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COMMUNIQUE

Moumin Abdi et Mohamed Nour, détenus depuis plus de 40 jours dans un arrondissement de la Police


Alwihda Info | Par - 9 Août 2014 modifié le 9 Août 2014 - 10:13


Depuis  l’attentat du 24 mai 2014 sur le restaurant-café La Chaumière revendiqué par Al Shaabab, les bavures et les violations se multiplient et se banalisent. Dans le cadre de l’enquête sur cet attentat des dizaines voire des centaines des personnes ont été arrêtées. Certaines ont été détenues d’autres seraient toujours séquestrées illégalement dans les commissariats de police, dans les brigades de la gendarmerie, … en violation des dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
 
Aujourd’hui, une trentaine des personnes seraient en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode. D’autre part, parmi les personnes interpellées dans cette enquête deux (2) seraient mortes dans des circonstances obscures et non élucidées.
 
D’autre part,  l’ODDH a été contacté récemment par un membre désabusé de la famille de Moumin Abdi Elmi, père de 60 ans, employé dans une société privée de la place et Mohamed Nour Moussa, un jeune de 33 ans, surveillant au CFPA. Mohamed Nour et son oncle Moumin Abdi ont été arrêtés respectivement le 26 et le 28 juin 2014. Depuis cette date, ils sont détenus dans les locaux du 3ème Arrondissement de la Police. Selon la même source ils seraient rien qu’au 3ème Arrondissement une dizaine de personnes à être retenues dans les mêmes conditions.
 
Moumin Abdi et Mohamed Nour n’ont jamais été présentés devant un tribunal ni un juge. Comme la plupart des personnes arrêtées, ils n’ont jamais bénéficié de l’assistance d’un médecin ni d’ailleurs d’un avocat..
 
L’ODDH est profondément préoccupé par la multiplication des arrestations arbitraires, les détentions illégales voire les séquestrations dont sont victimes des simples citoyens, des opposants et des défenseurs des droits humains. Ces agissements risquent de fragiliser la paix sociale à un moment où on parle de dialogue politique.
 
L’ODDH recommande au pouvoir de se conformer aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
 
Agir pour la démocratie, la dignité et la justice.
 
Le Président de l’ODDH
Farah Abdillahi Miguil

Gloria Ronel
Coordinatrice de rédaction. En savoir plus sur cet auteur

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