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Enquête

SCOOP/MECKASSOUA l'usurpateur à la tête du Parlement, enquête fouillée !


Alwihda Info | Par Damoclès Diriwo - 10 Mai 2016 modifié le 10 Mai 2016 - 18:50


Damoclès Diriwo | MEDIA +
Article original publié sur "MEDIA PLUS" PAPIER le 9 Mai

LNC - La Nouvelle Centrafrique

L'ASSEMBLEE NATIONALE DEVRA ETRE DISSOUTE POUR CAUSE DE FORFAITURE MORALE DES "DEPUTES MAJORITAIRES"

Corruption active et passive des députés à une grande échelle, ingérence intempestive de l'exécutif et du corps diplomatique dans la procédure de désignation du président de l'institution; intention manifeste de confessionnalisation de la fonction de président de l'Assemblée Nationale par la majorité parlementaire en violation de la Constitution et des recommandations du Forum National de Bangui; tels sont les quelques griefs que la population centrafricaine porte à l'encontre des députés qui viennent à peine de prendre fonction, mais qui ont trahi.

PREUVES

En ce qui concerne notamment la qualité morale des personnalités appelées à représenter le peuple et les institutions de la République, c'est le vœu de tout Bangui et de tous les centrafricains de l'arrière-pays qui ont suivi les tractations ayant conduit à la mise en place du Bureau de l'Assemblée Nationale.

De sources concordantes, presque tous les candidats au poste de président de l'assemblée nationale "ont mouillé la gorge" des députés avec de l'eau fraîche de l'Hotel du Ledger Plazza, l'hotel Oubangui, Bar-restaurant Kanakou, l'hotel Somba, National Hotel, ou encore de leurs propres salons; accompagné de billets craquants de la BEAC, comme il en a été le cas chez Kanakou, avec le présidentiable Martin Ziguélé , ou au National Hotel avec le candidat Auguste Agou, et que sais-je encore.

Se comportant en véritables cupides et "chercher-à-manger", la majorité des députés couraient ça et là derrière les candidats au perchoir de l'Assemblée nationale.

D'ou ces questions de simple bon sens qui s'imposent:

Comment des députés corrupteurs et corrompus pourront-ils contrôler et dénoncer les ministres et fonctionnaires, corrupteurs et corrompus ? Auront-ils le courage de dénoncer publiquement les auteurs et complices d'actes de corruption dans l'Administration publique, la magistrature, les entreprises et sociétés publiques et privées ? Auront-ils le courage de lever le petit bout du doigt pour indexer et ouvrir la bouche pour dénoncer nommément les corrupteurs et les corrompus de la République ? Que NON

Ce qui s'est passé à partir du Jeudi soir du 5 Mai, jusqu'au Vendredi 6 Mai à 11heures, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale est révélateur de la légèreté comportementale et la bassesse morale des hommes et femmes, pourtant appelés "Honorables".

Mais le sont-il encore avec leurs comportements déshonorants qui leur ont fait perdre toute crédibilité et tout honneur ?

En effet, s'il y a des gens dans ce pays qui devraient faire preuve d'un sens élevé de l'honneur, d'une moralité irréprochable, et d'une rigueur et intégrité exemplaire, c'est bien et avant tout les élus du peuple, que sont président de la République, Chef de l'Etat, les Députés, les Sénateurs et Maires élus; et les agents de l'Etat investis d'une haute mission publique élective ou nominative, comment pourront-ils d'ici demain, dénoncer les actes de corruption et autres infractions ou délits que pourraient commettre la personne qu'ils ont élevée ? Telle est la question.

Par ailleurs, si la Communauté internationale elle-même, qui se fait le gendarme mondial de l'éthique publique, de la bonne gouvernance, de la démocratie et de la justice, s'ingère dans les affaires intérieures d'une institution autonome et démocratique comme l'Assemblée Nationale, en prenant fait et cause pour les corrompus et les corrupteurs, en se rangeant du côté de la forfaiture morale, au point d’œuvrer pour la confessionnalisation d'une fonction publique élective, au point de menacer le pays de sanctions financières, au cas ou un musulman ne serait pas le président de l'assemblée nationale d'un pays pourtant laïc, indivisible, unitaire et démocratique (cf: Article 24 alinéa 3 de la Constitution centrafricaine du 30 mars 2016), l'on est en droit de penser et de dire que le vaste complot international ourdi contre le peuple centrafricain avec la complicité des valets locaux du terrorisme occidental, est loin de connaître un épilogue.

