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AFRIQUE

Port secondaire d’Oyo au Congo : Premier maillon de la Zone Economique Spéciale Oyo-Ollombo


Alwihda Info | Par Jonas Mvouanzi - 9 Août 2017 modifié le 9 Août 2017 - 22:50

Le nouveau port d’Oyo, situé entre Oyo et Tchikapika, constitue l’une des infrastructures de base qui préfigurent la Zone Economique Spéciale (ZES) Oyo-Ollombo. Installé sur une superficie occupée de 750 000 m2, dont 240 000 m2 pour la zone portuaire, ce port va contribuer à l’amélioration du transport des marchandises en Afrique Centrale.


Port d'Oyo modernisé
Port d'Oyo modernisé
C'est le 10 août que le port modernisé d'Oyo sera ouvert au Public.Construit au bord de l’Alima, fleuve navigable toute l’année, il est un atout pour la future ZES Oyo-Ollombo, dont il constitue en lui même une infrastructure de base. A titre de comparaison , la Zone économique spéciale de Pointe-Noire qui est en érection dans la ville océane, pourtant déjà dotée d’un port en eau profonde, aura en sus un port minéralier.

L’inauguration du port d’Oyo permettra donc aussi à la ZES Oyo-Ollombo d'être dotée d'une infrastructure de grande importance non seulement pour accueillir les matériaux pour sa construction mais aussi et surtout pour l’évacuation de la production qui en sera issue .

A partir de ce port, les marchandises pourront être évacuées au Gabon, et au Cameroun par la route nationale n°2 sur ses deux brettelles: la route Boundji – Okoyo – Leckety – frontière du Gabon et la route Ketta– Djoum – Sangmelima au Cameroun. De même, Les marchandises en partance ou en provenance de la RCA et de la RDC pourront aussi transiter par le port d’Oyo.

Ce port d’éclatement constitue ainsi un véritable pivot qui devrait justifier l’intérêt pour les investisseurs de s’installer dans cette zone dont l’aéroport d’Ollombo est aussi une autre voie d’accès, plus rapide. Le flux du trafic devra favoriser des activités économiques et commerciales, notamment dans les secteurs informel et formel et générer ainsi plus d'emplois dans cette partie du pays.

Au prix d’une volonté politique affichée, le Congo est entrain de reconquérir, jour après jour, son rôle de pays de transit. Il y a, à peine moins d'une décennie, l’exportation de tous les produits forestiers et industriels (grumes et produits transformés) exploités au nord du Congo se faisait par le port de Douala, via les routes camerounaises et centrafricaines. L’impact économique de toute l'activité forestières minière et agricole au nord du pays ne profitait donc qu'aux pays voisins, au détriment des entreprises congolaises, au regard des coûts prohibitifs du transport sur ce trajet.

Le nouveau port d’Oyo qui entre en service à partir de maintenant est donc un maillon essentiel dans la reconfiguration du mode de transport au Congo, autant qu’il est un pas important dans l’opérationnalisation de la ZES Oyo-Ollombo.