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POINT DE VUE

Quand un sultan rejette ses sujets ?


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 26 Juillet 2010 modifié le 26 Juillet 2010 - 21:20

Le secrétaire général du Réseau des ADH du Tchad (RADHT) Djidda Moussa était en face des journalistes du public et privé dans le point de presse présenté le mercredi 7 juillet dernier au siège de l’organisation en face de CONAFIT à la rue de 40m.


Quand un sultan rejette ses sujets ?
La rencontre est axée essentiellement sur l’information de la démarche entreprise dans le domaine de la paix et de la réconciliation dans la région du Dar-sila.  Ajouter à ce point de presse, la situation sociale que vit la population depuis quelques temps.   La population du Dar-sila a été rejetée par son sultan et celle-ci est devenue la cible potentielle de l’administration civile et militaire de la région. A l’origine le sultan refuse d’être le président d’honneur du Comité de Réconciliation et de Cohabitation Pacifique (CRCP). Il aurait pensé que ses intérêts seront accaparés par cet organe.  Il faut se dire que le Comité de Réconciliation et de Cohabitation Pacifique est un organe qui renferme en son sein des représentants de chaque Communauté de la Région du Dar-sila. Il a réussi à réconcilier plusieurs communautés en conflits. Avec la crise entre le sultan de ladite région et ses sujets, la mission de paix et de réconciliation du Réseau des ADH du Tchad s’est rendue dans le Dar-sila afin de réconcilier le sultan et le CRCP. Cette équipe a pu rapprocher les deux parties en conflit. Le sultan qui refusait le poste de président d’honneur dudit Comité est revenu sur sa décision et cela a permis de rétablir la bonne cohabitation pacifique dans le Dar-sila.   Abordant la drôle situation sociale que vit la population depuis quelques temps, le SG note que le gouvernement agit très tard à l’égard de ses administrés. Il indique que personne n’est contre le devenir de notre capitale, la vitrine de l’Afrique.  Mais, enseigne-t-il, certaines décisions violent les droits humains. Il demande par ailleurs au gouvernement de revoir toutes ses méthodes de déguerpir et d’exproprier les citoyens. Pour  lui,  éviter le dédommagement de complaisance qui se passe actuellement, nécessite une mise en place d’une commission paritaire impliquant les victimes. C’est pourquoi il préconise de prévoir des mesures d’accompagnement.   Cependant, monsieur Djidda Moussa s’est félicité des résultats du recensement électoral. De son point de vue, la Ceni a largement accompli sa mission malgré les modiques moyens mis à sa disposition. Il espère enfin que, celle-ci continuera dans la même lancée afin de faire dérouler les futures élections dans la transparence.     Elysée Naïssem .D