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AFRIQUE

PIDA : la solution au déficit infrastructurel


Alwihda Info | Par - 28 Novembre 2015


A la faveur de la première semaine du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) organisée du 13 au 17 novembre 2015, les différents acteurs ont réaffirmé leur volonté d’aller plus loin.


Visite du corridor Abidjan- Lagos.
Visite du corridor Abidjan- Lagos.
En recevant les organes de presse à la deuxième journée de la semaine PIDA dans les locaux de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan, les responsables de cette première édition, au premier rang desquels le Dr Elham M.A Ibrahim, ont rappelé l’apport des médias dans la mise en lumière des actions du Programme de développement des infrastructures en Afrique.
En effet, le PIDA se propose de construire des infrastructures et de lancer des grands travaux devant servir de solution au problème de l’intégration régionale et continentale en Afrique. Pour ce faire et compte tenu de l’importance des médias, un réseau de journalistes a été mis sur pied avec pour mission de contribuer à l’amélioration de la lisibilité des activités du Programme.
Projets interrégionaux et continentaux
A cette occasion, Mme Wynne Musabayana, directrice adjointe de l’Information et de la Communication à la Commission de l’Union Africaine, a déclaré que « nous voulons créer des médias professionnels ; nos portes sont ouvertes à la société civile et nous devons faire savoir aux différents acteurs l’existence d’un réseau de journalistes du PIDA, appelé à combler le déficit communicationnel constaté ». Tous les orateurs ont fait valoir le caractère unique du PIDA, seul programme en Afrique qui articule les projets interrégionaux et continentaux. L’on a par ailleurs salué au passage, la forte implication des chefs d’Etat et de gouvernements africains, lesquels ont entériné les 51 programmes et projets du PIDA lors du 18ème sommet de l’Union africaine en janvier 2012 à Addis-Abeba (Ethiopie).
Il faut rappeler que M. Aboubakari Baba-Moussa, directeur des Infrastructures et de l’Energie à l’Union Africaine, a tracé le chemin parcouru par les trois principaux acteurs impliqués dans le processus de réalisation du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique et qui sont : la Commission de l’Union Africaine, l’Agence de Planification et de la Coordination du NEPAD et la Banque Africaine de Développement. Il voit dans la mise en œuvre du projet du corridor routier Abidjan-Lagos, la manifestation concrète de l’ambition portée par le PIDA. La visite du site de ce projet-phare, à laquelle ont été associés les médias et les différentes parties prenantes au projet, s’est déroulée le 14 novembre 2015.
Circulation des produits agricoles
En s’appuyant sur l’approche multisectorielle du PIDA, les intervenants ont fait le lien entre le développement des infrastructures et le développement économique du continent, tout en établissant la corrélation infrastructures-emploi ainsi que l’agriculture. Selon les orateurs, les infrastructures, en favorisant les échanges, la circulation des produits agricoles, créent de l’emploi et constituent ainsi la clé pour une amélioration du niveau de vie des populations, et la presse doit en faire un large écho.
Dans son intervention, Mme Moono Mopolata, chef du département Commerce et Intégration Régionale du NEPAD, a tenu à souligner la qualité de la collaboration entre la BAD et l’Union africaine. Sur les 60 milliards de dollars en besoins de financement des infrastructures en 2020, seulement 57% de cette somme ont été mobilisés.
Pour le Dr Mayaki, ce sont les ressources internes de l’Afrique qui ont financé 80% des infrastructures entre 1960 et 2000. Par conséquent, il est possible d’augmenter les ressources internes afin d’assurer la couverture en besoins de financement.
Abraham Ndjana Modo
Correspondant Alwihda Info pour le Cameroun Tél: 00 237 677 52 40 66 ; Email: [email protected] En savoir plus sur cet auteur



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