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COMMUNIQUE

RCA : "La force Sangaris douée dans une prise de position versatile", selon le MDDO


- 17 Février 2014 modifié le 17 Février 2014 - 09:56


MOUVEMENT DE DEFENSE DU DROIT DES OPPRIMES (MDDO) - COMMUNIQUE N°001

RCA : "La force Sangaris douée dans une prise de position versatile", selon le MDDO
Depuis le déclenchement de la rébellion séléka le 10 décembre 2012 jusqu’au coup d’Etat perpétré le 24 mars 2013, les centrafricains ont vécu la plus sombre histoire de leur existence devant l’impassibilité totale de la communauté internationale y compris la France. Le pays a été livré et abandonné à une bande de mercenaires tchado soudanais d’obédience Djihadistes. Les Centrafricains ont vécu l’inimaginable cauchemar que l’intelligence humaine ne pouvait ni admettre à l’orée de ce troisième millénaire. Sinon, c’est en Centrafrique, seulement dans ce recoin du monde enclavé, où le peuple est prit dans une sorte de carcan, qu’il faut accepter toute sorte de bouffonnerie, de turpitudes et de stupidité d’où qu’elle vienne. La RCA n’intéresse que pour ses intérêts et que le peuple est considéré comme un amas d’immondices. Et qu’en voie de conséquence privé de réclamer leur droit inaliénable. La justice n’appartient qu’au vainqueur. Tel est la résultante du spectacle prêt à couper le souffle que nous livre Mme SAMBA PANZA, in extenso la force sangaris, la Misca et l’ingénieux procureur Ghislain Grésenguet en ce jour du samedi 15 Février 2014.
 
Nous rejetons en bloc les allégations de monsieur Ghislain Grésenguet, procureur de la République qui :
 
Primo, fait le jeu de sa famille génitrice et de son clan politique pour régler un compte politique contre un groupe déterminé qui d’une part, continue de faire l’objet d’incessante agressions et muselé comme un paria. D’autre part, les vrais bourreaux du peuple qui ont longtemps persécutés, tués, violés mais que leurs actes est couvert d’une impunité totale car, ils ont une main tutélaire qui les protègent et jouissant d’une immunité absolue. Voilà le décor qu’on nous a offert le spectacle du samedi 15 Février 2014.
 
Secondo, de se plier obséquieusement et sans vergogne aux injonctions des puissances occultes qui veulent imposer leur diktat aux centrafricains ceux là même qui sont à l’origine du calvaire que vit le peuple aujourd’hui.
 
Tertio, le procureur s’est inscrit en faux dans sa démarche entachée d’irrégularité juridique tant formelle que matérielle. Ce qui constitue désormais sa marque de fabrique consistant à faire le vœu des oppresseurs mais également pour faire d’une pierre deux coups, d’assouvir son insatiable appétit politique et clanique. Ce qui est une forfaiture grave et un acte de félonie. Le procureur doit plutôt se défaire de sa toge pour lequel il a fait le serment de protéger les centrafricains, avant de se jeter dans l’arène politique.
 
Quarto, la République Centrafricaine est en pleine déconfiture où l’administration a été littéralement pillée mais où les forces de défense et de sécurité ont été sciemment mises de coté et leur tête mise à prix. Des 9 mois du règne de Djotodia jusqu’aujourd’hui, plusieurs familles militaires sont dans l’émoi à cause de leur proches qui ont été enlevés portés disparus et soumis à des sévices corporels jusqu’à ce que mort s’en suive. Aucune procédure judiciaire n’est jusqu’ici engagée pour ne fusse que constater la disparition. Malgré les nombreux témoignages rapportés, des preuves que les familles aimeraient soumettre à la connaissance du procureur mais qu’ils ont été purement et simplement éconduit. Des charniers ont été découvert dans des camps militaires et sous la barbe même de monsieur le procureur en commençant bien sûr par le camp de roux qu’habitait Djotodia, mais jusque là le ministère public évite d’en débattre du dossier surtout lorsqu’il apparait plausible l’implication des seigneurs séléka. C’est le black-out total.
 
