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AFRIQUE

Présidentielle du 20 mars au Congo : Le Frocad et l'IDC creent une commission électorale parallèle


Alwihda Info | Par Claude Dinard Vimont - 10 Mars 2016 modifié le 10 Mars 2016 - 23:38


Pendant que les 9 prétendants à la magistrature suprême congolaise sont entrain de ratisser les voies de leurs concitoyens, les 5 candidats de l’IDC-FROCAD veulent préparer l’opinion nationale et internationale à une éventuelle contestation, peut-être violente, du verdict des urnes. Ils ont créé le 9 mars dernier, une commission électorale parallèle, à cette fin.


Présidentielle du 20 mars au Congo : Le Frocad et l'IDC creent une commission électorale parallèle
Présidentielle du 20 mars au Congo : Le Frocad et l'IDC creent une commission électorale parallèle
Les membres du Frocad et de l'IDC au congrès de Diata à Brazzaville

« Qui veut aller loin, ménage sa monture, » enseigne la sagesse populaire. C’est bien cet adage que les 05 candidats de l’IDC-FROCAD à la présidentielle du 20 mars prochain n’ont pas assimilé. En se portant candidats à l’élection présidentielle, André Okombi Salissa, Parfait Kolelas, Claudine Munari, Pascal Tsaty Mabiala et Jean Marie Michel Mokoko ne pouvaient pas ignorer un seul instant que l’élection du président de la République est un scrutin majeur. Elle mobilise aussi bien les moyens humains que financiers et techniques, autant qu’elle repose sur une ou des stratégies.

Mais, à une semaine de la fin de la campagne électorale, les candidats de l’IDC-FROCAD semblent en face d’une impasse, mieux d’une évidence : aller à la conquête des Congolais à travers les 342.000 km² devient une énigme, voire impossible.

Pour cela, la parade n’est pas loin et, c‘est Charles Zacaharie Bowao, le coordinateur de l’IDC-FROCAD, qui l’annonce : l’Idc-Frocad a créé sa propre commission électorale qui va travailler en parallèle avec la CNEI (Commission nationale des élections officielle) que Bowao et sa bande refusent de reconnaître.

En réalité, c’est bien là le mode opératoire de l’opposition congolaise dite radicale. Les Congolais se souviennent de son refus de prendre part aux consultations initiées par le président de la République en mai-juin 2015, avant de boycotter le dialogue national inclusif, tenu à Sibiti en juillet de la même année, pour organiser à Diata (Brazzaville) une concertation interne qu’ils ont appelée dialogue politique.

On comprend aisément que l’opposition est mue par l’obstination de tout nier pour justifier la violence. En l’absence d'un projet de société digne de confiance à proposer au peuple congolais, seul détenteur de la souveraineté, l’IDC-FROCAD, projette allègrement une contestation électorale certaine.

Elle installe ainsi l’amalgame, en créant une commission électorale parallèle, composée uniquement des membres de cette plate-forme politique. Une structure à laquelle Bowao qui se donne le rôle de garant de l’intégrité du Congo, confie la mission de proclamer les résultats qui sortiront des urnes, le 20 mars prochain.

Il est un proverbe africain qui dit : « un enfant qui caresse la souris a besoin de voir le rat ». C’est dire que l’Idc-Frocad rêve de proclamer les élections (la souris) pour projeter des manifestations violentes (le rat) dans la rue.

Il est encore temps pour que l'opposition radicale, suffisamment représentée au sein de la CNEI, évite à jouer aux apprentis sorciers, parce qu’il est certain que les autres candidats ne laisseront pas l’opposition radicale devenir une CNEI bis.


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