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COMMUNIQUE

Record : 28,8 millions de personnes déplacées internes dans le monde en 2012


Alwihda Info | Par IDMC - 29 Avril 2013 modifié le 29 Avril 2013 - 11:47

GENEVE, 29 AVRIL 2013 : Le nombre de personnes déplacées au sein de leur pays en raison d’un conflit armé, de violence ou de violations des droits humains était estimé fin 2012 à 28,8 millions, soit une augmentation de 2,4 millions de personnes par rapport à l’année précédente et le chiffre le plus élevé jamais enregistré par l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC).


Record : 28,8 millions de personnes déplacées internes dans le monde en 2012
Plus de 6,5 millions de personnes ont été déplacées au sein de leur pays d’origine en 2012, soit près de deux fois plus que l’année précédente. Ces personnes, qui ne franchissent pas les frontières de leur pays, ne sont pas considérées comme personnes réfugiées et ne bénéficient pas, par conséquent, d’une quelconque protection internationale.
 
« La forte augmentation du nombre de déplacés internes dans le monde est en partie due aux 2,4 millions de personnes déplacées par la crise en Syrie fin 2012 », explique Kate Halff, directrice de l’IDMC. « L’accélération des déplacements internes est ici étroitement liée au conflit, puisque les deux phénomènes s’alimentent mutuellement pour créer un effet ‘boule de neige’. Dans un tel contexte, les déplacements internes deviennent une ‘cible mouvante’ pour ceux qui sont chargés d’y répondre. »
 
Tant que le conflit syrien ne sera pas résolu, les déplacements internes continueront de s’accélérer. D’autres pays en proie à des conflits prolongés connaissent la même situation. C’est le cas de la Colombie, qui continue d’abriter le plus grand nombre de personnes déplacées internes au monde, et de la République démocratique du Congo (RDC), qui comporte la troisième population la plus importante de déplacés internes après la Syrie.
 
Avec 10,4 millions de déplacés internes, la région Afrique subsaharienne abrite près d’un tiers du nombre mondial de déplacés internes. La forte aggravation des violences dans les provinces de l’est de la RDC a contraint un million de personnes à fuir. « L’insécurité qui règne depuis des années en RDC a miné la capacité d’adaptation à la fois des déplacés internes et de ceux qui les accueillent, ce qui a un impact profond et dévastateur sur la vie des gens », ajoute Kate Halff. Si la RDC compte le plus grand nombre de nouveaux déplacements après la Syrie, nombre des 2,7 millions des déplacés internes de ce pays le sont depuis longtemps déjà.
 
Comme l’indique le rapport, la résolution des conflits, et particulièrement du conflit syrien, est essentielle à la stabilisation des mouvements de déplacement interne. Néanmoins, il convient de trouver un compromis entre réponse d’urgence et développement : « 90 % des pays observés par l’IDMC abritent des déplacés internes en situation de déplacement prolongé, souvent depuis des décennies, qui ont donné naissance à une deuxième voire à une troisième génération », explique Kate Halff. « Les gouvernements ont à charge de trouver des solutions à long terme pour leurs citoyens déplacés. Cependant, elles ne pourront se concrétiser que lorsque les gouvernements et la communauté internationale reconnaîtront que les personnes déplacées ont besoin non seulement d’une réponse humanitaire au pic de la crise, mais aussi d’un engagement soutenu, le temps de parvenir à une solution durable. »


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