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POINT DE VUE

RCA-France-Tchad : Un opposant centrafricain écrit à François Hollande


- 2 Janvier 2014 modifié le 2 Janvier 2014 - 12:22


Simon Koitoua.
Simon Koitoua.

Lettre ouverte à M. François Hollande, Président de la république française

Objet : de la nécessite de défendre la dynamique des valeurs de la République et de la démocratie en Centrafrique

Monsieur le Président,
.
Nous vous avons alors invité à une véritable politique de rupture en Matière de politique étrangère, notamment avec les pays africains, et Particulièrement avec la Centrafrique. Face à la récurrente violation, aussi bien des droits humains et constitutionnels la dictature militaro-politique qui régente depuis plus de 10 mois dans notre pays, notre jeunesse après maints appels adressés à l’Irresponsable de la Transition Centrafricaine et son gouvernement, de rendre le tablier tous les irresponsables de la transition ont failli à leur mission .Pour un Centrafrique démocratique en vue d’une sortie de crise heureuse et pacifique. Malheureusement, depuis lors, les manifestations publiques pacifiques, toutes nos manifestations, ont été l’objet d’une violente répression par les forces Tchadiennes de MISCA, bien que toutes les administratives ne fonctionnent pas.

Le bilan actuel de cette violence d’Etat des voyous seleka sur de paisibles citoyens est de 15 milles morts, plusieurs blessés, dont certains graves.

Face à l’exacerbation de la tension politique dans le pays, seule solution est la démission de Michel Djotodia pour que la paix revienne sur tout l’étendu du territoire. Les milliers de Cadavres Centrafricains valent-t-ils moins que les quelques dizaines de Responsables Politiques ou chefs de guerre ayant endossés Rôles et Responsabilités et générés "la mort" en RCA ?

François Hollande sur le plateau de France 2 le 28 mars 2013 - photo Afp - Fred Dufour
François Hollande sur le plateau de France 2 le 28 mars 2013 - photo Afp - Fred Dufour
Monsieur le Président,*
Les manifestants qui se reconnaissent dans votre dynamique des valeurs, de la république et de la démocratie en France, scandaient dans une atmosphère bon enfant « Libérez la Centrafrique », « François HOLLANDE au secours », « Michel Djotodia démission ». C’est dans ce contexte qu’est survenue une fois de plus la violence d’Etat inouïe caractéristique de la dictature militaro-politique de Bangui. Les images édifiantes de cette terrible répression des forces Tchadiennes ont fait le tour du monde, relayées par la plupart des medias internationaux.
Le peuple Centrafricain a conscience qu’il revient à toutes les filles et tous les fils de la Centrafrique tout entier, de régler eux-mêmes la grave crise militaro-politique à laquelle est confronté, notre pays. Mais il demande plus de fermeté au cœur de l’action diplomatique en ce qui concerne la Centrafrique.

Pour nous la communauté internationale ne saurait garder silence quand les valeurs qui fondent l’humain, l’action citoyenne, la République et la démocratie sont foulées au pied par Michel Djotodia. En effet, sa présence au sommet de l’Etat Centrafricain repose sur des crimes imprescriptibles, et est source de désolation au sein de la population Centrafricaine. C’est pour cette raison, qu’au regard de l’ampleur de la répression des troupes Tchadiennes dans le pays sans discrimination de lieux notamment à l’intérieur même de l’église.

Face à l’embrasement de la Centrafrique qui se profile en raison de l’autisme de Michel Djotodia et son gouvernement à entendre les légitimes revendications du peuple Centrafricain, la démission de Djotodia, le retrait des troupes Tchadiennes de la Centrafrique et une nouvelle Transition consensuelle. A la dernière nouvelle le 01/01/14, le Dictateur Tchadien DEBY vient d’envoyer 60 BG 75 et armement pour combattre qui ?

Nous voulons vous prendre à témoin aussi bien que la Communauté internationale, sur la tragédie du Peuple Centrafricain, et espère qu’il ne sera pas trop tard avant que n’émerge une réelle volonté politique à mettre hors d’état de nuire la dictature militaro-politique de Michel Djotodia de Bangui dont la similitude au pouvoir de Khartoum n’est plus à démontrer les deux ont commis le crime contre l’humanité.

Espérant que toutes les préoccupations que nous avons formulée trouveront auprès de vous toute l’attention qu’elles méritent nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre plus haute considération.

* Rabat le 02 janvier 2014
Koitoua Simon 
Centrafricain de la Diaspora et opposant
Tel : 00212630983806 
mail : skoitoua@gmail.com