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AFRIQUE

RCA : La MISCA déplore des "informations inexactes", le contingent tchadien sécurise Bossangoua


- 23 Février 2014 modifié le 23 Février 2014 - 20:16

La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine déplore la diffusion d’informations inexactes sur la situation sécuritaire à Bossangoua.


Un soldat de la Misca en patrouille à Bossangoa, en Centrafrique, le 20 février 2014 (Pacome Pabandji)
Un soldat de la Misca en patrouille à Bossangoa, en Centrafrique, le 20 février 2014 (Pacome Pabandji)
Bangui, le 23 février 2014: La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) déplore la manière dont la situation sécuritaire dans la ville de Bossangoua a été dépeinte par certains médias. Dans un article en date du 21 février 2014, l'AFP a affirmé que la communauté musulmane vivant à Bossangoua avait été abandonnée à son sort, sans protection aucune.
 
En réponse à ces informations, la MISCA souhaite apporter les précisions suivantes:
 
i) la ville de Bossangoua avait été divisée en deux secteurs, l'un sous le contrôle de la MISCA, l'autre sous celui de l'opération Sangaris, et ce conformément à un mécanisme conjoint d’opération convenu par les deux forces. Après avoir sécurisé leur secteur, les forces de l’opération Sangaris se sont dirigées vers leur prochaine cible;
 
ii) par la suite, la MISCA a pris le contrôle du secteur libéré par Sangaris, avec le déploiement d'éléments du contingent tchadien de la Mission;
 
iii) à ce jour, la ville a été libérée de la présence des groupes armés et des criminels qui terrorisaient la population locale. Les troupes de la MISCA effectuent des patrouilles régulières, protègent les infrastructures clé de la ville, et ont démarré avec succès le processus de cantonnement des ex- Séléka.
 
Le Commandant de la Force de la MISCA, le Général de brigade Tumenta Chomu Martin, se rendra prochainement dans le secteur pour évaluer les progrès accomplis à ce jour et convenir avec les commandants de la Mission qui sont sur place de la voie à suivre en ce qui concerne la finalisation du cantonnement des ex- Séléka.
 
Après le transfert d'autorité, le 19 décembre 2013, la MISCA a rapidement atteint son effectif autorisé de six mille militaires et personnels de police. En accord avec le plan de déploiement de la MISCA, deux mille soldats et policiers sont déployés à Bangui, tandis que quatre mille militaires sont déployés en différents autres endroits de la RCA. 
 
Grâce aux efforts de la MISCA, et avec le soutien de l’opération Sangaris, la situation à Bangui s'est considérablement améliorée. Des améliorations ont également été enregistrées à l’intérieur du pays. Consciente des défis qui continuent de se poser sur le terrain sur le plan sécuritaire, ainsi que l’illustre, entre autres, l'assassinat lâche de trois civils hier à Bangui, la MISCA continuera à intensifier ses efforts pour stabiliser davantage la situation, améliorer la protection des civils et créer des conditions propices au parachèvement de la transition politique en cours.


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