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Révélations exclusives sur l'affaire Borrel


Alwihda Info | Par Mouvement patriotique "IOG doit partir" - 26 Novembre 2016 modifié le 26 Novembre 2016 - 23:56

Le témoignage du mythomane Mohamed Alhoumekani est un tissu de mensonges, Awaleh Guelleh (AUN) n'a rien avoir ni de près ni de loin avec l'assassinat du juge Borrel.


Hier, vendredi 25 novembre 2016, la justice française s'est penchée à nouveau sur le dossier de l’affaire Borrel, du nom du juge qui a été retrouvé carbonisé au fond d’un ravin du Ghoubet. Le 19 octobre 1995, le corps de Bernard Borrel a été en effet découvert par une patrouille de la prévôté française d’Arta à 80 km de la capitale djiboutienne. Après avoir conclu dans un premier temps au suicide, la justice française privilégie dorénavant la thèse de l’assassinat. Plus de 20 ans après le meurtre du juge Borrel, la justice française n’arrive toujours pas à faire toute la lumière sur cette affaire qui s’est d’ailleurs transformée en un scandale judiciaire sans fin. Que la justice soit faite pour la famille (Mme Borrel et ses deux enfants) de cet homme venu dans notre pays pour épauler la justice djiboutienne, notamment la réforme de ses principaux codes juridiques.
Qui a tué le juge Borrel ? Si la justice française n'a pas encore rendu son verdict, en revanche pour une certaine presse l'identité du principal tueur ne laisse guère planer de doute. Dans la dernière dépêche de l'AFP sur l'affaire Borrel, un Djiboutien y est nommément cité comme étant le meurtrier du juge. Il s’agit d’Awaleh Guelleh Assoweh, le héros-martyr que nous vous avons retracé son parcours combattant oh combien glorieux il y a quelques jours. Avant même la fin de l'instruction judiciaire, le coupable est tout désigné pour une partie des médias français. En dehors de la diffamation délibérée, cette accusation gratuite constitue ni plus ni moins de l'atteinte à la présomption d’innocence. Pourtant, le droit français sur ce point est clair comme le stipule l'article 9-1 du code civil : « Chacun a droit au respect de la présomption d'innocence. Lorsqu'une personne est, avant toute condamnation, présentée publiquement comme étant coupable de faits faisant l'objet d'une enquête ou d'une instruction judiciaire, le juge peut, même en référé, ordonner l'insertion d'une rectification ou la diffusion d'un communiqué aux fins de faire cesser l'atteinte à la présomption d'innocence, sans préjudice d'une action en réparation des dommages subis et des autres mesures qui peuvent être prescrites en application du nouveau code de procédure pénale et ce, aux frais de la personne physique ou morale, responsable de l'atteinte à la présomption d'innocence. »
Faisant fi de la présomption d’innocence, la presse mainstream incrimine un homme innocent sur la base du témoignage d’un seul homme, un certain Mohamed Saleh Alhoumekani. Ce qui est hallucinant ce que cette accusation ne repose que sur les élucubrations d'un individu connu pour sa mythomanie.
« Le juge fouineur est mort, il n’y a plus de traces », cette phrase rengaine nous l'avons tous lue au moins une fois. Surtout, ceux qui se sont penchés sur l'affaire Borrel. Figurez vous que c'est la phrase qui incrimine directement Awaleh Guelleh car il l'aurait tenue le jour de l'assassinat du juge Borrel. C'est ce que répète à l'envi le sieur Alhoumekani pour mettre en cause Awaleh Guelleh. Selon lui, ce dernier aurait rendu visite à Ismail Omar Guelleh le 19 octobre 1995 vers 14h et lui aurait dit en langue somalie la phrase sus-mentionnée. La rencontre se serait déroulée dans les jardins de la présidence de la république, en présence de quatre autres personnages. Ces hommes seraient Hassan Said Khaireh dit Hassan Madobé, chef des services secrets ; colonel Mahdi Ibrahim Cheickh, patron de la gendarmerie ; le tunisien Hamouda Hassab Adouani, condamné à la peine capitale pour l’attentat du café l’Historil qui a fait 15 morts et plusieurs blessés dont des nombreux allemands en 1987, à Djibouti ; et enfin un français du nom d'Alain Romani, un corse installé dans notre pays. Nous ignorons si une telle rencontre se serait déroulée comme le raconte le dit Alhoumekani mais c'est dont nous sommes sûrs ce que Awaleh Guelleh ne pouvait participer à cette conciliabule. Et ce pour la simple raison qu'il se trouvait à cette heure précise dans la sinistre prison de Gabode. A moins qu'il ne soit doté d'un don d’ubiquité, Awaleh Guelleh ne peut se trouver à deux endroits en même temps. Ce cas de figure, on le voit qu'au cinéma. Pas dans la vie réelle. Compte tenu de ce fait, il est dés lors légitime de s'interroger sur la véracité du témoignage de celui que l'on nomme désormais « le témoin-clé » de l'affaire Borrel. Affabulateur serait plutôt le qualificatif qui sied à ce personnage. C'est ce que nous allons démontrer plus loin. Pour le moment, faisons un focus sur la vie d’avant de ce témoin disons un peu spécial.
Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, Mohamed Saleh Alhoumekani est originaire de Djibouti et réside actuellement en Belgique, un pays où il a demandé l’asile politique en 1998. Avant de quitter notre pays pour des raisons obscures, ce Alhoumekani officiait dans la garde présidentielle, une unité de la gendarmerie chargée de la sécurité de l’autocrate Gouled. Il en était même le numéro deux. Pendant plus d’une décennie, Mohamed Alhoumekani servait avec zèle le régime qu’il prétend combattre aujourd’hui. Il affichait une proximité trop prononcée avec le puissant et sulfureux chef de service de la présidence djiboutienne de l'époque, un certain Ismail Omar Guelleh. Ils étaient copains comme cochons. Selon certaines sources bien informées, le dénommé Alhoumekani était en fait l’homme des basses besognes du numéro deux du régime de Gouled, à savoir le criminel notoire Guelleh. Son job de porte-flingue, il l’a bien fait. A y regarder de plus près, les deux hommes entretenaient une relation assez semblable à celle qui régie la mafia. Le parrain IOG donnait les ordres et le capo Alhoumekani les exécutait. En retour, le premier assurait à son fidèle serviteur protection et fermait les yeux sur le maquignonnage de son poulain. En dehors de son puissant protecteur, Mohamed Alhoumekani fréquentait également le milieu corse qui opérait dans la capitale djiboutienne. On le voyait souvent traîner avec le mafieux corse Alain Romani. Les deux hommes passaient des heures à échafauder des plans d’arnaque en tous genres , un grenouillage qui se déroulait essentiellement au café « l'historil ». Un établissement qui appartenait à Alain Romani. Avec l'aide de son ami corse, il a trempé dans nombre d'affaires louches, voire mafieuses. Parmi le chapelet de forfaits commis par le protégé d'IOG, nous pouvons citer le cas d'un couple français propriétaire d'un magasin de locations de vidéos qu'il a racketté. Ou celui de cet entrepreneur des travaux publics de nationalité française obligé de payer une sorte de « pizzo » à monsieur Alhoumekani. Ou encore ces nombreux commerçants arabes de la place commerciale qui ont été contraints de casquer des années durant sur ordre de cet apprenti mafieux. Ces faits nous ont été rapportés par des gens qui l'ont vraiment côtoyé et tous originaires du même quartier d'enfance que lui. Ils décrivent un homme instable, violent, porté sur la bouteille et souffrant d'une maladie mentale, à savoir la schizophrénie.
Que vaut le témoignage d'un tel personnage ? Peut-on prendre pour argent comptant les élucubrations d'un homme au passé trouble ?
Nous pouvons affirmons que les accusations portées à l'encontre d'Awaleh Guelleh par cet individu sont mensongères et absurdes. Pour étayer nos informations, nous allons nous appuyer sur des sources diverses que voici :
- Sur la supposée présence d'Awaleh Guelleh dans les jardins de la présidence le jour de l'assassinat, plusieurs témoins oculaires nous ont certifié que ce dernier se trouvait bel et bien à Gabode ce jour-là. Il convient de citer une source digne de foi, son ami et co-détenu Amir Adaweh (AUN). Ce digne fils du pays nous l'a affirmé à plusieurs reprises que le détenu Awaleh Guelleh était avec lui le 19 octobre 1995 toute la journée. Amir Adaweh nous l'a dit cela lors de son ultime séjour à Djibouti, il y a presque quatre ans. Nous l'avons rencontré à Arta et à Djibouti-ville. Un homme courageux, brave et authentique combattant de la liberté. Que LE TRES HAUT Lui accorde son Paradis, amin.