Or, l’idéal pour Mme Catherine SAMBA PANZA doit consister fondamentalement à remettre en marche l’architecture étatique avec ses démembrements plutôt que d’envenimer la situation. Ainsi donc, une fois investi de ses attributs de souveraineté, l’Etat saurait lui-même cherché les voies et moyens à rendre la justice de façon équitable, transparente. Or dans le cas d’espèce, nous ciblons certaines personnes accusés de pestiférées parce qu’ils ont ramés à contre courant du diktat impérialiste. Ceux là portent en eux la poisse. Ce qui laisse apparaitre clairement que la RCA n’est plus un Etat mais plutôt un espace vierge. Une proie livrée aux mains des prédateurs et aux intérêts des pays déstabilisateurs de la sous régions « sous l’œil vigilante » de la France.
 
Ce n’est pas du tout anodin quand Mme Catherine SAMBA PANZA a consacré sa première sortie officielle en République du Congo pour recevoir l’onction sacrée du président Denis SASSOU NGUESSO intuiti personae médiateur dans la crise centrafricaine, alors qu’on fond c’est l’un de personnalités pyromanes qui, avec certains de ses pairs de la sous region,ont signé l’acte de décès de la RCA en apportant leurs appuis conséquents et caution morale à Michel DJOTODIA et la séléka de prendre le pouvoir sans calcul des conséquences qui adviendraient. Selon une source proche du dossier qui requiert l’anonymat, le président SASSOU a instamment demandé à la présidente de la transition que si elle veut vraiment gouverner les mains libres, elle doit au préalable traquer et écrouer tous les officiers militaires et certains membres d’un courant politique bien déterminé. C’est ainsi que depuis Brazzaville, monsieur Ghislain Grésenguet a été instruit de monter le premier cliché de l’épisode. D’ores et déjà la machine infernale téléguidée s’est mis en branle pour assouvir aux insatiables appétits de la France. Dès son retour au pays, la présidente aurait réunie illico presto certains officiers pour leur relayer l’information mais qu’en réponse, ces derniers se seraient montrés dubitatifs arguant qu’une telle initiative engrangerait de conséquences dévastatrices si jamais l’idée d’arrêté de manière ciblée une partie des officiers est mise en exécution. Voilà les vrais raisons ayant conduit à cette mascarade d’intervention à Boy rabe le samedi 15/02/2014 dont on y greffe l’étiquette d’un prétendu désarmement.
 
Or, il est de notoriété publique que c’est le quartier Km5 à dominance musulmane qui est la véritable poudrière de la ville avec une quantité considérable d’armes de guerre mais que sur instruction de la France, Sangaris et Misca refusent de procéder au désarmement pour ne se focaliser que sur Boy rabe qui porte encore en lui, les stigmates de toutes les atrocités cruelles des séléka, Boy rabe qui a payé le lourd tribut en termes de pertes tant matérielles qu’humaines. Depuis un certains temps personne ne peut franchir la grande artère de l’avenue Koudoukou où les milices supplétifs de la séléka sèment la zizanie tuant, pillant sans qu’aucune action ne soit enclenchée pour leur désarmement.
 
