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Enquête

Plagiat musicaux d'ici et d'ailleurs: Têtes brulées vs Bebi Philip/Chris Brown vs Stanley Enow


Alwihda Info | Par Marcel Hervé Zanga - 25 Août 2015 modifié le 25 Août 2015 - 23:11


Plagiat musicaux d'ici et d'ailleurs: Têtes brulées vs Bebi Philip/Chris Brown vs Stanley Enow
La culture est ce qui nous reste quand on a tout perdu dit-on souvent. Cette pensée semble plus actuelle au fur et à mesure que les années passent surtout dans le domaine de la musique ; la nouvelle génération s’inspirant de l’ancienne fait des reprises d’anciens succès sans entacher ou portée atteinte à l’œuvre de l’esprit de base comme dans tous les pays au monde cela se fait.

Dans un contexte typiquement camerounais la musique semble avoir perdu ses lettres de noblesse à tel point que redorer son blason est un tonneau de danaïdes à remplir. Malgré ce fait on a assisté à des plagiats des chansons des artistes camerounais au niveau mondial : le titre soul makossa de l’artiste camerounais manu dibango qui a été plagié par feu michael jackson ;le titre mandela de l’artiste sam fan thomas a été plagié par dj jacob et a inspiré plusieurs chanteurs de coupé décalé ; le groupe golden sound vulgairement appelé zangalewa a été plagié par l’artiste sud-américaine shakira ; tout récemment le titre essingang du groupe mythique les têtes brulées a été plagié par l’artiste ivoirien bebi philips dans la chanson mama loko seulement l’artiste camerounais stanley enow inversera la tendance en faisant tout simplement le copier-coller du titre walk away featuring des deux artistes américains sopresice et chris brown. Au vu de tout ceci on serait à même de nous demander si la musique peut encore être considérée comme œuvre de l’esprit ou comme piraterie des œuvres à autrui ? Des procès intentés par manu dibango et le groupe golden sound ont eu gain de cause brisant ainsi la pensée qui a toujours laissé croire que la musique camerounaise n’est pas compétitive à l’extérieur.

S’inspirer des œuvres des ainés est une initiative à encourager et louable mais s’approprier du travail d’autrui sans faire mention de son nom est un crime, une imposture grave. Composer une chanson n’est pas assez aisé, être auteur compositeur chanteur ou interprète est un vrai parcours du combattant pour les « vrais » artistes musiciens qui veulent marquer leur passage à travers leurs œuvres. Ils sont rares ceux qui acceptent encore travailler, qui acceptent apprendre de leurs ainés.

Autre forme de plagiat certains artistes sont présents dans divers fêtes, veillées, buvettes et j’en passe pour capter des chansons d’association de femmes, de chanteurs occasionnels souvent alcooliques pour la plupart c’est par exemple le cas de de Tanus Foé qui a plagié le nommé bedzigui essomba edgard dit « minkara » dans le titre porte-monnaie ; le même « minkara a été plagié par l’artiste richard amougou dans le titre essuie-glace toute la population du carrefour essomba le sait.

Les exemples sont légions et fusent de toute part au point où on se demanderait qui est artiste musicien et qui ne l’est pas ? Au niveau de la propriété des œuvres de l’esprit après 20 ans, une œuvre peut déjà être classée au patrimoine national donc utilisable sans contrepartie.

Chanter c’est bien mais savoir chanter c’est mieux. sachons copier sans causer un préjudice à l’autre préciser qui est l’auteur compositeur de la chanson question.


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