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POINT DE VUE

Quelle leçon pour la paix au Tchad ?


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 5 Mai 2011 modifié le 4 Mai 2011 - 11:24

Le premier conférencier M. Roland Marchal s’est basé sur l’alternance, gouvernance difficile de l’Egypte et de Tunisie, c’est ce qui a provoqué les révoltes de populations


 



Les causes et conséquences des révoltes dans le monde arabe, l’alternance de leadership à la tête de l’état et des partis politiques au Tchad de 1060 – 2011, des représentativités des élus et des gouvernants dans un régime à l’alternance limitée, l’impact de la crise libyenne au Tchad et la situation des tchadiens en Libye étaient au centre de la conférence débat animée conjointement par Roland Marchal, Dr. Dilbert Maoundonodji, Lazar Djékourninga, Gali Ngoté Gatta et le représentant du ministre des relations extérieures le SG Mallabo. C’était le 16 avril dernier au centre Almouna.

 

Le premier conférencier M. Roland Marchal s’est basé sur l’alternance, gouvernance difficile de l’Egypte et de Tunisie, c’est ce qui a provoqué les révoltes de populations. Attaquant à son tour, Dr. Gilbert a axé son exposé sur la manière dont les régimes du Tchad se sont succédés de 1960 à 2011 avant d’indiquer qu’il existe de déficit au niveau de leaderships. Pour lui, il n ya pas d’opposition au Tchad. Il manque également le projet de société. Les chefs des partis restent toujours à la tête de leurs partis et ne veulent pas d’alternance. Il déplore par ailleurs le fait qu’ils sollicitent l’alternance à la tête de l’état et non au sein de leurs partis.

 

Lazare Djekourninga a pour sa part développé les sources de crise dans les pays du Magreb. Pour lui, les causes principales sont la pauvreté et la restriction à la liberté et l’empêchement par nos dirigeants à la connexion aux informations.

 

Gali Ngoté s’est appesanti sur les relations entre le Tchad et la Libye et le rôle du leader libyen dans la région. D’après Gali, 30 ans de crise au Tchad ont pour cause Kadhafi. Pour lui, si Kadhafi s’en va, les tchadiens vont s’assoir autour d’une même table pour parler le même langage et penser à l’avenir de leur pays.

 

Enfin le secrétaire général des relations extérieures M. Mallabo, a déclaré que le Tchad a dépensé des centaines des millions pour rapatrier des tchadiens de la Libye. D’autres stratégies sont envisagées pour venir en aide aux tchadiens se trouvant dans les zones de conflits armés.

Cette conférence a été organisée par le Comité de Suivi de l’Appel à la Paix et à la Réconciliation (CSAPR)  .

 

Par Elysée N.