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AFRIQUE

Nigeria: huit morts dans un attentat suicide à Maiduguri


Alwihda Info | Par AFP - 17 Juillet 2017 modifié le 17 Juillet 2017 - 18:41

Une kamikaze s'est fait exploser dans une mosquée du quartier de London Ciki vers 05H30 (04H30 GMT) juste après la prière du matin, a déclaré à l'AFP Ahmed Satomi, un responsable de l'agence locale de gestion des urgences (Sema).


Des dégâts au Nigeria après un attentat. Illustration. Photo : Sources
Des dégâts au Nigeria après un attentat. Illustration. Photo : Sources
Maiduguri (Nigeria) - Huit personnes ont été tuées lundi dans un attentat suicide commis par une femme dans une mosquée de Maiduguri, la capitale du nord-est du Nigeria régulièrement visée par des attentats du groupe jihadiste Boko Haram.

Une kamikaze s'est fait exploser dans une mosquée du quartier de London Ciki vers 05H30 (04H30 GMT) juste après la prière du matin, a déclaré à l'AFP Ahmed Satomi, un responsable de l'agence locale de gestion des urgences (Sema).

"Elle a tué huit personnes et en a blessé 15 autres. La mosquée était surveillée par des miliciens de la force conjointe (anti Boko Haram pendant les prières", a-t-il ajouté.

"Ce matin des habitants du voisinage en colère après l'attaque ont manifesté. Moi et mes hommes étions là pour évacuer les cadavres, mais nous avons décidé de rebrousser chemin en raison de l'atmosphère tendue", a expliqué M. Satomi. 

Selon le responsable du Sema, deux autres incidents ont été recensés à peu près au même moment en périphérie de Maiduguri. 

Deux femmes kamikazes ont été tuées alors qu'elles essayaient de franchir les fossés creusés pour empêcher l'intrusion de Boko Haram dans la localité de Mammanti. 

"Elles ont été aperçues par des soldats et des miliciens qui surveillaient la zone. Ils ont tiré sur une, qui a explosé. L'explosion a déclenché la bombe de l'autre". 

De même, une autre kamikaze s'est fait exploser accidentellement sans faire de victime dans la banlieue de Simari.

C'est la deuxième fois en une semaine que des femmes kamikazes sèment la terreur à Maiduguri.

Lundi dernier, au moins 19 personnes avaient été tuées et 23 autres blessées dans un quadruple attentat-suicide dans la capitale de l'Etat du Borno, berceau de l'insurrection islamiste lancée en 2009.

Les jeunes femmes et les jeunes filles sont très souvent utilisées comme bombes humaines pour attaquer les postes de contrôle et les cibles civiles comme les mosquées, les marchés et les gares routières.

Les attentats suicides sont devenus le principal mode opératoire de Boko Haram après huit années d'insurrection sanglante dans le nord-est du Nigeria, qui a fait au moins 20.000 morts et plus de 2,6 millions de déplacés. 

Le groupe islamiste a par ailleurs diffusé lundi une vidéo montrant 10 femmes qu'il dit avoir kidnappées le 20 juin, lors d'une embuscade tendue contre un convoi circulant sous escorte policière entre Maiduguri et Damboa. 

La presse locale avait affirmé que 16 policières avaient été enlevées dans l'embuscade, mais la police a démenti, affirmant qu'un seul policier avait été tué. 

Dans la vidéo de cinq minutes, 10 femmes d'âges différents sont assises par terre dans la brousse

"Au nom de nous toutes (...) Je demande au gouvernement nigérian d'intervenir afin que nous soyons libérées comme l'ont été les écolières de Chibok", affirme l'une des otages, qui s'est présentée comme étant Amina Adam Gombiya, enseignante au collège fédéral des pêches d'eau douce de Baga, sur les rives du lac Tchad. 

En mai, au terme de longues négociations, le gouvernement nigérian avait annoncé la libération de 82 lycéennes - sur un total de 276 - enlevées à Chibok en 2014. Leur sort avait ému le monde entier. 



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