Car le scénario pour l'imposition à coups d'argent du député mal élu Abdou-Karim MECKASSOUA à la présidence de l'Assemblée nationale a connu les étapes suivantes :

ACTE 1

Invalidation, par la Cour Constitutionnelle de Transition, des résultats des élections législatives du 30 Décembre 2015, sur toute l'étendue du territoire national, afin de donner une nouvelle chance à Abdou-Karim Meckassoua (qui n'était pas élu). C'est pour lui, dont l'impopularité nationale fut révélée lors de la Présidentielle (3% de voix seulement) que les élections législatives du 30 Décembre 2015 ont été annulées. La Communauté internationale, un monstre froid, capable de sacrifier toute une nation, toute une population et tout un peuple, pour faire plaisir à un seul individu : tel est le vrai visage de la fameuse communauté internationale.

ACTE 2

Le candidat Meckassoua, contre la volonté populaire et la vérité des urnes, a été proclamé élu député de sa circonscription, dès le premier tour, avec 39 voix seulement par la Cour Constitutionnel de Transition qui, pour parvenir à cette fin, a procédé à l'invalidation de la quasi totalité des bureaux de vote où Meckassoua a été proprement battu par son challenger Lazare Ndjadder. D'ou la bonne question qui est celle de savoir :

Comment quelqu'un proclamé élu député avec moins de cinquante (50) obtenues, peut-il être préféré aux députés qui ont obtenus plus de cinq mille (5.000) voix, voire 7.000 et 8.000 voix et ce, sans parti pris de la Haute juridiction ?

Cette question pèse et pèsera lourdement sur la conscience de tous les centrafricains qui se sont compromis dans la proclamation des résultats marquant la fin de la Transition en Centrafrique, qu'ils soient de la Cour Constitutionnelle de Transition, de l'Autorité Nationale des Elections (ANE), des administrations préfectorales, sous-préfectorales, municipales et autres.

ACTE 3

Ce n'est un secret pour personne, et sans faire l'avocat du diable, que le Jeudi 5 Mai 2016, c'est-à-dire la veille de l'élection du Bureau de l'Assemblée Nationale, et ce jusqu'à 19 heures, ce sont les députés Martin Ziguélé du MLPC, et l'indépendant Jean-Symphorien Mapenzi, qui étaient bien partis pour le perchoir de l'Assemblée Nationale, avec une nette avance, et une chance réelle pour le candidat des partis politiques de Martin Ziguélé.

Même si lui aussi, ZIGUELE, tentât d'acheter des voix pour se faire élire, à la régulière, il accédait au perchoir haut la main, sans les achats de votes massifs par Karim Meckassoua.

Mais, c'est à partir de 20 heures que les données ont commencé à changer, notamment, avec l'entrée en scène de la plus haute autorité de l'exécutif qui ont mis à contribution le candidat malheureux à la présidentielle Fidèle Gouandjika pour le sale boulot. C'est à ce moment que Meckassoua lui-même, assuré de ce soutien de l'Exécutif, va exploiter à fond la carte de la cohésion sociale, en jouant sur sa confession musulmane; mais surtout, en sortant des enveloppes pleines de billets de banque, et la promesse de dotation des députés, chacun d'un véhicule 4x4 de marque BJ-80.

Un député qui a requis le strict anonymat a déclaré avoir reçu un million cinq cent mille (1.500.000) F CFA, pour voter Meckassoua à la présidence de l'Assemblée Nationale, et que le montant de l'argent de la corruption varierait entre 1.500.000 et 3.000.000 de F CFA. Quant aux véhicules BJ-80, ils viendraient du Qatar, via le Congo-Brazza de Sassou N'Guesso, l'ami et parrain politique de Meckassoua dans la sous région.

Des véhicules en provenance du Qatar ? Voilà qui commence à devenir clair, le nouveau projet d'islamisation de la République Centrafricaine, avec toutes les conséquences que les centrafricains seront encore appelés à endurer.

Ainsi, à cause des députés corrompus, véritables traitres de la Nation, dont l'effectif officiel est de soixante cinq (65), mais quatre-vingt deux (82) officieusement, les dix-sept (17) autres ayant refusé de jouer le jeu de Meckassoua, quand bien même ils ont bouffé son argent.

