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COMMUNIQUE

Réformer les politiques du secteur agroalimentaire en Afrique


Alwihda Info | Par Adil Abou - 11 Décembre 2013 modifié le 11 Décembre 2013 - 12:07

L'AGRA renforce les efforts en vue d'aider les gouvernements à favoriser l'investissement privé dans les entreprises agroalimentaires locales


NAIROBI, Kenya, 10 décembre 2013/ -- Mardi, l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) (http://www.agra.org) a annoncé la mise en place d'un projet sur cinq ans visant à augmenter les revenus des petits exploitants agricoles grâce à la création d'un environnement politique favorable en Afrique. L'initiative –Des réformes microéconomiques pour le secteur agroalimentaire africain (Micro Reforms for African Agribusiness - MIRA) – identifiera, hiérarchisera et réformera les politiques et réglementations agricoles spécifiques qui découragent ou limitent actuellement l'investissement privé dans de petites et moyennes entreprises agroalimentaires intervenant dans des chaînes de valeur agricoles de petites exploitations. Sur une période de cinq ans, l'AGRA vise à motiver au moins 25 réformes réglementaires ou politiques importantes dans les pays sélectionnés, afin de générer des augmentations mesurables de l'investissement du secteur privé dans les entreprises agroalimentaires locales. Le projet, financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, devrait augmenter le nombre de petits exploitants agricoles qui auront accès à des technologies améliorées fournies par les entreprises agroalimentaires intervenant dans les chaînes de valeurs locales d'aliments de base. Il leur permettra également d'accéder à des opportunités de marché générant des revenus prévisibles et stables. Cette amélioration de l'accès aux marchés des intrants et des produits agricoles devrait à son tour entraîner une augmentation de la productivité et des revenus des petits exploitants agricoles ainsi qu'une réduction de la pauvreté pour les familles dépendantes de l'agriculture des petits exploitants. « Nous sommes ravis de cette nouvelle initiative », indique Mme Jane Karuku, Présidente de l'AGRA. « Elle permettra aux gouvernements africains d'exploiter le potentiel agricole dans leur pays en soutenant leurs efforts en vue de développer des politiques agricoles progressives qui attireront davantage d'investissements privés dans les chaînes de valeur agricoles de petites exploitations. L'initiative a pour objectif de réformer les réglementations agricoles rétrogrades qui découragent ces investissements ». « Le projet MIRA permettra aux gouvernements africains d'accéder à une assistance technique internationale et locale de haute qualité pour identifier, hiérarchiser et réformer les réglementations agricoles spécifiques », a déclaré le Dr Steven Were Omamo, directeur de la politique et du plaidoyer de l'AGRA. « Les réglementations actuelles découragent souvent l'investissement privé dans des petites et moyennes entreprises agroalimentaires qui répondent aux besoins des petits exploitants agricoles. Le projet permettra de renforcer les capacités des dirigeants et analystes des gouvernements africains afin de prendre des décisions et de réaliser des évaluations éclairées et solides sur le plan économique concernant les réglementations qui doivent être réformées afin de faciliter l'accroissement de l'investissement privé dans les chaînes de valeur de petites exploitations. Le projet MIRA a quatre principaux objectifs : • Renforcer la demande des gouvernements africains en réformes réglementaires, en soutenant leurs efforts en vue d'identifier et d'évaluer les réglementations qui limitent involontairement l'investissement du secteur privé dans les chaînes de valeur de petites exploitations ; • Soutenir les efforts des gouvernements africains en vue de réformer les réglementations qui limitent l'investissement du secteur privé dans les chaînes de valeur de petites exploitations ; • Promouvoir les réglementations réformées auprès des investisseurs du secteur privé local et international, afin de les sensibiliser aux environnements davantage favorables au secteur agroalimentaire en Afrique ; • Renforcer les capacités et l'engagement des gouvernements africains afin de continuellement examiner, évaluer et réformer les réglementations qui limitent l'investissement du secteur privé dans des chaînes de valeur de petites exploitations. À la fin du projet, trois principaux résultats sont attendus : • Une réforme des politiques et réglementations agricoles créant des environnements plus propices pour l'investissement du secteur privé dans des entreprises agroalimentaires locales intervenant dans des chaînes de valeur de petites exploitations dans cinq pays ; • Un accroissement de l'investissement du secteur privé dans la « capacité de production » des entreprises agroalimentaires locales existantes et nouvelles – celles qui fournissent les intrants aux petits exploitants agricoles et/ou qui leur achètent les produits agricoles ; • Au moins 25 réformes réglementaires ou politiques importantes qui entraînent des augmentations mesurables de l'investissement du secteur privé dans les entreprises agroalimentaires locales intervenant dans les chaînes de valeur agroalimentaires de petites exploitations.


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