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Retour de fureur à Djibouti après une visite désastreuse à l’Élysée


Alwihda Info | Par Maki HOUMED-GABA - 21 Mars 2017 modifié le 21 Mars 2017 - 06:01


Retour de fureur à Djibouti après une visite désastreuse à l’Élysée
Ismaël Omar Guelleh n’en peut plus de ne pas trouver de légitimité à son pouvoir. Il n’a pas anticipé le défi que lui ont opposé les membres de la diaspora djiboutienne pour l’individu indésirable qu’il est devenu en Europe.

Sans compter le pire : son hôte de l’Élysée François Hollande qui n’a pas daigné le gratifier de déclaration commune devant la presse.

Le retour de fureur n’aura pas attendu Djibouti : l’ambassadeur en France est notamment interdit de mêler sa voix à celle des opposants sur un débat d’Africa24.

Puis aussitôt à Djibouti, la colère a frappé les responsables du MRD dont son secrétaire général Djama Houssein Robleh, arrêté, le président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) Omar Ali Ewado, arrêté, un candidat aux récentes élections locales de Tadjourah Mohamed Houmed dit Charlie, porté disparu, le domicile de Farah Abadid Hildid, député USN, perquisitionné.

Gardons aussi à l’esprit la liste interminable des membres et sympathisants du MRD arrêtés depuis le 13 mars 2017 :

1-Naguib Ali Gouradi, arrêté le 13 mars 2017 ;
2-Mohamed Ali Gouradi, arrêté le 13 mars 2017 ;
3-Hibo Abdillahi Awaleh dit Boulboul, arretée le 14 mars 2017 ;
4-Mako Houssein Miguil, arrêtée le 14 mars 2017 ;
5-Mohamed Ahmed Ali, arrêté le 14 mars 2017 ;
6-Ibrahim Abdi Indayareh, arrêté le 15 mars 2017 ;
7-Saida Ahmed, arrêtée le 15 mars 2017 ;
8-Radia Ali, arrêtée le 15 mars 2017 ;
9-Madina Iyeh Rayaleh, arrêtée le 16 mars 2017 ;
10-Adar Houssein Toukaleh, arrêtée le 16 mars 2017 ;
11-Youssouf Farah Aouled, arrêté le 16 mars 2017 ;
12-Mohamoud Mohamed Daher, arrêté le 16 mars 2017 ;
13-Hared Daher, arrêté le 16 mars 2017 ;
14-Guinio Bouraleh Hoch, arrêtée le 18 mars 2017 ;
15-Hali Farah Ounkour, arrêtée le 18 mars 2017 ;
16-Roda Hassan Moussa, arrêtée le 18 mars 2017.

Toutes ces arrestations auraient été opérées par la Section de recherche et de documentation (SRD) de la gendarmerie et certains détenus tels que Naguib Ali Gouradi auraient été battus lors de l’interrogatoire.

Et les Djiboutiens attendent toujours que la justice se prononce sur les motifs des arrestations pour mettre fin à l’abus de droit présidentiel.

Maki HOUMED-GABA
Représentant USN, ARD
Paris, le 20/03/2017


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