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REACTION

RCA : Lettre ouverte à Madame Samba Panza


- 26 Mars 2014 modifié le 26 Mars 2014 - 21:12


PAR DEWENE SAMSON

RCA : Lettre ouverte à Madame Samba Panza
Le départ du pouvoir de Michel Djotodia était donc devenu un impératif incontournable pour amorcer un véritable changement de la gouvernance en RCA.
 
Madame Catherine Sampa Panza, vous vous êtes posé comme le chef de l’Etat de la République Centrafricaine à l’issu de votre élection par les conseillers nationaux. Pensant qu’ainsi vous allez nous conduire la Centrafrique à des élections libres, crédibles et transparentes.
 
Le départ du CRIMINEL DJOTODIA est la somme de nombreux combats menés pour la liberté par l’ensemble des centrafricains de tous bords. La somme de toutes ces revendications devait nous mener vers plus de démocratie, plus de respect du droit humain, plus de liberté dans la paix, la sécurité l’unité nationale et le développement.
 
Pour tous ces efforts et pour le peuple centrafricain meurtri, il ne sera pas supportable qu’une autre voie s’ouvre vers une dictature encore plus violente.
 
Ne reproduisez pas le même schéma que celui de l’ancien régime sanguinaire de la seleka.
 
Le problème étant la défaillance de la gouvernance démocratique, la construction d'une paix durable doit passer par les réformes nécessaires et incontournables de la gestion publique et le suivi d’un bon projet de société.
 
Ainsi que celui d’une grande conférence nationale, dans l'intérêt supérieur du pays, nécessite une mobilisation nationale et devra inclure tous les acteurs de la scène politique centrafricaine, y compris les représentants des syndicats et de la société civile.
 
Je vous demande de trouver rapidement une solution pacifique qui permettra le rétablissement de l'ordre public, l’accès immédiat aux besoins vitaux pour la population (soins de santé, logements, alimentation, protection et sécurité des personnes), le respect de l'Etat de droit et le retour rapide à l'ordre constitutionnel. Il faut impérativement que nos institutions fonctionnent afin de revenir sans tarder à une situation normale.
 
Une période de six (6) mois à un an est largement suffisante pour ramener la sécurité sur tout le territoire et organiser des élections. En attendant, chaque Centrafricain doit pouvoir s’impliquer dans le retour de l’ordre et le respect de la loi.
 
Il est extrêmement urgent de s'attaquer très rapidement aux racines de l'instabilité pour éviter un affrontement armé généralise. Seul un véritable changement de gouvernance apportera une paix durable.
 
Dans ces conditions, et si vous vous engagez à un agenda qui respecte le retour à la démocratie, l’implication de tous les Centrafricains à la reconstruction de notre pays, à son développement économique sur l’ensemble de notre territoire et au progrès pour tous, je pourrais apporter ma contribution aux efforts du gouvernement. Enfin, l’ouverture d’un dialogue avec les patriotes Anti Balakas car c’est grâce à eux que vous êtes arrivé au pouvoir.
 
DEWENE SAMSON


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