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AFRIQUE

"Que tous les musulmans m'écoutent : enlever, tuer des innocents n'est pas l'Islam" (Déby)


- 22 Mai 2014 modifié le 22 Mai 2014 - 20:41


AFP et Huffingtonpost

Idriss Déby au Cameroun aujourd'hui.
Idriss Déby au Cameroun aujourd'hui.
Le président tchadien Idriss Deby Itno, en visite à Yaoundé, a déclaré jeudi que son pays et le Cameroun devaient "agir ensemble" pour venir à bout du groupe islamiste armé nigérian Boko Haram.
 
"Nous vivons sous la menace de Boko Haram (...) Boko Haram a déjà fait du mal (...)", a déclaré Idriss Deby jeudi, lors d'une "visite de travail et d'amitié" au Cameroun, où il a été reçu par son homologue Paul Biya.
 
"Il s'agit d'agir ensemble avec les autres pays, mais en particulier d'agir en synergie entre nos deux pays en mettant tous nos moyens en commun pour faire face à la menace de Boko Haram sur notre territoire", a affirmé Idriss Déby.
 
"Le Cameroun et le Tchad doivent travailler ensemble et faire face ensemble pour barrer la route à toutes les forces du mal", a martelé le président tchadien.
 
"Que tous les musulmans m'écoutent: enlever des adolescentes n'est pas l'islam, tuer des innocents n'est pas l'Islam", a-t-il affirmé, en référence aux actions de Boko Haram.
 
La visite d'Idriss Déby au Cameroun intervient quelques jours après le sommet de Paris consacré à la lutte contre Boko Haram, qui a réuni les présidents nigérian, tchadien, camerounais, nigérien et béninois, ainsi que des représentants des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de l'Union européenne.
 
Le sommet a débouché samedi sur l'adoption d'un plan de "guerre" contre Boko Haram, qualifié de "secte terroriste" et de "menace majeure" pour la région, établissant une large coopération militaire.
 
"Le Cameroun est disposé à examiner avec le Tchad, dans les moindres détails, les conditions dans lesquelles ces dispositions (conclusions du sommet de Paris) pourront être appliquées par nos deux pays, qu'il s'agisse de patrouilles coordonnées, de partage du renseignement, d'échange d'information ou de mécanismes de surveillance des frontières", a assuré Paul Biya jeudi.
 
Le rapt de 276 lycéennes - dont 223 sont toujours captives - mi-avril à Chibok (nord-est), avait créé une immense émotion et entraîné une mobilisation internationale pour les retrouver.
 
Le Nigeria a de surcroît connu cette semaine un déchaînement de violences attribuées à Boko Haram, avec des attaques qui ont fait près de 150 morts en deux jours dans le Nord-Est et le centre du pays.
 
rek/cl/sd



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