Par cette intention manifeste soit de la part du haut commandement de la MISCA, soit de la force Sangaris douée dans une prise de position versatile que de ce gouvernement des marionnettes, il y’a lieu de faire les observations suivantes :
 
1. Que le fait de s’apitoyer sur une partie belligérante en échafaudant des salve de critiques acerbes contre les antis balaka, puis d’oublier la plaie béante laissée par séléka Djotodia et consort relève d’une pire mythomanie et de la part de la MISCA que de l’opération Sangaris dont la seule présence est justifiée pour des intérêts néocolonialistes et le pillage systématique des ressources naturelles que le sous sol centrafricain regorge et qui serait à l’origine de cette tragédie ;
 
2. Que l’épouvantable, l’effroyable violence et les tueries subites dans chaque famille ayant perdu les siens, ne représentent rien aux yeux de la France qui prend fait et cause pour la séléka et Idriss Deby son père géniteur ;
 
3. Que l’intention de la présidente de la transition n’est pas d’œuvrer pour la paix, mais plutôt d’amorcer une politique de bras de fer, d’exclusion et de chasse aux sorcières avec à la clé, la méconnaissance des vrais acteurs du changement ;
 
4. En agissant de la sorte, la Misca et Sangaris donnent quitus aux oppresseurs qui ont prit le peuple centrafricain en otage 9 mois durant et que leur seule présence est de proroger la souffrance de la population ;
 
5. Au procureur de la République, nous lui demandons de faire son travail selon les règles de l’art et conformément à la déontologie professionnelle. Beaucoup de centrafricains ont perdu leur vie, y compris son collègue froidement abattu par Jules Djotodia en cavale en Chine, auquel il n’a pas ouvert une enquête. Beaucoup sont aujourd’hui sans abris, des familles disloquées et disparues. Bref ! Le sang de toute cette population prit en otage sur leur propre territoire ne restera pas impuni. Il y’a toujours dans ce pays, des procureurs de la République à chaque époque et sous chaque régime. Et que demain, il pourrait en avoir d’autres.
 
6. En conséquence, nous demeurons sceptiques quand à l’aboutissement heureux d’un processus électoral que la communauté internationale entend conduire à bon escient sinon, les jeux sont pipés d’avance pour l’organisation prochaine des élections à guichet fermé avec des hommes et des femmes aux ordres. En tout cas, l’imbroglio politique en République Centrafricaine ne pourrait trouver une issue de sortie que si les hommes et les femmes se parlent franchement entre centrafricains pour dire la vérité et de se demander pardon sans hypocrisie. Ce n’est qu’à ce prix que nous connaitrons la vrai paix qui cimente les cœurs ensemble. Faute de quoi, l’on va déshabiller saint pierre pour habiller saint Paul.
 
7. Sommes toutes, de par leurs actes, la communauté internationale en particulier la France ainsi que les nouvelles autorités qui gèrent le pays depuis la base M’poko veulent nous faire comprendre que la séléka jouit d’une impunité totale et sont sainte nitouche. Seuls se sont les antis balaka qui ont emmenés des troubles dans le pays ; histoire d’occulter la vérité sur les vrais cause de la tragédie centrafricaine.
 
8. Les religieux qui s’investissent jour et nuit pour prêcher la paix doivent s’activer auprès des nouvelles autorités des risques de leurs agissements qui compromettent dangereusement la paix sociale. En tout état de cause, la paix est d’abord et avant tout une disposition d’esprit. Ce n’est pas le fait de mener une croisade à travers le monde, d’inonder les médias qui nous fera décrocher ce prix Nobel. le peuple qui a souffert et continue d’endurer les affres de cette violence qu’on lui a imposée n’a pas encore dit son dernier mot. L’injustice cette fois ci, est d’une flagrance notoire et qu’au nom de la paix, la communauté internationale en particulier la France à intérêt de revoir sa position sans considération de faciès.
 
Enfin, face à cette incurie politique, devant l’injustice criarde et la partialité dont fait montre le gouvernement de diktat et leurs complices emmène le MDDO à engager une croisade de sensibilisation partout dans le monde pour expliquer à foison les vrais raisons de cet envahissement de notre espace territoire pour enfin soumettre les centrafricains à la servitude à l’aube de ce troisième millénaire.
 
Le 17 févr. 2014
 
La Coordination du Mouvement de Défense du Droit des Opprimés.
Valentin NDIKPI.


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