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TCHAD

N'Djamena : La Brigade mobile de douane multiplie les bavures


Alwihda Info | Par - 24 Juillet 2013 modifié le 24 Juillet 2013 - 23:22


« Il fallait lui crever un œil avant de me le présenter », affirma un chef douanier.


N'DJAMENA (Tchad) - La brigade mobile des douanes est une fois de plus au centre des critiques et scandales avec des accusations de "bavures" émises par l’Alliance des associations des défenseurs des droits humains et de l’environnement au Tchad (ADHET) qui demande sa suppression ainsi que l'arrestation de plusieurs officiers.

En avril dernier, deux douaniers avaient été lynchés à mort par des "clandomen". A l'origine accusé de transporter de marchandise frauduleuse, un clandoman avait été écrasé à Farcha par le véhicule de la «Douane Mobile». Après la mort du clandoman, les douaniers qui voulaient poursuivre leur trajet ont été empêchés par des clandomans solidaires.

En 2011, un journaliste d’Alwihda avait été tabassé par la Douane Mobile au Pont N’gueli et jeté en prison du 9ème arrondissement pour quelques heures pour avoir tenté de prendre une image. A l'origine, le journaliste du journal Alwihda actualités était tombe sur une scène désolante ; Des passants s'étaient attroupés pour regarder les agents de la douane mobile bastonner une femme accusée de fraude. L’attroupement avait attiré le journaliste qui se rapprochait pour prendre une image de la vieille dame tombée par terre, à moitié nue et qui hurlait. Le journaliste arrêté est tabassé à son tour. Présenté à un chef douanier, ce dernier affirma : « Il fallait lui crever un œil avant de me le présenter ». Il n’avait eu la vie sauve que grâce à l’intervention du commandant Charles du 9ème arrondissement.

"Les services des douanes tchadiens sont l’archétype même de la corruption, du clientélisme, du népotisme et de la désorganisation totale de l’administration. À chaque tentative de régularisation des douanes, la routine revient au galop. Cette lassitude des autorités de mettre un terme au cancer qui mine les douanes doit-être pris en compte et résolue dans les plus brefs délais, le trésor public gagnera en recettes et les populations jouiront enfin de la quiétude de se promener dans nos rues sans se faire écraser par un bolide fou ou se faire choper par une balle perdue des douaniers avides de gains faciles", analyse Moussa Guetane Moussa.