- L'épouse du juge Borrel reconnaît elle-même l'incarcération effective d'Awaleh Guelleh le jour du meurtre de son mari. Elle a écrit cela dans son livre « Un juge assassiné », voici un extrait : « Un ancien gardien de Gabode, récemment entendu par la juge Clément, assure que le 18 octobre 1995, vers minuit, des membres de la sécurité djiboutienne sont venus chercher Adouani. Mais le gardien est formel : Awaleh Guelleh Assoweh a dormi cette nuit-là en prison. Il ne pouvait donc être le conducteur de la deuxième voiture. ». Très limpide.
- Les accusations d'Alhoumekani sont jugées farfelues par la justice française. C'est le cas notamment du juge d'instruction Baudoin Thouvenot qui a clairement mis en doute les propos d'Alhoumekani, en février 2002 : «Les investigations menées dans le cadre des commissions rogatoires révélaient de nombreuses invraisemblances et inexactitudes dans les déclarations de M. Alhoumekani, ce dernier apparaissant par ailleurs, au travers de nombreux témoignages recueillis comme un individu peu fiable.» ;
- Dans un article publié dans le Figaro magazine en octobre 2006 intitulé « le mystère de sa mort s'épaissit », l'on mentionne clairement qu'Awaleh Guelleh était le dernier vrai cauchemar d'IOG et qu'il ne pouvait être par conséquent le meurtrier du juge Borrel: « Awalleh Guelleh est pourtant depuis plus de vingt ans un ennemi de Ismael Omar Guelleh (IOG), ancien chef de cabinet du président Hassan Gouled Aptidon auquel il a succédé en 1999. Les deux hommes ont une histoire commune mais dans deux camps opposés. Ce qui rend perplexe tout observateur de bonne foi qui imagine mal qu'on recrute un adversaire pour tuer un juge français. C'est peu dire qu'Awalleh Guelleh et IOG ne s'apprécient guère. »
- Le même article met en évidence que l'accusation d'Alhoumekani est motivée par le refus de sa demande d'asile en Belgique : « Réfugié en Belgique depuis 1998, Alhoumekani attend plus d'un an avant de faire «ses révélations», le temps que la Belgique examine sa demande d'asile. Quand la Belgique refuse de lui délivrer son permis de séjour, Alhoumekani se souvient subitement de cette conversation dans le jardin présidentiel de Djibouti. ». L'article précise enfin que le témoignage de cet individu est « à prendre avec plus de précautions ».
- Sur le lien entre lui et le tyran IOG, nous soulignons une petite anecdote qu'il a lui-même racontée au média en ligne parisien « médiapart » en janvier 2014. Il raconte à ce journal qu'il a eu une discussion téléphonique avec le président Guelleh, le 29 octobre 2013, alors qu'il se trouvait au Yémen. Voici un petit extrait de la teneur de leur discussion : « comment vas-tu, fils ? » lui demande IOG ; « Je vais très bien Papa » lui répond Alhoumekani ; « Je compte sur toi pour terminer l'affaire (Borrel) ajoute Guelleh ; « Oui, on va faire le nécessaire » lui dit Alhoumekani. No comment.
Au vu de ces éléments de réfutation et d'éclaircissement, il est clair que le témoignage du dénommé Mohamed Saleh Alhoumekani est un tissu de mensonges, de la diffamation pure et simple. Il s'agit d'un faux témoignage, des allégations mensongères. Rappelons qu'un témoignage mensonger fait sous serment devant toute juridiction « est un délit pénal puni de 5 années d’emprisonnement et d’une amende de 75.000 € ».
En somme, Mohamed Saleh Alhoumekani est un gros mythomane qui a inventé de toutes pièces l'accusation farfelue à l'endroit d'Awaleh Guelleh. Le héros Awaleh Guelleh Assoweh n'a rien à voir, ni de près ni de loin, avec l’affaire Borrel. Un dicton populaire bien de chez nous dit « Beeni raad maleh » que l'on peut traduire par le mensonge a des jambes courtes, la vérité finit toujours par le rattraper. Tôt ou tard, ce menteur invétéré sera mis à nu, désavoué par la justice française. En attendant que justice passe, réhabilitons le héros-martyr Awaleh Guelleh en réfutant les accusations ordurières du mythomane Alhoumekani.



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