
Calmes et bien organisés, les blancs n’ont jamais paru souffrir de la fatigue qu’on leur prêtait après leur match contre l’Algérie, suivi d’une prolongation éprouvante. Ce simple fait suffisait en principe à augmenter les chances de l’équipe de France, puisque dans neuf cas sur dix sur ces dix dernières années, une équipe ayant joué une prolongation en Coupe du monde était éliminée au tour suivant.  
 
LA FRANCE A MONTRÉ SES LIMITES
 Pour donner raison à cette statistique, il aurait fallu une équipe de France telle qu’on l’a vue ces dernières semaines, puissante et offensive, contre des sélections discrètes sur la scène internationale, à l’exception de la Suisse, écrasée (5-2) au premier tour. L’équipe d’Allemagne était la première grosse écurie sur le chemin de la France, gâtée au tirage au sort et dans son huitième de finale contre un Nigeria facilement défait. Elle n’a pas réussi à franchir l’obstacle, montrant pour la première fois depuis bien longtemps ses limites .  
 
TIMIDE DÉBUT
 Les Bleus ont entamé leur match sans risque, hanté par la règle générale, il est vrai souvent démentie au cours de ce Mondial exceptionnel, que les équipes menées au score dans les grands-rendez refont rarement leur retard. L’essentiel était donc de ne pas prendre de but dans le premier quart d’heure, ce qui n’a malheureusement pas été le cas. Sur un coup de pied arrêté,  Mats Hummels bousculait Raphaël Varane, qui ne pouvait résister à sa charge et à son ouverture du score d’une tête puissante.  
 
UNE PREMIÈRE RÉACTION TARDIVE
 Les Bleus n’avaient jamais été menés, au cours de ce Mondial, comme depuis novembre 2013 et le match fondateur de ce groupe contre l’Ukraine qui avait, disait-on, forgé un esprit de corps indestructible au sein de ces garçons. Faute d’occasion de la mesurer, on allait donc voir si le discours tenait face à la réalité des faits, une Allemagne bien organisée, et dominatrice. Durant de longues minutes, on ne vit rien d’autre qu’un groupe désorienté tentant de retrouver son équilibre, qu’il récupéra finalement au cours d’un dernier quart d’heure à son avantage. A la mi-temps, rien n’était donc (encore) perdu.  
 
IMPUISSANCE EN SECONDE PÉRIODE
 Encore fallait-il lancer l’assaut d’entrée conte la forteresse blanche. Peut-être insuffisamment remonté dans le vestiaire au cours du repos, l’esprit commando manquait à l’appel. Les quelques rares flèches bleues étaient loin de percer les remparts allemandes ou tombaient à plat, inutiles, derrière la défense centrale commandée par Mats Hummels, le buteur de la première mi-temps.  
 
DES CHANGEMENTS QUI NE DONNENT RIEN
Face à tant d’impuissance, il ne restait plus au sélectionneur qu’à changer une partie de la troupe, ce qu’il fit en faisant rentrant Laurent Koscielny à la place de Mamadou Sakho, apparemment blessé. Et surtout en décidant de se passer de son milieu de terrain défensif Yohan Cabaye pour lui substituer un milieu offensif, Loïc Rémy. Quelques minutes plus tard, le sélectionneur choisissait de se passer de son moteur de l’aile droite Mathieu Valbuena, valeureux mais dépassé physiquement par la puissance athlétique des Allemands au profit de la grande taille d'Olivier Giroud. Mais rien n’y fit, en dépit de quelques banderilles désespérées, le score restait en l’état. Les Bleus rentraient défaits au vestiaire, prologue un peu triste à un autre voyage de retour, définitif celui-là, vers la France.  
 
VOIR NOTRE ANALYSE: France-Allemagne, un demi-siècle de rencontres mémorables
 
 LA MALÉDICTION DES FRANCE-ALLEMAGNE 
Une nouvelle fois, la France a été victime de l’efficacité allemande dans les moments importants. Les Bleus ont souvent tenu la dragée haute à la Mannschaft en match amical, mais ils ont une nouvelle fois échoué en compétition. Depuis le match pour la troisième place de la Coupe du monde 1958, où elle l’avait emporté 6-3, l’équipe de France n’avait plus jamais battu l’équipe allemande au cours d’une compétition.  Les deux sélections se sont rencontrées deux fois depuis, en 1982 et en 1986, au stade des demi-finales, et le onze allemand l’a emporté à chaque fois, confirmant la célèbre formule de l’ancien international anglais Gary Lineker : « Le football est un sport simple : 22 hommes poursuivent un ballon pendant 90 minutes et à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent » 
 
UNE COUPE DU MONDE SATISFAISANTE
 Cette élimination en quarts de finale, la première de l’histoire de l’équipe de France à ce stade de la compétition est un échec relatif, puisque l’objectif attribué aux Bleus par leur fédération et l’ensemble de la presse était précisément une présence en quarts de finale. Les Bleus ont perdu, mais cela  ne change pas grand-chose à la qualité du parcours de cette équipe jeune et pleine d’un avenir qui continuera à s’écrire jusqu’à la nouvelle étape, l’Euro 2016, organisé en France.  
 
LA DÉFAITE TÊTE HAUTE
 Dernière consolation, tout au long de la compétition, le groupe ne s’est jamais désuni et n’a jamais montré en public le moindre accroc. Après la catastrophe de la Coupe du monde 2010 et la médiocrité du parcours à l’Euro 2012, on demandait d’abord aux joueurs de faire honneur à leur maillot. Ce qu'ils ont fait.     La Croix
 
Jean-François FOURNEL ( à Rio de Janeiro)


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