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AFRIQUE

RCA : La diplomatie New-Yorkaise inquiète du retrait précipité de l'armée tchadienne


- 7 Avril 2014 modifié le 7 Avril 2014 - 15:11

Selon le journal français Le Monde.fr, des hauts diplomates américains ont reproché à l'ONU d'avoir été « un peu vite en besogne, en rendant publique une enquête avant même de l'avoir achevée », accusant le Tchad d'avoir tiré sans être provoqué à Bangui. Bon nombre de diplomates à New York se disent inquiets des retombées d'un retrait plus large. Les Tchadiens forment le plus gros contingent de la Misca, avec 850 hommes sur 6 000. Prise sans concertation, « la décision de N'Djamena a pris tout le monde de court », explique une source diplomatique.


Des soldats tchadiens quittent Bangui, vendredi 4 avril. | AFP/MIGUEL MEDINA
Des soldats tchadiens quittent Bangui, vendredi 4 avril. | AFP/MIGUEL MEDINA
Le Tchad va-t-il, comme il l'a dit, retirer toutes ses troupes de la République centrafricaine (RCA), au moment où le pays espère un soutien international plus fort pour sortir du chaos ? L'affaire embarrasse l'ONU, quatre jours après l'annonce d'un départ du principal contingent de la force internationale de soutien à la RCA, pour l'heure sous conduite de l'Union africaine (Misca).
 
Quelque 200 premiers policiers et militaires tchadiens ont quitté Bangui vendredi 4 avril. Dans la capitale, la présence tchadienne était source de tensions. Mais bon nombre de diplomates à New York se disent inquiets des retombées d'un retrait plus large. Les Tchadiens forment le plus gros contingent de la Misca, avec 850 hommes sur 6 000. Prise sans concertation, « la décision de N'Djamena a pris tout le monde de court », explique une source diplomatique.
 
Cependant, cette source reproche à l'ONU d'avoir été « un peu vite en besogne, en rendant publique une enquête avant même de l'avoir achevée ». Vendredi, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme à Genève a accusé les militaires tchadiens d'avoir tiré de façon indiscriminée « sur un marché bondé de civils non armés », et ce, sans avoir été provoqués. Au cours de ces violences, le 29 mars à Bangui, au moins 30 personnes ont été tuées et 300 autres blessées, dont des enfants et des femmes enceintes.




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