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AFRIQUE

Sénégal : Nécessité absolue d’une nouvelle recomposition politique


Alwihda Info | Par Abdouaye Mballo - 19 Février 2013 modifié le 19 Février 2013 - 21:46


Les grands penseurs nous rabâchent les oreilles sur le trop grand nombre de petits partis qu’il faudrait absolument réduire, par décision antidémocratique, du ministre de l’intérieur. Il faut disent-ils, réduire les partis à deux grands partis politiques, par absorption ou dissolution.

Mais qu’en est-il des organisations ?

Il y a trop de religions au Sénégal. Il faudrait donc les réduire à deux grandes religions, par décret présidentiel.
Il y a trop de télévisions au Sénégal, il faudrait donc les réduire à deux grandes télévisions, par arrêté du ministre de la communication.

Il y a vraiment trop de journaux au Sénégal. Il faut donc, les réduire à deux grands journaux.
Il y a trop de petits partis politiques nous claironnent-ils et, il faudrait donc, les réduire à deux grands partis politiques.

Quels sont les petits partis au Sénégal.

Le plus grand des petits partis politiques est le parti présidentiel.

L’APR ne pèse que 9% de l’électorat. L’alliance Macky 2012, composée de petits partis, lui a apporté 16%. Avec donc 719369 voix soit 26.57%, l’APR est arrivée seconde dans un système démocratique où tout le monde s’était accordé à ne voter que pour celui qui arriverait second au premier tour. Ce que l’on connait ailleurs sous le nom de système « qui perd gagne ».

On ne peut mesurer le nombre d’organisations qui ont répondu à cet appel «  de tout sauf Wade » et qui ont massivement voté pour Macky au second Tour. On peut quand même dire, au risque d’offenser les jeunes de l’APR et les apéristes des vingt cinquième heures tels que Latif et Penda, que le M23 et les « y’en a marristes », ont beaucoup contribué à l’élection de Macky Sall. Si les 26.57% de Macky sont à partagés entre 30 organisations, le taux moyen de chaque parti, pourrait être estimé à 0.88%. Et ce chiffre est donné car, le président Macky sait pertinemment que certains petits partis de sa coalition Macky 2012 sont incapables de remplir un car rapide à l’arrêt, le peuple sait qui est qui !

Pour ces élections municipales, l’Apr sera battue à Fatick. Moustapha Cissé Lô aura des problèmes dans son fief où les promesses d’emploi aux jeunes de l’APR n’ont pas été respectées.

ABC ne gagnera pas à Saint-Louis. Idrissa gagnera Thiès.
Niasse gagnera Kaolack.
Si le transhumant Oury Ba est reconduit à Tambacounda, L’APR perdra tout le Sénégal oriental.
Si Khalifa Niasse est reconduit, il gagnera Dakar et le PS conservera le plateau.
La Rue Dix restera entre les mains de l’AFP.
Dias, conservera sa mairie.
Gakou reviendra en force à Guediawaye.
Pikine, les PA et Rufisque seront des luttes âpres et incertaines pour l’APR. Partout, dans tout le Sénégal, la société civile consciente et active, damera le pas aux partis politiques.
Moustapha Diakhaté, Seydou Gueye, Mbaye Ndiaye et Mahmout Saley sont des lieutenants sans base.
Seul Grand Yoff qui vient de recevoir 10 millions du beau frère de qui on connait peut, avec cette politique de wade sans wade, tourner casaque.
Zig et la Casamance seront sous influence de Baldé.
Les communes du Cap-vert seront sous la cape de Pape Diop.
Comment donc un petit parti, fut-il le parti présidentiel, peut-il s’arroger ex nihilo, les centres municipaux lors des prochaines élections, avant autant de responsables nuls, arrogants et incompétents ?
Le premier ennemi de Macky Sall est son parti. Last but not least, son second ennemi est BBY. Son troisième ennemi est son entourage.

Le second grand petit parti est l’AFP qui arrive avec une coalition BENNO AK NIASS de près de 26 organisations, à un pourcentage de 13.20% pour 357347 voix. Le taux moyen par partie de BENNO AK NIASSE est de 1.96%.
Depuis les présidentielles passées, l’AFP et son président naviguent allégrement vers une mort certaine si elle veut se démarquer de BBY qui est son assurance vie. NIASSE ne survivra que s’il s’accroche à MACKY. Dans sa gibecière, Niasse devra convaincre ses deux MALICK, son alioune et les quelques « has been » qui lui restent.

Le troisième grand petit parti, est le parti socialiste, parti qui décide avoir «  gagné directement » les élections présidentielles de 2012 en arrivant bon quatrième avec 305980 voix, représentant 11.30% soit avec les 16 organisations dans BENNO avec TANOR, à une moyenne par organisation de 0.70%. Le PS gouverne indirectement le pays, parce qu’Hollande a gagné en France ! Quelle prétention ! D’année en année, le PS avec Tanor fait de la marche arrière à vitesse supersonique. La relève, Khalifa Sall et autres, jouent à un échec politique qui risque de les noyer pour toujours.

Le quatrième grand petit parti est REWMI d’Idrissa Seck qui arrive cinquième avec 212848 voix donc 7.86% pour 6 organisations, soit une moyenne par organisation de 1.31%.

Le cinquième grand petit parti qui arrive sans alliance est le FSBDJ de Cheikh Bamba Dieye qui score à 1.93%
Clôturant les 1% avec 1.81%, arrive Cheikh Ibrahima Fall de la société civile avec moins de 6 mois de présence politique.

Puis Gadio avec 0.99%, Dieng avec 0.42%, Dia avec 0.24%, Sidibé avec 0.19%, Ndoye avec 0.17%, et Diouma avec 0.12%, en ayant le courage d’aller plus ou moins seuls sous leur propre bannière à l’élection présidentielle, ont eu un score plus qu’honorable. Au Total, près de 10% ont été reversés au second tour au second dont la formation est bien vite devenue arrogante méprisante et non reconnaissante.

Le PDS qui arrive premier au premier tour, s’est irrémédiablement engouffré dans une spirale d’implosion qui donnera une constellation de petits partis. Wait and see.
Comment dans deux enclos, réunir tous ces deux cent boucs ?
Bby était une coalition électorale dont le slogan était «  tout sauf Wade ».
Partis de gauche, de droite et du centre, tous unis dans un seul combat qui a été atteint, n’a plus sa raison d’être. Minée par les désirs inavoués, il conduit le peuple sénégalais vers des élections «  tout sauf Macky ».
Ce combat doit être mené par tous les petits partis et toutes les organisations de la société civile qui n’ont pas leur mot à dire dans la conduite des affaires de notre pays.
C’est pourquoi, il est urgent que nous nous rencontrions, nous responsables des jeunes et des femmes des divers petits partis, pour élaborer des stratégies de survie et de participation à la vie de notre Nation malgré l’ostracisme des « grands partis ».
« Oui pour une grande coalition des jeunes des petits partis ». CJPP.

Abdouaye Mballo
Secrétaire Général des jeunes du BRDS.
Président du comité d’initiative de la CJPP.
773242049




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