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COMMUNIQUE

RCA : Déclaration du Parti KNK relative aux tueries de l’Eglise Notre-Dame de Fatima


Alwihda Info | Par Bertin BEA - 2 Juin 2014 modifié le 2 Juin 2014 - 14:39


RCA : Déclaration du Parti KNK relative aux  tueries de l’Eglise Notre-Dame de Fatima
En date du 28 Mai 2014, un groupe d’individus de confession musulmane lourdement armé et transporté à bord de deux véhicules ont fait irruption dans l’enceinte de la Paroisse Notre-Dame de Fatima et réussi à commettre d’abominables tueries contre des personnes vivant sur ce site de déplacés ainsi que des chrétiens venus nombreux ce jour préparés la Fête de l’Ascension prévue pour le lendemain.

Le bilan de cette opération meurtrière, digne d’une attaque terroriste et rappelant les modes opératoires de la secte islamiste BOKO HARAM au Nigéria, est particulièrement lourd : plus d’une centaine de victimes, l’assassinat du Prêtre Paul Emile NZALE, de nombreux blessés, des dégâts matériels et des personnes prises en otage. Les dernières informations font état de leurs exécutions.

Ces tueries de l’Eglise Notre-Dame de Fatima ont été accomplies selon toute vraisemblance, en représailles au triple assassinat de jeunes musulmans sauvagement mutilés quelques jours auparavant.

L’on se souvient qu’au mois de Mars dernier, une attaque aux grenades a été menée par des Musulmans ayant causé la mort de plusieurs personnes rassemblées à l’occasion d’une veillée mortuaire au quartier Fatima.
Toutes ces attaques on toujours été conçues, planifiées, puis exécutées par des Musulmans habitant le 3ème Arrondissement de Bangui contre les populations non musulmane ou chrétienne.

Il est clair que le PK5, dans le 3ème Arrondissement, s’est transformé depuis plusieurs mois, en un sanctuaire échappant à tout contrôle et à toute autorité des Forces de Défenses Nationale et Internationale (MISCA et SANGARIS). Considéré comme la dernière enclave musulmane à protéger, le PK5 est devenu, de facto, un Etat dans l’Etat Centrafricain sous le regard complaisant voire complice des forces internationales pourtant muni d’un mandat onusien autorisant clairement le désarmement par la force de toutes les milices armées. A quand le désarmement du PK5 et du 5èm Arrondissement aux allures de la ville de Kidal au Mali ?

C’est avec la même complaisance déconcertante que les forces de la mission SANGARIS ont apporté l’appui logistique nécessaire à la tenue du congrès à Ndélé de la coalition Seleka, cette nébuleuse politico-militaire officiellement dissoute par son chef, Michel DJOTODIA . C’est encore sous forte escorte des forces de SANGARIS que des officiers de la coalition Seleka ont été transportés jusqu’à Bambari pour y installer un Etat – Major militaire ainsi que des Directions Générales de la Police et de la Gendarmerie parallèles. Est – il besoin de rappeler que cette ville de Bambari a été inscrite dans le funeste projet de la partition de la coalition Seleka comme la capitale de la République du Nord – Oubangui.

Ce louvoiement des forces internationales notamment de SANGARIS jette le trouble dans l’esprit du Peuple Centrafricain et contribue, à n’en point douter, au pourrissement de la situation sécuritaire alors que le Président François HOLLANDE avait annoncé une intervention rapide. De on coté, l’Ambassadeur de France à l’ONU précisait que l’intervention française serait une promenade de santé, car en face il n’y avait que de petits voyous qui profitent de l’effondrement de l’Etat, selon ses propres termes .

Or, force est de constater que depuis plusieurs mois, les forces internationales peinent à ramener la sécurité dans le pays mais surtout dans la capitale BANGUI malgré l’effectif de MISCA et SANGARIS. Ces forces internationales semblent de plus en plus être dans une situation d’enlisement que certains observateurs redoutaient à cause notamment de la sous-estimation ou la sous évaluation du niveau de haine et de ressentiment entre les différentes composantes de la vie nationale suite aux violences et atrocités infligées à l’ensemble de la population pendant dix mois de règne de la coalition SELEKA .

Comme par le passé, la population est abandonnée à elle-même, sans protection et ne sait plus à quel saint se vouer dans un contexte ou les Forces de Défenses Nationales et de Sécurité sont en état de quasi – dissolution. De graves menaces pèsent sur le processus de transition, devant favoriser le retour de la paix, la réconciliation et l’ordre constitutionnel à la suite d’élection libre, juste, transparente et inclusive. D’ailleurs, dans sa déclaration à la suite des tueries de l’Eglise Notre-Dame de Fatima, le Premier Ministre de transition a évoqué l’existence d’un complot planifié par des Membres de son propre Cabinet et de celui de Mme le Chef de l’Etat de Transition en vue de perturber la Transition en cours.

En outre, il y’a lieu de s’interroger sur les calculs qui sous-tendent la diffusion d’informations à caractère tendancieux par la chaine d’information Radio France Internationale (RFI) sur la crise centrafricaine. En effet, l’on assiste à hypermédiatisation en cas de meurtres des Musulmans avec coupables identifiés et nommés : Anti-Balaka. A contrario , s’agissant de meurtres non – musulmans ou de chrétiens , les coupables sont qualifiés par RFI de simples assaillants ou de groupes armés non identifiés alors que se sont les éléments de SELEKA ou de musulmans armés , qui en sont les responsables . D’ailleurs, RFI pour détourner l’attention de l’opinion a même cherché à imputer la responsabilité des tueries de l’Eglise Notre-Dame de Fatima aux Anti-Balakas, alors que les auteurs ont été clairement identifiés par la population elle-même .

Préoccupé, au même titre que les autres forces de la Nation par cette spirale de violences et la tournure des évènements qui agitent la capitale centrafricaine, le KNK :

1) Condamne avec la plus grande fermeté les tueries de l’Eglise Notre-Dame de Fatima et l’assassinat des jeunes musulmans ;

2) Présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes ;

3) Exige que le Premier Ministre de Transition produise la liste des personnalités trempées dans le complot planifié visant à perturber la transition en cours ;

4) Réclame l’ouverture d’une enquête aux fins d’identifier les responsables de ces tueries ;

5) Dénonce le caractère tendancieux des informations diffusées par RFI qui frise la propagande et l’intoxication ;

6) Exige le désarmement des 3èm et 5èm Arrondissements de Bangui ;

7) Réitère son exigence visant à réhabiliter urgemment les FACA et à leur donner les moyens de défendre l’intégrité du Territoire National et de veiller à l’application effective et intégrale des différentes résolutions de l’ONU relatives à la crise Centrafricaine par les forces internationales ;

Enfin, prenant en compte la gravité de la situation, le KNK exhorte à nouveau, le Président Denis SASSOU NGUESSO, Médiateur dans la crise centrafricaine à s’impliquer pleinement et urgemment dans son règlement à travers la tenue d’un dialogue politique inter-centrafricain inclusif, seul cadre de conciliation pour panser les plaies profondes du Peuple Centrafricain.

Fait à Bangui le 30 Mai 2014

Pour le Bureau Politique,
Le Secrétaire Générale par Intérim

Bertin BEA


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