Ils sont déjà des corrompus, et leurs noms sont déjà connus.

Ainsi donc, et de sources autorisées, Meckassoua aurait battu campagne dans la nuit du 5 Mai, jusqu'au Vendredi 6 à 6 heures du matin, avec espèces sonnantes et trébuchantes, et les promesses révélées plus haut, avec le soutien manifeste des plus hautes autorités de l'Exécutif.

ACTE 4

L'entrée effective en scène des ambassadeurs et représentants de plusieurs organisations internationales a été signalé le matin du Vendredi 6 Mai, au siège de l'Assemblée Nationale, où, avant la phase décisive, certains responsables de partis politiques ont été reçus par les dits hauts diplomates, qui leur auraient signifié sans détour que si ce n'est pas Meckassoua au perchoir de l'Assemblée Nationale, la RCA n'aurait plus le soutien de la communauté internationale pour financer son économie et réaliser les projets sensibles et importants tels que le DDRR, la RSS, le redéploiement de l’Administration dans l'arrière pays, la restauration de l'autorité de l'Etat, et la mise en route opérationnelle de la Cour pénale spéciale (CPS), pour mettre fin à l'impunité en Centrafrique.

Un tel chantage ne pouvait prospérer si ceux qui ont reçu le message n'étaient pas auparavant corrompus. Et pourtant, la Communauté internationale avait mieux à faire ailleurs que de procéder à des menaces et intimidations pour obtenir ce que tout centrafricain sait déjà, à savoir : l'accession du nigerian-centrafricain Abdou-Karim MECKASSOUA à la magistrature suprême de l'Etat centrafricain.

N'ayant pu l'imposer comme Premier Ministre, à cause de la résistance éprouvée de la cheffe de l'état de l'époque Catherine Samba-Panza, la fameuse communauté internationale vient de réussir à imposer Meckassoua comme le numéro 2 de la RCA, afin de bien le préparer à en être le numéro 1, tôt ou tard....

ACTE 5

Selon plusieurs députés témoins des faits, les dernières manœuvres électorales ont eu lieu dans la salle de vote, lorsque que ceux-ci circulaient avec les paniers qui tenaient lieu d'urnes, battaient ouvertement campagne pour le candidat Meckassoua, en chuchotant aux députés à qui ils remettaient les bulletins de vote, le nom de Karim Meckassoua, qui leur aurait promis véhicule gratuit, et le reliquat de leurs enveloppes.

"Reliquat de quelle enveloppe ?" s'est interrogé un député qui ne comprenait pas le sens de ce message codé qui lui était adressé. Quelle honte !

Quelle honte que de savoir que l'entrée en fonction des députés de l'actuelle législature s'est faite sur toile de fonds de corruption pour envoyer quelqu'un au perchoir de l'Assemblée !

Quelle honte que de savoir que ceux que nous appelons "honorables", ont déshonoré la République par leur propension à la corruption et à l'intimidation, ce qui donne d'eux, l'image de gens sans personnalité !

Quelle honte que de savoir que l'Assemblée Nationale est remplie de gens déshonorables et de piètre moralité !

Quelle honte que de savoir que c'est un député mal élu, avec de surcroit, un score minable et ridicule qui est porté au perchoir de l'Auguste Représentation Nationale !

Quelle honte que de savoir que la victoire d Meckassoua, n'est rien d'autre que la victoire de la Séléka et des extrémistes du PK5, de Bambari, de Kaga-Bandoro, de Bria, et de Birao, pour ne citer que ceux là; qui disaient que, le Président de la République est un chrétien, le numéro 2 qui vient après lui dans le système politique devrait être obligatoirement un musulman, sinon....PARTITION.

On le voit, la République vient encore une fois de plus d'être trahie par ses propres fils. Ces déshonorables, prêts à tout brader pour préserver leurs seuls intérêts personnels et égoïstes.

L'acte de trahison es si grave que les centrafricains dans leur grande majorité, ne demandent que la fin prématurée du mandat actuel de l'Assemblée Nationale.

Beaucoup espèrent qu'elle n'ira pas au-delà de l'année 2016, pour ne pas provoquer des réactions populaires.

Par ailleurs, il es t possible que la grande majorité des députés de l'actuelle législature ne soient plus élus en fin 2016 ou début 2017.

Mai 2016 LAMINE MEDIA


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