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COMMUNIQUE

Rca: Une Association porte plainte contre Michel Djotodia, Ancien chef d’Etat de Transition de Centrafrique


Alwihda Info | Par SEKODE NDEUGBAYI Chancel - 10 Février 2015 modifié le 10 Février 2015 - 13:30

Le 10 mai 2013 les rebelles Séléka ont causé la mort d’au moins 13 personnes qui avaient été réunies de force dans une maison avant d’être brûlées vives lors de l’attaque , dans un village dans la région de Kaga-Bandoro au centre du pays.


INFO

Collectif pour la lutte
Contre l’Impunité en Centrafrique
37 rue de Kerbertrand 29300
Quimperlé, France.

Enregistré sous N° W294006079
Préfecture du Finistère Monsieur
Le Procureur de la République
4 boulevard du Palais
75055 PARIS CEDEX 01
France

Objet : Dépôt de plainte

Je soussigné, Chancel SEKODE NDEUGBAYI, agissant en qualité de président du Collectif pour la Lutte Contre l’Impunité en Centrafrique, défenseur des Droits de l’Homme et membre à part entière de la société civile, reconnu officiellement par les autorités françaises sous le numéro ? dont le siège est situé au 37 rue DE KERBERTRAND à Quimperlé,
Ai l’honneur de porter plainte entre vos mains contre Monsieur: Michel Djotodia, Ancien chef d’Etat de Transition de Centrafrique, président de la coalition rebelle Séléka, fondateur du mouvement rebelle l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement(UFDR) demeurant actuellement à Cotonou au Benin et ses principaux complices à savoir :
Monsieur Noureddine Adam dirigeant militaire de la Convention des patriotes pour la justice et la paix ( CPJP)
Monsieur Mohamed Moussa Dhaffane, fondateur de la Convention patriotique du salut du kodro (CPSK),
Monsieur Arda AKOUMA, en raison des faits suivants :

_ assassinats, arrestations arbitraires, viols

_ destruction et incendie des maisons d’habitation,

_ exécutions sommaires et toutes autres qualifications qui pourraient se révéler utiles.
En effet, depuis le déclenchement de la guerre civile centrafricaine par la coalition rebelle la Séléka en 2012, à laquelle plusieurs groupes militaro-politiques ont participé, Monsieur Michel DJOTODJA AM NANDROKO et ses généraux se sont distingués par des assassinats et de nombreux cas de violations des Droits Humains restés impunis jusqu’à ce jour.
Le 7 janvier 2013, Madame Elisabeth OLOFIO, journaliste de la Radio communautaire ‘’Bé-Oko’’ de Bambari (centre) a été enlevée pendant l’occupation de la ville par les rebelles de Séléka, maltraitée et violée. Elle mourut quelques mois plus tard des suites des traitements inhumains subis.
Six (6) personnes ont été tuées par les hommes de la Séléka à Bayanga ville située à environ 100 kilomètres de Nola en mars 2013
Le 6 mars 2013 à Berberati, les hommes de la SELEKA ont ouvert le feu sur des populations qui manifestaient pacifiquement pour dénoncer les exactions dont elles étaient victimes. Cinq personnes ont trouvé la mort et plusieurs d’autres ont été blessées.
Au même moment, trois 3 jeunes adultes ont été pendus en plein Centre ville de MBRES par les Fulani, une faction de la Séléka dont certains éléments ont tiré à bout portant sur les populations civiles.
Le 10 mai 2013 les rebelles Séléka ont causé la mort d’au moins 13 personnes qui avaient été réunies de force dans une maison avant d’être brûlées vives lors de l’attaque , dans un village dans la région de Kaga-Bandoro au centre du pays.
Trois femmes ont été tuées dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 octobre, au quartier Maliko, dans la ville de Bangassou (sud-est) par des éléments de l’ex Séléka sous prétexte qu’ils voulaient démanteler les barrières érigées par les jeunes en colère.

