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POLITIQUE

RCA : Le camp Patassé plus que jamais déterminé à s'investir pour la paix et vise les prochaines éléctions


Alwihda Info | Par kodegue guy simplice - 30 Janvier 2013 modifié le 31 Janvier 2013 - 00:18

Les accords de Libreville étant effectivement entrés dans la légalité internationale, l’heure est au rendez-vous des forces positives pour redonner confiance au peuple blasé et donner la chance à la République centrafricaine de se réconcilier avec lui-même. Sur cette lancée, la rédaction a entrepris de donner la parole aux animateurs de la vie politique nationale dont M. Sylvain Patassé, fils du défunt président Ange Félix Patassé. Opérateur économique, Sylvain Patassé est le Vice-président de la fédération France-Europe-Amériques-Océanie du MLD (Mouvement de Libération Démocratique), l’une des tendances patassistes qui se réclament de l’héritage politique de Patassé. Il parle de sa conviction et de l’impérieuse nécessité de soutenir la transition, dans un élan de confiance retrouvée.


L'ancien Président, Ange Félix Patassé
L'ancien Président, Ange Félix Patassé
Interview exclusive de Sylvain Patassé

L’Hirondelle (LHRD) : Monsieur sylvain Patassé Bonjour et merci d'avoir acceptée une interview à l’Hirondelle! Et on peut vous présenter ?

Sylvain PATASSE (SP) : C'est moi qui vous remercie! Je suis un opérateur économique,et subsidiairement Vice-Président de la Fédéra-tion France-Europe-Amériques,Océanie du MLD,

LHRD : En tant que membre du MLD,l'une des principales composantes politiques qui revendiquent la pérennisation des idées de votre défunt Père Prési-dent,comment voyez- vous la situation de la RCA actuelle, les actes de la coalition SELEKA et les accords de Libreville?

(SP) : Comme vous le savez les accords de Libreville sont entrés dans la légalité interna-tionale, il n'y a plus de polémique là-dessus!Ce qui est aujourd'hui important en tant que Centrafricain, c'est que notre pays trouve les forces positives nécessaires pour une sortie de crise définitive. Si je me suis engagé offi-ciellement en politique, c'est parce que j'esti-me que la nouvelle génération doit prendre ses responsabilités avec l'appui des aînés et c'est un impératif, trop c'est trop. Jamais un autre pays au monde n'a connu la situation de la RCA, avec les énormes potentialités que regorgent son sous-sol et son sol. Mes activités économiques m'ont permis de voir comment les autres nations, même dans des situations d'extrême pauvreté sont parvenues à se redresser,et engager d'énormes sacrifi-ces pour le développement de leur pays. Le bien-être ne doit pas être un rêve pour les Centrafricains mais une réalité.

LHRD : tel père tel fils « ? Rire,,,,,

(SP) : Personne ne peut remplacer le Prési-dent PATASSE et il en est de même pour d'autres Hommes d'État!l La chance que nous avons c'est qu'il est le patrimoine de tous les Centrafricains!Vous aviez vu la mobi-lisation du peuple tout entier pour lui rendre un dernier hommage en 2011! Et Je rappelle-rai que lui et le Président KOLINGBA ont tout fait pour que la démocratie s'instaure en Cen-trafrique en 1993,voilà un exemple à suivre!
LHRD : Sans tarder,allons droit au but: vous aviez dans une lettre d'appel adres-sée à tous les militants et sympathisants du MLD,expliquez-nous ?

(SP) : Vous avez raison mais ce n'est qu'un des points de notre feuille de route. Nous nous sommes résolument engagés pour sou-tenir la transition que dirige Maître Tiangaye, et concourir à sa réussite. Et comme vous le savez, le but d'un parti politique c'est de parti-ciper à l'animation de la vie politique et ce n'est pas dans la rue mais au sein des institu-tions du pays,

LHRD : Pensez-vous que l'état du pays au vu des derniers événements,permet aux partis politiques de réaliser cet objectif?

(SP) : Justement en tant qu'opérateur écono-mique,je puis vous dire que la situation du pays est très alarmante. Les infrastructures routières sont telles que le circuit de commer-cialisation ne peut pas fonctionner,les échan-ges non plus !Nous dépendons en grande partie des autres États de la CEEAC, compte tenu de l'enclavement du pays, nous devons beaucoup militer pour l'intégration régionale, surtout ne pas oublier qu'aucun investisseur n'aime les bruits de bottes!tous ces facteurs ajoutés à d'autres que nous connaissons tous, mettent en mal l'économie centrafricai-ne. Les premières victimes de ces crises sont les populations civiles et les opérateurs éco-nomiques et Dieu sait que nous n'en avons pas beaucoup!

LHRD : Parlons de la transition!votre parti vous a proposé comme MINISTRE ,est-ce par ce truchement que vous estimez contribuer pour son succès?

(SP) : D'abord je n'ai pas été consulté ni don-ner mon consentement pour une proposition quelconque! Je suis opérateur économique et je le reste. Mettons nos égos de côté, ser-vons d'abord notre pays et nos compatriotes, aidons-le à retrouver la confiance dont il a besoin pour se relever. Le reste est un pro-blème interne que nous avons déjà réglé au sein du parti. Les Centrafricains veulent autre chose que les questions d'être ministre. Ils ont besoin de la paix, la sécurité, la libre cir-culation des biens et des personnes, l'éduca-tion, se soigner, manger à leur faim, avoir de l'électricité, et boire une eau saine.......

LHRD : Vous parlez de la confiance en RCA ,comment vous l'appréhendez ?

(SP) : Vous savez nous vivons dans un mon-de globalisé!Les exemples d'autres grandes nations doivent nous inspirer!La France avec qui nous avons des liens historiques très forts ,célèbre les 50 ans du Traité de l'Élysée avec l'Allemagne ,Voilà un exemple pour nous Centrafricains, qui étions hier des ad-versaires ou presque des ennemis d'aller de l'avant et prioriser l'intérêt supérieur de notre pays. Ces deux pays sont aujourd'hui les deux piliers de l'économie européenne et garants de la stabilité de l'Europe!Inspirons-nous de cet exemple, et construisons notre pays dans l'entente.

LHRD : Votre mot de fin !

(SP) : C'est de dire que toutes les forces vives de la nation puisse s'investir avec leur coeur pour le succès de la transition qui s'ou-vre afin de donner une chance à la paix! Une paix partagée, durable, sans arrière pensée, sans laquelle nous ne pourrons tirer profit de nos richesses convoitées par les grandes nations, et les grands investisseurs.

Interview réalisée par Sylvestre Krock

Les accords de Libreville étant effectivement entrés dans la légalité internationale, l’heure est au rendez-vous des forces positives pour redonner confiance au peuple blasé et donner la chance à la République centrafricaine de se réconcilier avec lui-même. Sur cette lancée, la rédaction a entrepris de donner la parole aux animateurs de la vie politique nationale dont M. Sylvain Patassé, fils du défunt président Ange Félix Patassé. Opérateur économique, Sylvain Patassé est le Vice-président de la fédération France-Europe-Amériques-Océanie du MLD (Mouvement de Libération Démocratique), l’une des tendances patassistes qui se réclament de l’héritage politique de Patassé. Il parle de sa conviction et de l’impérieuse nécessité de soutenir la transition, dans un élan de confiance retrouvée.

M. Sylvain Patassé



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