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Pili-pili au sein de la représentation diplomatique centrafricaine au Maroc


Alwihda Info | Par Zacharie Youssoufa - 17 Décembre 2013 modifié le 17 Décembre 2013 - 10:23


La représentation diplomatique et consulaire d’un pays au regard du droit international et des instruments juridiques internationaux revêtent une grande importance. Non seulement que l’agrément accordé à un ambassadeur dans un pays d’accueil lui accorde les privilèges et prérogatives lui permettant de vanter l’image de son pays, d’agir au nom de celle ci, mais également d’user de ce privilège pour négocier, créer des opportunités favorables au pays d’envoi. Mais la République Centrafricaine fait une exception à la règle, non seulement pour avoir maintenu de façon inamovible un ambassadeur pendant plus d’une décennie auprès d’un pays en l’occurrence le Royaume du Maroc, mais que cette situation a ouvert la boite de pandore au regard du chaos auquel est plongée la République Centrafricaine aujourd’hui. Notamment à travers des actions subversives et du rôle de premier plan que cet ambassadeur a joué.

Monsieur Ismaïla Nimaga a été nommé ambassadeur auprès du royaume du Maroc depuis les années 2000 sous le régime du président défunt Ange Félix PATASSE avec droit de juridiction et au nom de la République Centrafricaine auprès de la République d’Algérie, la Tunisie mais aujourd’hui encore, la République Islamique de la Mauritanie au terme d’un chapelet de décret que continue d’égrener Dotodjia sans enjeu majeur. Nous nous posons moult interrogations si l’ouverture tout azimut de cette nouvelle chancellerie ne comporte t’elle pas un agenda caché, surtout que le choix du représentant n’est autre que Nimaga c’est comme s’il n’ya pas d’autres centrafricains? De prime abord ce stratagème vise à mettre sur pied un vaste réseau des mafieux dans l’exploitation de diamants et or centrafricain sachant que Monsieur Nimaga sert d’intermédiaire dans la vente de pierres précieuses de Dotodjia par l’entremise de la femme de ce dernier, foulant aux pieds l’interdiction faite par le processus de Kimberley qui exclu le diamant centrafricain du régime d’exportation certifié, mais également que la création de cette nouvelle ambassade fera le lit au marché noir de vente d’armes et de recrutement des jihadistes.

En réalité, l’ambassadeur centrafricain n’est pas à ses premiers amours sachant qu’il noue de lien très solide avec de groupes nébuleux et nourri en lui aussi, une ambition et une soif inextinguible du pouvoir qu’il convoitait tant. Pour cela, il a tenté d’utiliser toutes les options possibles. Rappelons au passage que le royaume a inscrit dans la nomenclature de sa ligne budgétaire et au profit des Etats accréditaires, un fond d’entretien d’un montant colossal. Mais que cette cagnotte devenue la propriété exclusive de l’ambassadeur fut systématiquement détournée à l’achat d’armes et de transactions en espèce sonnante et trébuchante pour aider l’ex rébellion séléka. Une partie importante de la somme a été même orientée dans la construction de la somptueuse villa de monsieur l’ambassadeur à Tanger à la façade de la frontière espagnole. En sus de cet acte de prévarication et de manquement grave au devoir de sa charge, l’homme excelle dans les pratiques charlatanesques.

Le détournement est désormais inscrit dans les gènes de l’inamovible ambassadeur. Dans le passé, alors ministre de la République sous le règne de l’ex président défunt Kolingba, il avait détourné d’importants matériels consenti par la République populaire de Chine et destinés à exercer de travaux sur le barrage hydro électrique de Boali. Les Chinois en gardent un souvenir amer. La perpétuation de cette habitude a fait qu’il ne laisse échapper une seule miette d’occasion. C’est ainsi qu’il a mis le grappin sur l’investiture de son mentor Dotodjia pour solliciter et obtenir auprès du royaume, de dons en matériels composés entre autre d’un tapis qu’il a fait ensuite gonflé et à son actif une facture imaginaire oscillant entre 16 à 20 millions à la charge du trésor public. Sur son insistance, Dotodjia a fait nommé son cousin Ousmane d’accointance tchadienne, alors planton et sans cursus comme conseiller économique au sein de l’ambassade. N’est ce pas là une sublimation de la médiocrité ?

La liste des forfaits perpétrés par ce monsieur est loin de refléter les coutumes et pratiques du droit international conformément à la convention de Vienne qui régit les relations diplomatiques et consulaires. Mais plutôt d’un terrorisme d’Etat et une atteinte grave à la souveraineté nationale du pays d’accueil. Un acte préjudiciable à la bonne relation de coopération agissante entre la Royaume Chérifien et la République Centrafricaine. A titre de rappel :

1) Son passage au Soudan en 2005 alors qu’il est accrédité au Maroc a laissé des traces. Il s’est servi du fonds royal alloué gratuitement pour acheter les armes, car il avait la velléité lui aussi de mettre en branle sa propre rébellion. Il a des contacts au sein du Polisario qu’il espère coopter pour diriger sa rébellion. De telle ambition le met en porte à faux non seulement avec l’idéal et l’aspiration du peuple marocain, mais que par suite, cet agissement est susceptible de compromettre dangereusement ce lien de rapprochement avec la RCA et porteur d’une immixtion dépassant le cadre légal d’une fonction diplomatique ;

2) Le régime défunt a octroyé et pour le compte de l’ambassade, d’importante somme d’argent destinée à payer un immeuble digne de ce nom et qui devrait servir de nouvelle ambassade, de moyens roulants pour l’ensemble de personnels etc. Mais ce fonds a été détourné par Nimaga sans autre forme de procès. Alors que jusqu’ici l’Etat centrafricain ne fait que louer dans le quartier Youssoufia à Rabat, un bâtiment qui sert d’ambassade ;

3) Il est notoirement connu par une frange partie des centrafricains comme expert dans le piratage et au détriment du contribuable marocain de billets électroniques à proximité des villes de mohamedia et Youssoufia (près du palais royal) qu’il utilise souvent pour ses voyages ainsi que celui de ses parents ;

4) Il recrute pour le compte de l’ambassade et avec imputation sur le budget de l’Etat centrafricain, plusieurs Tchadiens à qui on délivre de passeports. Alors que durant le cours de l’histoire, le royaume à rompu sa coopération avec ce pays pour de raison inavouée,

5) Plusieurs étudiants centrafricains savent qu’après avoir négocié en vain sa nomination comme ambassadeur au Qatar, il lui reste du moins sous la main, une dernière option à savoir organiser sa propre rébellion pour prendre le pouvoir.

Au regard de tout ce qui précède, nous en appelons au gouvernement marocain de doubler de vigilance pour ne pas que de tels agissements surtout d’un homme, ne puissent saper les bases fondamentales du lien séculaire unissant le Royaume Chérifien avec la République Centrafricaine et de porter un coup fatal au détriment du peuple centrafricain qui jouit déjà de la générosité du royaume dans le domaine social.

Par Zacharie Youssoufa.
berceaubantous@gmail.com



1.Posté par mam le 23/12/2013 01:03 (depuis mobile) | Alerter
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