Le 13 mai 2013, une jeune femme a été violée par les hommes de la Séléka stationnés à l’entrée du quartier Boy Rabe. L’acte s’est produit à quelques mètres du lycée Barthélémy Bonganda, dans le 4ème arrondissement de Bangui, alors qu’elle amenait son fils malade au centre pédiatrique ‘’Emergency’’. Celle-ci a été violentée avant d’être violée. Elle s’en est sortie de justesse avec des blessures au dos et a une enflure au genou droit.
Le 20 aout 2013, exécutant les ordres du Général Nouredim Adam, sous le prétendu prétexte du désarmement du quartier Boy Rabe, des dizaines de personnes dont sept enfants ont été abattus par les forces de la Seleka.
Le 9 septembre 2013 à BOUCA, les hommes de la Seleka ont tué une trentaine de civiles et incendié sept cents (700) maisons.
Les soldats de la Séléka ont également commis des massacres à GAGA, après s'être emparée de cette ville minière en septembre 2013. La Croix Rouge centrafricaine basée à Yaloké à 45 km de là, a ramassé au moins 213 corps dont des gens brûlés vifs. Il y avait aussi eu plus de 400 maisons incendiées.
Le 10 novembre 2013, prenant prétexte d’une contre attaque contre les milices anti-balaka, le Général Abdallah Hamat , commandant militaire d'une grande partie de la province d'Ombella-Mpoko, et Colonel Ahmed Akhtahir ont rassemblé leurs hommes dans la ville de Gaga. Au final, la ville de Camp Bangui a été totalement détruite.
En Décembre 2013, les hommes de la Séléka, sur ordre de Monsieur Michèle Djotodja, alors président de la république ( de transion) ont massacré plus de six cents ( 600) personnes à Bangui.
En représailles à l’annonce officielle de la démission de leur chef Michel DJOTODJA, les villes comme Bozoum, Paoua et Bocaranga ont été le théâtre de nombreuses exactions perpétrées par les hommes de la Seleka.

C’est ainsi que le 8 et le 10 janvier 2014, le convoi du nommé RAKIS ADOUM, l’ex-Directeur général adjoint de la Police de Bangui du président déchu Michel Djotodja qui affirmait mener une large opération de pacification, a détruit près de sept cents (700) maisons de villages sur la route entre Paoua et Bocaranga et six cents (600) autres sur la route menant vers Bangui ont été incendiées. Une dizaine de personnes ont péri dans ces attaques.

Le mercredi 19 février, les hommes de l’ex Séléka en provenance de Batangafo à destination de Kaga-Bandoro, ont ouvert le feu sur la population des villages de Kamakota et de Kouki, faisant 9 morts parmi lesquelles des femmes et des enfants.
Toujours en février 2014, Trente-quatre (34) habitants de Mbrès, dans le centre de la République centrafricaine, et de plusieurs villages environnants ont été tués par des ex-rebelles de la Séléka.
Deux personnes ont été tuées le jeudi 9 août 2014 au village de Zéré, situé à 27 kilomètres de la ville de Bossangoa (Nord), par des éléments de la Séléka. Des cas de viols et pillages ont été également enregistrés.
Le lundi 7 juillet 2014 au soir, une attaque menée par des éléments de la SELEKA contre la cathédrale Saint-Joseph de Bambari, où s'étaient réfugiés de nombreux civils, a tourné au carnage. Selon une source locale, confirmée plus tard par la Misca (la force africaine), au moins 20 personnes ont été tuées et vingt cinq (25) autres blessées par des hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires identifiés comme étant des ex-Séléka.
Ce même jour, Monsieur MANDATA Norbert, un habitant du quartier Akpé 1 à Bambari a été abattu dans sa propre maison dans une opération dite « porte- à- porte ».
Entre le 16 et le 20 août 2014, une dizaine de village ont été entièrement ravagés par les ex-rebelles de la coalition Séléka, dans l’est de la ville de Bouar. On a compté une cinquantaine de morts, plus de 4500 maisons incendiés, des milliers de déplacés.
Les villages commençant à Forté jusqu’à Bohong, présentent encore à ce jour l’image d’une apocalypse. Ces localités sont situées à environ 60 kilomètres de la ville de Bouar. Des squelettes humains ont été ramassés dans les rues, des maisons incendiées.
En décembre 2014 ? Le Sergent Chef Simplice NZANGO garde du corps de Monsieur Alexandre NGUENDET, président du Conseil National de Transition en visite officielle à Bambari a été assassiné à BAMBARI par le Commandant de la Séléka Assan Ngrévaï.
Quelques heures plus tard, le général ZOUNDEKO Joseph le chef d’Etat major de la Séléka a ordonné une opération baptisée « porte- à- porte» au quartier Mbrepou à Bambari : une dizaine de corps ont été retrouvés ainsi que plus de quinze blessés dont des enfants et des femmes aux bras et jambes amputés.
Le Collectif pour la Lutte Contre l’Impunité en Centrafrique tient à rappeler qu’une enquête judiciaire a déjà été ouverte en 2014 par la Cour Pénale Internationale contre Monsieur DJOTODJA Michel et ses complices.

Aussi, nous tenons à signaler que depuis sa démission du pouvoir en janvier 2014, Monsieur Michel DJOTODJA séjourne entre Cotonou précisément en république du Benin pays signataire de la charte des Nations-Unies et Nairobi au Kenya.


Dans ces conditions, le Collectif pour la Lutte Contre l’Impunité vous saurait gré d’enregistrer cette plainte afin de donner à cette affaire sa suite légale et de faire valoir les droits de l’Homme.

Veuillez agréer, Monsieur le Procureur de la République, l'expression de notre considération distinguée.





Fait à Quimperlé, le 09/02/2015

Pour le Collectif,

Le président.


SEKODE NDEUGBAYI Chancel
 


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