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AFRIQUE

RCA : La levée de sanction sur l’exportation du diamant et de l’or: un moyen de la reprise des activités scolaires et de renforcement du processus de DDR.


Alwihda Info | Par HAMAT MAL-MAL Essène - 12 Décembre 2014 modifié le 11 Décembre 2014 - 23:01

CENTRAFRIQUE


Embargo sur le diamant centrafricain, un frein à la scolarisation des enfants

Depuis plus de deux ans, l’exploitation des ressources minières en République Centrafricaine est mise en veilleuse par le processus de Kimberley sur la certification des diamants. L’embargo sur les ressources minières est un frein à la scolarisation des enfants.
Cette situation a eu des effets sur populations des zones minières et ayant engendré une baisse du niveau de recrutement dans les établissements scolaires et l’abandon des classes par les élèves.
En effet, l’activité principale des populations de la Haute-kotto, Basse-kotto, Mbomou, Ouaka, Mambéré-Kadei … étant basée sur l’exploitation du diamant et de l’or, la sanction dur l’exploitation de ses minerais s’est traduite par une absence de ressources financières des parents d’élèves pouvant faire face à la scolarité de leurs enfants. La majorité des élèves s’est reconvertie dans la conduite des taxi-motos et d’autres sont devenus purement des consommateurs de drogues avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer.
Aussi, les combattants et éléments des groupes armés contrairement à ce que l’on pense que c’est « l’argent du diamant qui sert à payer les armes », c’est le fait qu’il n’ait pas d’activités minières que les éléments armés se pointent sur les barrières routières pour demander des rançons de 3000 à 5000 FCFA sur les transporteurs et commerçants.
La présence des forces de la MINUSCA et forces françaises de SANGARIS a permis une amélioration de la situation sécuritaire surtout dans la Ouaka et la Haute-Kotto et de fait, une initiative tendant à plaider pour la levée de la sanction devrait être renforcée par les rapports des organisations internationales.
Tout comme les autres secteurs, le secteur minier ne devrait pas souffrir si la communauté internationale veut abréger les peines sociales des populations centrafricaines.
Aussi, la levée de cet embargo constituera un appui au processus de désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) des éléments armés. La reprise de l’exploitation du diamant et de l’or par le financement des artisans et la commercialisation des produits par les bureaux d’achat donnera l’occasion aux éléments armés de déposer les armes et de tirer profit dans les chantiers de diamants et de l’or de qui sont pour eux une activité prospère et plus rentable que les barrières routières.
Enfin, la reprise de cette activité génératrice de revenus contribuera au retour massif des élèves sur les bancs de l’école et aidera l’Etat Centrafricain à recouvrir ces recettes régaliennes.
Dr. HAMAT MAL-MAL Essène
Enseignant-chercheur à l’Université de Bangui


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