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AFRIQUE

Projet de constitution au Congo : « désormais, le dialogue devient un élément de règlement de conflit politique et c’est institutionnalisé… » Dixit le coordonnateur de l’opposition républicaine, Nyck Fylla


Alwihda Info | Par Propos recueillis par Arcy Ouenabio - 15 Octobre 2015 modifié le 16 Octobre 2015 - 02:48

Dans une conférence presse animée, ce 15 octobre 2015 à Brazzaville, le Coordonnateur général de la convention des partis d’opposition républicaine, assisté de quelques personnalités des partis affiliés, a appelé ses militants à ne pas s’engager dans la violence. Le débat avec la presse a tourné autour des questions d’actualité notamment le projet de constitution jugé innovateur pour avoir fait du dialogue, un élément de règlement de conflit politique Voici un extrait de cet échange avec la presse.


« L’opposition radicale nous accusent de faire le jeu du pouvoir, je voudrai avec votre permission regarder le panel qui constitue notre opposition. Combien de ministres se retrouvent en face de vous ? Nous sommes des opposants parce que nous avons des projets à défendre, nous n’avons pas des comptes à régler parce que nous n’avons jamais été ministres. Donc, les responsables de différentes dérives démocratiques, c’est eux. Qu’ils ne nous accusent pas de faire le jeu du pouvoir. Nous nous battons avec le programme alternatif, c’est pour cela le président Mizidy et moi-même, étions candidats aux présidentielles de 2009.

Le parti socialiste français, c’est un parti qui donne, peut-être, des conseils à ses amis de l’internationale socialiste, en leur disant qu’ils ne sont pas d’accord sur le référendum constitutionnel, mais de quel droit ce parti dont je connais les animateurs peut-il demander au peuple congolais souverain de ne pas se prononcer sur une question fondamentale qui va lier sa vie sur un long terme ? Ce n’est pas responsable, même si il détient le pouvoir en France, de donner des leçons au peuple congolais souverain. Je respecte sa position, mais j’y pense qu’il se trompe largement.

Le refus de ne pas participer au référendum, de boycotter, marcher ; c’est démocratique mais tant que cela se fait dans les règles et le respect de la loi. A quoi cela sert ? Parce que c’est dommage, en dehors du champ politique, lorsque nous nous rencontrons dans la cité entre les leaders politiques, nous nous embrassons, nous mangeons ensemble et pourquoi présenter au peuple une image de division, alors que nous nous retrouvons tous quelque part comme étant parents et amis. Des intérêts particuliers ne doivent pas être au dessus des intérêts des congolais.

La révision du fichier électoral se fait d’une manière paritaire parce qu’au niveau de la CONEL, jusqu’à cet instant précis, le deuxième vice président qui représente l’opposition est bien de l’UPADS et que ce parti ne l’a pas retiré, ainsi que ses membres qui font partis des commissions techniques et de la coordination. Sauf si les journalistes pensent que nous ne sommes pas des opposants au Congo et que la vraie opposition, c’est celle qui est dite radicale. Depuis 2002, nous dénoncions le recensement administratif spécial, nous l’avons obtenu à Dolisie. Aujourd’hui, l’opposition radicale absente à Dolisie, s’approprie toutes les conclusions de ce dialogue pour faire le débat avec la majorité. Cela veut dire que, nous avons eu raison d’aller à Sibiti et pour c'est cela que, nous allons continuer à défendre les acquis aussi bien d’Ewo, de Dolisie que de Sibiti.

S’agissant des limitations du projet de constitution, elles découlent du problème posé au niveau du préambule qui a mis en évidence le dialogue. Les rédacteurs de ce projet de constitution n’ont pas privilégié la désobéissance puisque désormais le dialogue devient un élément de règlement de conflit politique et c’est institutionnalisé. La deuxième limitation qui a été soulignée porte sur le premier ministre. Là aussi, nous pensions que les rédacteurs devraient proposer au le président de la République que le premier ministre soit issu de la majorité, or le texte est muet. Donc, le projet de constitution laisse libre champ au président de prendre un premier ministre même apolitique qui n’appartient pas à une famille politique. Alors que, nous les politiques aurions souhaité que nous retrouvons sur le texte le camp dans lequel serait choisi le premier ministre.


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